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Pour ce troisième volet spécial Halloween, j’ai choisi un thème (de débat) plus large afin de finir en beauté et dresser une liste de films incontournables, et donc pas incroyablement originaux, celui de la créature, du monstre. Histoire de boucler la boucle, ouverte par Slither et Feast dans la première partie, ou The Evil Dead dans la deuxième partie.

J’ai choisi de ne pas remplir cette liste de zombies ou de vampires. D’une, parce qu’ils nécessiteraient (et en feront peut-être l’objet, plus tard) leurs listes propres… Et de deux, parce que je pense que vu leur infatigable popularité, entre la dizaine de séries et de films qui couvrent les deux sujets actuellement, ça va peut-être commencer à bien faire. Enfin cinq, y’a pas d’cinq.

Par ailleurs je n’ai pas voulu jouer les poseurs en incluant tous les Frankenstein, Wolfman, Dracula, et autres Momie et Créature du Lagon Noir de la Universal des ’30s ou de la Hammer des ’60s – ou même le bestiaire de Roger Corman (tel son Humanoids From the Deep) – et la raison est simple. Parce que bien qu’ils soient des modèles du genre, qu’ils aient ou non mal vieilli, gagné en réputation, en valeur et en beauté ce qu’ils ont perdu en capacité à vraiment effrayer, à maintenir notre “suspension consentie de l’incrédulité”, cette liste n’a pour but non pas d’établir un classement des grands classiques, mais vous envoyer vers ceux qui selon moi, constituent le meilleur – avec le potentiel non négligeab’e de vous faire changer de fut’.

Ceci dit, je ferais mention honorable de cinq films…

Frankenstein (1931)
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Parce qu’une telle liste ne serait pas complète sans la créature de Frankenstein. Le plus célèbre monstre de l’histoire du cinéma, fait de morceaux de cadavres cousus les uns aux autres et réanimé par un savant fou. Si la version de la Hammer, The Curse of Frankenstein (Frankenstein s’est échappé!), et celle signée Kenneth Branagh avec Robert de Niro ont parfait le mythe, tout en modernisant la forme, il convient de leur préférer le chef d’oeuvre de James Whale, la performance de Boris Karloff, et le maquillage de Jack Pierce, qui en font, de loin, la plus célèbre itération du monstre.

Nosferatu (1922)
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Film fondateur du genre et de son propre sous-genre, précurseur d’un mythe cinématographique qui fera des émules, Nosferatu est un film à la beauté et à l’atmosphère vénéneuse, dont le charme reste encore très présent, et la mystique s’est amplifiée avec les années. La légende voulait que Max Shreck fusse un véritable vampire…

Rendez-Vous Avec La Peur (1957)
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Signé Jacques Tourneur, auteur de La Féline, un joyau du cinéma fantastique

Village Of The Damned (1960)
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Sans aucune raison apparente, un jour, un village anglais s’évanouit. L’espace de quelques heures, personne ne peut approcher de Midwich sans tomber inconscient. Lorsqu’ils se réveillent, chacune des femmes du village tombe mystérieusement enceinte et donne naissance à une progéniture étrange…  Basé sur le roman de John Wyndham, “The Midwich Cuckoos”, ce Village des Damnés prend racine dans la science fiction, mais se déploie, à mesure de scènes de plus en plus dérangeantes, dans l’horreur la plus pure.

Le film de Wolf Rilla n’est peut-être pas le plus impressionnant de la liste (je vous renvoie à l’introduction) mais a néanmoins conservé un aspect creepy as f*ck, que son charme quelque peu désuet est parvenu à rendre encore plus déstabilisant. Ainsi, jamais vraiment le spectateur ne s’habitue à la présence à l’image de ces bambins aux cheveux blancs…

Gojira (1954)
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Godzilla est l’un des premiers “vieux” films que j’ai vu enfant, et c’était assez difficile de ne pas voir sous ce costume en caoutchouc les tares d’un cinéma d’exploitation débrouillard et merveilleux. Voir notre “Roi des Monstres” niveler Tokyo par le vide, détruire immeubles, maisons, voitures et passants, ou plus tard, combattre Mothra, Ghidorah et même King Kong est surtout divertissant avant d’être flippant. Car à l’instar du récent remake (propre) de Gareth Evans, Godzilla est une entité titanesque autant qu’un protagoniste sympathique. Renvoyant l’homme à l’état de fourmi, terrassant le moindre obstacle; un monstre antédiluvien, lui rappelant que ses actions ont des conséquences parfois catastrophiques, tout en le sauvant de son sort, et absolvant ses fautes.

Alors bien que ce film ne soit pas aussi terrifiant que certains succédanés, tel Cloverfield ou Monsters, je ne pouvais simplement pas faire une liste des meilleurs films de monstres, et oublier le Godzilla de Ishirô Honda.

