Le site Cinéma Teaser suit de très très près le travail du monteur Kees van Dijkhuizen, qui livre en fin d’année un montage stylé récapitulant en musique l’année de cinéma venant de s’écouler. Il y avait déjà eu son CINEMA 2009, et son CINEMA 2010, entre-temps, une série intitulée “The Films Of… ” dont chaque volet est consacré à un cinéaste (Nolan, Spielberg, Scott, Burton ou Fincher), et voici donc enfin son CINEMA 2011.
Archive pour décembre, 2011
Le voici, le voila. et permettez-moi de dire : holy shitsnacks ! View full article »
Cette année aura vu prédominer la sitcom, et malgré ce que le New York Times affirme, l’âge d’or de la série télé n’est pas tout à fait fini, et ces 15 exemples (que je vous invite fortement à découvrir… en cliquant où il faut) suffisent à le prouver.
J’imagine que je devrais être excité… Mais Peter Jackson m’a plus souvent déçu qu’il ne m’a ébloui. Je vais plutôt me remater la bande-annonce de TDKR, et essayer de voir si le collier de perles de Selina Kyle est bien le même que celui de la daronne de Bruce. Et avant de vous énerver parce que j’ose toucher à un réalisateur qui à la patte un peu lourde sur les effets spéciaux et un peu légère sur les personnages et la psychologie (*hum*lovelybones*hum*), permettez-moi d’être sceptique… Et mettez un coup de ventoline.
Quelques instants après la bande-annonce de The Dark Knight Rises, et quelques jours après le poster du film, voici donc une bande-annonce de la bande-annonce (?) officielle de Prometheus, qui sera visible dans 3 jours. La Fox semble vouloir insister pour que l’on sache que Prometheus est un truc de ouf-malade, et que Ridley Scott est aux commandes, et qu’il est content de refaire de la SF. Bref, ce montage de deux minutes de micro making-of et des images de film, je dois bien l’avouer, titille ma curiosité. Curiosité emprunte de circonspection. Ridley Scott se la joue un peu, car même s’il produit The Good Wife, ça ne fait pas oublier son Robin des Bois… View full article »
Après le bootleg imbitab’e du prologue de 6 minutes, et les rumeurs incessantes que l’on préfère ignorer, cette bande-annonce fait ce qu’une bande-annonce sait faire de mieux : promettre sans rien dévoiler. Et à en juger par ces images, cette bande-son, on peut tous s’accorder sur le fait que cette “épique conclusion” promet…
Dimanche soir, sur Showtime (aujourd’hui pour nous) en “back-to-back”, Dexter et Homeland ont achevé leurs saisons respectives, et clairement, il ne pourrait pas y avoir de plus grande disparité. Homeland a été une tuerie, Dexter, une déception, qui ne se rattrape même pas dans son final – à l’inverse d’un Sons of Anarchy qui fout une très bonne saison en l’air avec un final bidon, malhonnête et incohérent.
Cette sixième saison de Dexter, pour ceux qui ont un cerveau en bon état de marche et un minimum de sens critique, aura été catastrophique. Pour beaucoup de fans, la série a commencé à péricliter depuis la cinquième saison, probablement via une évidente comparaison avec la précédente. Pour ma part si d’un côté l’intrigue sentimentale entre Dex’ et Lumen était captivante, l’intrigue Jordan Chase… suçait des culs il est vrai. Cette nouvelle saison n’a donc pas démarré sous les meilleurs auspices, et les scénaristes n’ont pas fait grand chose pour nous rassurer.
