Archive pour octobre, 2009


Ça ressemble toujours à ces films de jeu vidéo, et l’histoire semble aussi naïve que le teaser le faisait sentir. Reste que les images sont superbes, même si ça sent le dessin-animé Disney dopé aux effets spéciaux et à la 3D

Parce que Matt Damon est énorme (vérifié) il n’est pas surprenant de le voir dans deux bandes-annonces le même jour. Green Zone est réalisé par Paul Greengrass avec qui Damon a déjà collaboré dans La Mort Dans La Peau et La Vengeance Dans La Peau, et raconte l’histoire d’agents de la CIA sur la piste d’Armes de Destruction Massive et d’un correspondant étranger qui suit leur mission. En plus de Damon, on retrouvera Greg Kinnear, qui depuis Little Miss Sunshine ne s’est pas fait remarquer (en même temps il ne s’était pas fait remarquer après As Good As It Gets…) mais aussi Amy Ryan, de The Wire et The Office.

Enfin, parce qu’elle s’est faite attendre voici la bande-annonce du prochain Eastwood. Ça l’air vraiment pas mal, et étant donné la propension de Clint à faire d’excellents films, Invictus a un sacré potentiel, et est oscarisable d’office.

Collapse – Trailer

Le truc qui va suivre va vous submerger de joie et de bonheur, car il s’agit du truc le plus glorieux jamais pensé par l’homme, le mélange le plus incroyable depuis le hot dog au foie gras, Batman et Neil Patrick Harris.

Cartoon Network a une série d’animation intitulée Batman : The Brave And The Bold, qui est bien moins sombre que l’ancienne série Batman – dont j’ai vanté la magnificence du générique la semaine dernière – et un peu plus light que la série La Ligue des Justiciers qui voit s’affronter les pires gredins contre Batman et quelques uns des superhéros de DC Comics (Superman, Aquaman, WonderWoman…) et dont un des épisodes, “Mayem of The Music Meister” a pour villain un enfoiré qui contrôle les gens par le biais de la musique, et qui est doublé par NPH.

Pour ceux qui se rappellent du kitchissime Bat-Man avec Adam West, et pour ceux qui ont vu le sensationnel Dr. Horrible‘s Sing-along Blog de Joss Whedon, et pour ceux qui ont la nostalgie du graphisme de la série Batman, vous êtes servis :

Neil Patrick Harris… Je t’aime…

Un générique est parfois plus qu’un simple enchainement de plans de la saison posé sur une zique un peu sympa. Très souvent il est ce qui va réveiller un sentiment d’habitude, et surtout installer l’ambiance d’une série, et ainsi préparer le spectateur. Depuis quelques années il s’est, comme au cinéma, hissé vers des sommets. Clairement, les génériques inoubliables servent les séries incontournables.
Libre à vous de pointer ceux que j’aurais oublié, ou objecter sur la hiérarchie, quoiqu’il en soit, voici mon top 30, en commençant par les classiques de la série ’80s. Le montage est presque toujours le même. Le cas d’école.

30. MacGuyver

29. Magnum P.I.

28. 21 Jump Street

Fuck yeah!

27. Friends

Parce que, bien sur qu’il doit faire partie de la liste, même si il est tout sauf original, c’est un parangon du générique de sitcom.

26. Miami Vice

Deux Flics à Miami est un cas à part, car bien qu’il soit incontestablement proche des précédents, le montage se veut plus docu-fiction, et cherche à restituer l’atmosphère de la métropole tropicale. Miami Vice a beau avoir été une série de merde, son générique marque un tournant pour cette symbiose parfaite entre les images, les titres, et le thème… de quoi donner envie de plonger son nez dans une montagne de coke !

25. The Fresh Prince of Bel-Air

Will Smith en rappeur sympa dans une sitcom culte. Les années 90 résumées en un clip.

24. Huff

Le genre de générique qui vous donne le ton, passant par la dérision, l’angoisse, la mélancolie, le désespoir et l’agression.

23. Doctor Who

Awesome.

22. 30 Rock

Alec Baldwin is God, et rien ne le souligne davantage que cet énergique clip qui a le don de résumer l’esprit absurde et barré de la série en moins de 20 secondes, et de mettre n’importe quel spectateur dans le bain.

21. Samurai Champloo

Le ton anachronique de l’autre série de Shin’chiro Watanabe, qui mélange Japon féodal et culture hip hop, est donné dès ce générique hallucinant. Un petit chef d’œuvre.