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Ceux qui suivent Agents of S.H.I.E.L.D. ont eu droit hier soir à ce trailer fort sympathique ma foi, alors qu’au même moment, Marvel, en la personne de Kevin Feige, annonçait les plans pour sa phase 3 : View full article »

Le documentaire de Joshua Oppenheimer, The Act of Killing, était une claque magistrale, saluée par la critique, nominée aux oscars, dont j’ai vainement essayé de faire la promotion auprès de mes amis et des lecteurs de ce site, et a une suite. The Look of Silence, dont voici la bande-annonce, se place cette fois non plus du côté des bourreaux, mais des victimes, et bien que c’était justement le concept du premier qui s’avérait payant -une plongée vertigineuse dans les mécanismes psychologiques régissant l’acte génocide – cette suite, plus banale sur le papier, n’en devient que plus intrigante.

The Look of Silence revient sur ces atrocités survenues en Indonesie dans les années 60 et fait la lumière sur ces hommes et ces femmes qui ont perdu un père, une mère, un frère, un ami, qui parlent de ceux qui sont mort, qui ont été massacrés, torturés. Oppenheimer avait d’abord choisi de parler d’eux, avant de réaliser que si les victimes se taisaient, les assassins, eux, s’ouvraient volontiers, et il était donc pour le réalisateur américain, plus facile de documenter leur point de vue. Pour Oppenheimer cette fois, il s’agit de ré-ouvrir ces blessures et de dire ce qui auparavant (avant The Act of Killing peut-être) ne pouvait être dit, dans The Look of Silence.

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Gone Girl est à peine sorti, qu’il est en train de gagner le cœur des critiques, chacun semblant s’accorder sur le fait que, malgré ce que l’on peut penser du film en lui-même, ou de David Fincher, c’est un film dont on peut dire pas mal de choses, un film qui marque.

Tony Zhou, qui a déjà signé quelques vidéos ludiques, notamment autour de l’Art du Silence chez Scorsese, du montage chez Satoshi Kon, ou du plan-séquence chez Spielberg, de la comédie visuelle chez Edgar Wright ou encore de la question du style chez Michael Bay, s’est donc intéressé au réalisateur de Zodiac, Seven, Fight Club et The Social Network et nous présente son dernier essai : David Fincher – And The Other Way Is Wrong.

Inherent Vice – Trailer

Il en aura fallu du temps pour découvrir cette bande-annonce, et de même, il aura fallu pas mal de temps pour que ce film se fasse.

Back in 2010, Paul Thomas Anderson manifestait son souhait d’adapter “Inherent Vice” de Thomas Pynchon avec pourquoi pas Robert Downey Jr. dans le rôle du ‘pothead’ et détective privé Larry “Doc” Sportello. En 2011, le cinéaste cherchait des financements pour produire et celui-ci et The Master. Et en 2012, alors que sortait ce dernier, Anderson s’attaquait au script du premier. Robert Downey Jr. laissait sa place à Joaquin Phoenix, et c’est Warner Bros. et non Anapurna Pictures – et Megan Ellison – qui se chargerait de financer le film, et bien que PTA espérait commencer le tournage début 2013, cela a facilité pas mal de choses, et permis d’aligner assez vite Benicio Del Toro, Owen Wilson, Reese Witherspoon, Jena Malone, Martin Short ou Michael K. Williams, puis Katherine Waterston, Sean Penn, et Josh Brolin, ainsi que Maya Rudolph, compagne de PTA.

A première vue, le ton est nettement plus léger que ses derniers films, et rappelle davantage Boogie Nights ou le Big Lebowski des frères Coen, et d’après l’interview de PTA donnée au The New York Times, il rappellera aussi les Y-a-t-il Un Pilote Dans L’Avion? et Top Secret! des Z.A.Z. Ça promet…

le synopsis d’Inherent Vice :

It’s been awhile since Doc Sportello has seen his ex-girlfriend.  Suddenly out of nowhere she shows up with a story about a plot to kidnap a billionaire land developer whom she just happens to be in love with. Easy for her to say.  It’s the tail end of the psychedelic sixties in L.A., and Doc knows that “love” is another of those words going around at the moment, like “trip” or “groovy,” except that this one usually leads to trouble. Despite which he soon finds himself drawn into a bizarre tangle of motives and passions whose cast of characters includes surfers, hustlers, dopers and rockers, a murderous loan shark, a tenor sax player working undercover, an ex-con with a swastika tattoo and a fondness for Ethel Merman, and a mysterious entity known as the Golden Fang, which may only be a tax dodge set up by some dentists. [Book Browse]

Cela fera bientôt 40 ans que la petite ville de Texarkana a été la proie du Phantom Killer dans le film de Charles B. Pierce, The Town That Dreaded Sundown, et c’est au réalisateur Alfonso Gomez-Rejon et aux producteurs Jason Blum et Ryan Murphy que l’on doit son retour.

Ceux qui voue au film de 1976 un certain culte sont en droit de douter du bien-fondé de l’entreprise, surtout lorsque cette suite arrive quatre décennies plus tard. Or, dans le genre série b, cette bande-annonce ne fonctionne pas trop mal, jouant justement sur ce hiatus, et partant, du fait divers devenant légende urbaine.

Le film fera le tour des festivals avant de débarquer en salles le 16 Octobre aux États-Unis.

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