En effet, non contents de poser tranquillement la thèse (toujours idiote pour une série qui dure depuis un moment, telle que 24) que Miami est définitivement le repaire des tueurs en série les plus imaginatifs, et de nous resservir la même intrigue que précédemment, véritable didacticiel de comment-Dexter-parvient-à-liquider-le méchant-de-la-saison; les scénaristes se sont véritablement amusés à faire couler dans les tréfonds de la connerie une série autrefois si ingénieuse. Premier incident de parcours, (toujours pour ceux qui regardent une série en se posant des questions et non en faisant la vaisselle ou à moitié endormi) le twist téléphoné et mille fois vu depuis Fight Club du dédoublement de personnalité. Le truc aurait pu être malin, et durer un temps avant le pot-aux-roses (première fois que j’utilise cette expression), mais non, et allez que j’en rajoute, et vas-y que je disparais derrière un mur. Dexter met une plombe à le comprendre, et l’intrigue patauge pendant trois épisodes où absolument rien n’avance, quand ça n’est pas dix où elle fait semblant de faire avancer l’enquête. Car avoir recours à ce genre d’effet dramatique pose le problème de modifier un univers que l’on croit être le notre et le transformer en un univers cartoonesque, où les héros se font prendre au piège comme si leurs facultés intellectuelles étaient subordonnées aux rebondissements et développement de l’intrigue. Dexter aura en effet multiplié les conneries cette saison, entre son coup de téléphone passé avec son portable à la police pour prévenir de la menace du Wormwood, sa venue au spectacle de son fiston en “tenue de travail” et son incapacité à déceler rapidement les sentiments de sa sœur et la folie de Travis, ça ne concorde plus trop avec ses astuces et ses mensonges, et conséquemment entame la consistance du perso.
La série ne s’est jamais vraiment prise au sérieux, c’est en tout cas ainsi que je le conçois, puisqu’il s’agit d’une série qui, vis-à-vis de son sujet, pourrait emprunter le ton d’un Breaking Bad, mais lui préfère celui d’un True Blood (don’t fucking get me started on True Blood.) Mais malgré tout, c’est tout de même une série qui traitait ses personnages avec respect, et la psyché d’un serial-killer avec originalité, entre alter-egos, âmes-sœurs, élèves et mentors. C’est d’ailleurs dans ces instances que Dexter a toujours brillé, et de ce point de vue, la saison avait pourtant bien commencé. Le thème religieux renvoyant à sa relation avec son fils, puis la relation entre le professeur Gellar et son acolyte résonnant avec sa propre relation avec son père, tout ceci concordant, sous l’influence du personnage de Brother Sam, pour mettre Dexter face à ses démons, son Dark Passenger, avec qui il co-existe depuis peut-être trop longtemps. Les scénaristes là encore font montre de leur incompétence, en faisant disparaitre le personnage superbement incarné par Mos Def, foutant du même coup en l’air toute introspection chez notre héros; et en déconnectant le couple Travis/Gellar, ils excluent de fait Dexter de l’équation pour traiter de façon risible le concept de religion, mais surtout pour donner naissance au pire méchant de l’histoire de la série télé, jamais crédible, jamais menaçant, même en usant des pires artifices estampillés années 90 : pratique, je menace le bébé vu qu’je suis pas chaud pour une confrontation physique. Il est enfin confondant que sa relation avec sa reus, qui a toujours été au centre de l’histoire, et surtout leur inévitable affrontement – pointant à mesure que Deb ait fait la démonstration de ses facultés d’enquêtrice, quoique aveugle quant à l’attitude suspecte de son frère – soit si longtemps décalée.
Ce qui m’amène à l’autre gros dossier de cette saison. Loin d’être contre l’idée d’adresser la tension sexuelle entre Dex et Deb – Michael C. Hall et Jennifer Carpenter prouvent dans les derniers épisodes qu’il existe une réelle alchimie entre eux (à se demander s’ils n’ont pas rompu sciemment) – c’est encore une fois dans l’exécution que les scénaristes se sont lamentablement planté cette saison. Si cette idée avait germé dans les saisons précédentes, cette intrigue sentimentale aurait pu fonctionner – Rita n’est pas morte assez vite (son personnage n’avait plus aucun intérêt après la saison 2) et Deb s’est embarquée dans beaucoup trop d’histoires dysfonctionnelles – elle en devient du coup aussi stupide que désespérée. Telle une Rachel et un Joey. Une insulte à notre intelligence et notre fidélité. N’évitant aucun écueil (la psy, le rêve), l’histoire est bâclée, et qui plus est forcée. Alors bien sur, si le twist de l’épisode final est plutôt convaincant au premier abord, et même vraiment démentiel, avec un peu de recul, il jure par le fait qu’il soit, comme le reste de cette intrigue, assené. Si on peut espérer que ce cliffhanger permette de revitaliser un peu la série, et mette en place de nouvelles et excitantes dynamiques, on est en droit de se demander, car cette saison n’aura auguré que du pire, quelle gueule auront les deux dernières saisons…
Les films de Fincher, que l’ont peut considérer à juste titre comme l’un des réalisateurs les plus influents et talentueux de sa génération, sont souvent attendus avec anticipation. The Social Network, lorsqu’il n’en était qu’à l’état d’idée sous le titre de Facebook Movie, a eu beau faire le buzz considéré comme une sale tentative d’Hollywood de ramasser sur ce qui est à la mode, il aura suffit du nom de Fincher, et celui de Sorkin, pour que le projet suscite l’intérêt, à raison.