20. Tenkuu No Escaflowne

Vieillot, un peu. Mélo, peut-être. Éblouissant, assurément pour ceux qui ont vécu l’expérience Vision d’Escaflowne et qui ne peuvent qu’être touchés par la musique et la voix de Yoko Kanno.

19. Le Prisonnier

Accusant les 2 minutes 10 au compteur, c’est l’un des plus longs, mais à l’image de la série, simplement révolutionnaire.

18. Star Trek

En un mot. Culte.
Galvaudé ? C’est à cause de cette série que l’adjectif “culte” a été inventé [citations à vérifier].

17. Rescue Me

Le contraste entre le titre bourrin des Von Bondies et les images poisseuses et déprimées du New York de Tommy Gavin ne retransmet pas seulement à la perfection l’atmosphère de la série, mais donne aussi un sacré coup de fouet avant chaque épisode.

16. Band Of Brothers

Alors oui, techniquement, c’est une minisérie, c’était ça ou Lost dans la catégorie borderline acceptab’es.

15. Deadwood

Une série dont on regrettera longtemps la disparition, mais que ce générique, crasseux et sanglant, nous empêchera d’oublier de sitôt.

14. Carnivale

Un thème morne et sombre, associé à un visuel sublime, qui met génialement en relief le contexte historique et mythologique de l’histoire de la série, et son ambiance ténébreuse et fantastique.

13. Six Feet under

Pastel, glauque, aérien, morbide, ironique, triste et drôle tout à la fois. Magnifique.

12. John From Cincinnatti

11. Friday Night Lights


Je dois… m’efforcer… d’arriver à la fin de ce générique sans… verser une putain d’larme. Bouleversifiant, comme la série.

10. The Simpsons

09. X Files

Comment faire plus mythique que la musique de Mark Snow, posée sur ces images ésotériques compilées autour de Mulder et Scully, et conclues sur la célèbre énigme, La Vérité Est Ailleurs ?

08. Mad Men

Hypnotique et stylisé, évocateur de cette atmosphère fantomatique et ce soupçon d’humour qui définissent la série.

07. Twin Peaks

Les images, sous leur apparente banalité, ont quelque chose de bizarre. Mais c’est définitivement le morceau de Angelo Badalamenti qui achève de nous faire bader avant même d’avoir vu de quoi l’épisode retourne.

06. Dexter

Une merveille d’humour noir. La photo est somptueuse, l’acteur est parfait. Un modèle du genre.

05. The Wire

La PLUS-GRANDE-SERIE-DE-TOUS-LES-TEMPS a eu 5 saisons, et autant de génériques – et de reprises de “Way Down In The Hole” – donc s’il faut choisir, autant opter pour Tom Waits. Et comme la série elle-même, le montage est intelligent, limpide, efficace et juste. Un générique parfait.

04. Batman – The Animated Series

L’impression Proustienne éveillant des effluves du chocolat chaud qui accompagnait cette série mythique dans mon enfance, n’y est pour rien en revanche dans le fait que les images et la musique sont tellement puissantes qu’on se passe de titre.

03. Cowboy Bebop

Comment faire mieux que cette fantasmagorie visuelle et musicale pour démarrer avec panache chacun des 23 épisodes de ce qui est, beaucoup en conviendront, la meilleure série d’animation de tous les temps.

02. The Sopranos

… Qu’ajouter de plus ? Le cigare, la baguouze, la gourmette, le New Jersey Turnpike. Si peu est raconté (ce qui est génial en soi) et tout est dit sur Tony Soprano.

01. True Blood

Le générique de la série vampirique d’Alan Ball l’emporte sans conteste sur ses camarades, malgré à peine deux ans d’ancienneté et ses très gros défauts. Un patchwork satirique de symbolique folk, religieuse et érotique, agencé à une chanson entêtante au possible, qui transpire la luxure. Organique.

Jackie Earle Haley-Sinestro

Premièrement, et c’est une nouvelle qu’elle est bonne, Jackie Earle Haley, le nouveau Freddy dans le remake à venir, affrontera Ryan Reynolds dans l’adaptation par Martin Campbell de The Green Lantern, puisqu’il sera Sinestro, un villain d’origine extra-terrestre (c’est pour ça la face violette), sorte d’ange déchu, puisque viré du Corps des Green Lantern – qui est en gros une organisation intergalactique chargée de protéger l’univers – après quelques décisions inconsidérées qui seront indubitablement racontées dans le film.

C’est plutôt malin de confier à un tel acteur le rôle de Sinestro, qui est physiquement surhumain, mais psychologiquement plus complexe que disons, Destro dans GI Joe, même si leurs noms se ressemblent. Le film, d’heure en heure, avec Martin Campbell – réalisateur de deux des meilleurs James Bond à ce jour, GoldenEye et Casino Royale -, Reynolds et maintenant Haley, s’avère bien meilleur qu’il n’en a l’air. Et je ne parle pas de ce ‘fan-art’ qui n’est en aucun cas une photo promo :

green_lantern_ryan_reynolds_fan_art

Ryan Reynolds, on le sait maintenant depuis un moment, interprètera Hal Jordan, le Green Lantern, un terrien assigné à la protection du secteur 2814, une partie de l’univers (où se trouve la Terre), armé pour cela d’un anneau qui lui donne un pouvoir inconsidérable, puisqu’il n’a que l’imagination et la volonté de son possesseur comme limite à sa puissance et à ses possibilités. L’anneau est donné à Hal Jordan par Abin Sur, un extraterrestre, ancien Green Lantern, avant qu’il ne meure.

Robert De Niro

Deuxièmement, il a été paru dans l’édition allemande de GQ, qu’au casting du Thor de Kenneth Branagh viennent de s’ajouter et Jude Law et Robert de Niro. On peut s’en étonner, mais aussi prendre cette “nouvelle” avec des pincettes. En même temps, de Niro a prouvé qu’il en est à un stade de sa carrière où plus rien n’a d’importance. Il joue dans Machete, qui s’annonce quand même comme une série B foutraque et violente, alors pourquoi pas dans un film de super-héros réalisé par un acteur-réalisateur sérieux et réputé.

thor

Edge of Darkness – Trailer

Mel Gibson est un enfoiré de connard antisémite.

Est-ce une raison pour ne pas aller voir ce film ? Par ailleurs réalisé par Martin Campbell, à qui l’on doit Casino Royale, ça a l’air pas mal dans le genre je-vais-me-venger-de-ceux-qui-ont-tué/enlevé-ma-(insérer membre de la famille)-en-leur-pétant-la-gueule (Taken) ou en-les-tuant-un-par-un (Death Sentence et bien sûr Death Wish). Et puis il y a Ray Winstone et Danny Huston, qui ont un don pour jouer les pires salopards. The Edge Of Darkness raconte l’histoire d’un ex-flic qui voit sa fille se faire tuer sous ses y… Attendez, c’était pas un NINJA là ?!

Mais je pose très sérieusement la question. Dans quelle mesure les conneries dites ou faites par un personnage public, et un artiste, entachent son œuvre, et son talent.

Mel Gibson est un enfoiré de connard antisémite, mais je l’ai adoré dans Road Warrior, L’Arme Fatale, Payback et Braveheart.
Roman Polanski est peut-être un pédophile doublé d’un violeur, mais je suis susceptible d’aimer son prochain film comme j’ai aimé Le Pianiste, Rosemary’s Baby, Repulsion, Le Locataire ou Chinatown.
Tom Cruise est peut-être un taré de scientologue, voire un homosexuel refoulé, mais qu’est-ce qu’on en a à foutre en regard de sa filmographie, il était énorme dans Mission Impossible et Minority Report, et même immense dans Magnolia.

C’est tout c’que j’voulais dire.

Sylvester Stallone, Bruce Willis, Mickey Rourke, Eric Roberts, Forest Whitaker, Jet Li, Jason Statham et Dolph Lundgren dans un même film ? Il y a des années de ça, vous l’auriez pas cru, et pourtant, voici venir The Expendables, dont la date de sortie est prévue pour l’été 2010 (le 20 Août aux USA) et la première bande-annonce nous est enfin révélée.

Putain ce que ça a l’air con. Et par là même totalement jouissif, nous ramenant directement dans les années 80, où le cinéma d’action s’illustrait par sa violence gratuite, ses scénarios insensés, et ses personnages cartoonesques et bodybuildés, et non pas par une foultitude d’effets spéciaux, des scènes d’action lissées, et une violence graphique aseptisée. Il y a des explosions, des gunfights, une scène de combat entre Jet Li et Dolph Lundgren, Jason Statham torse nu et Rourke sur une moto !

On dirait une fusion de Commando, de Demolition Man et de Rambo 4, ce qui est complètement génial.

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