Outre ce qui devait normalement être le projet suivant The Girl With The Dragon Tatoo, le 20,000 Lieues Sous Les Mers en 3D, qu’Andrew Kevin Walker, son scénariste de Seven, est en train de réécrire après un premier jet signé Scott Z. Burns – pas surprenant de la part d’un perfectionniste tel que Fincher – ou encore le Cleopatra avec Angelina Jolie, adapté du Pulitzer de Stacy Schiff, le cinéaste doit retrouver l’acteur Kevin Spacey pour la série intitulée House of Cards.
Basée sur le roman de Michael Dobbs – et déjà adaptée en Angleterre en mini-série – House of Cards est un thriller politique qui traite d’ambition et de chantage. Fincher réalisera le pilote écrit par Beau Willimon (The Ides of March), et Kevin Spacey ainsi que Robin Wright en seront les vedettes. C’est Netflix, LE service de vidéo à la demande aux États-Unis, qui diffusera la série.
***
Steven Zaillian, le scénariste illustre de La Liste de Schindler, Gangs of New York, mais aussi des buzzesques Moneyball et The Girl With The Dragon Tatoo, est considéré comme l’un des meilleurs travaillant à Hollywood, et a par ailleurs parfois mis la casquette de réal’, dernièrement pour All The King’s Men (2006). Zaillian, détenteur des droits du film de Nacho Vigalongo, Cronocrimines, a émis l’envie d’en réaliser le remake, qu’il souhaiterait tourner dans un budget limité, afin de coller à l’esprit du film. Ce qui est une bonne idée en ces temps de crise n’a selon moi absolument aucun intérêt si il se cantonne à une relecture trait pour trait du materiau original pour en faire un film sans prétention, le film de Vigalondo l’étant déjà, ce qui ne l’empêche pas d’être une tuerie. Je comprends que Zaillian, qui sait – il le dit lui-même – que tout réside dans l’idée simple du film, veuille respecter l’atmosphère presque banale du film. Mais aussi bizarre que ça puisse paraître (à moi principalement), j’en viendrais à préférer une version minorityreportienne du film, sans quoi ce remake est plus inutile encore que le remake ne l’est à la base.
***
Pour conclure, voici l’affiche du prochain Cronenberg (A Dangerous Method c’est déjà de l’histoire ancienne) et l’absence de RobPatz sur l’affiche est bienvenue.
Désolé pour le retard, mais cette bande-annonce, comme l’affiche qui la précède, semble si fausse que je me suis tâté avant de la faire paraitre. Au final ce teaser ne semble être qu’un prétexte pour rappeler à son cœur de cible qui est-ce qui joue dans le film, au cas où l’abus de stéroïdes et de développé-couché aurait altéré leur capacité mémorielles.
J’avoue que l’image de Norris est glorieuse, mais c’est ailleurs que dans cette bande-annonce, ou l’affiche photoshopée par Stallone sur son Packard Bell, que se trouve la substantifique moelle qui définit ce n’importe-quoi cinématographique si réjouissant. Je veux parler du fantastique synopsis du film, qui vaut à lui seul, par l’abondance de phrases clichées, et le déluge de trucs éculés – et que votre serviteur s’est fait un plaisir de traduire – l’existence même de cette suite tant attendue.
“Cette fois ci, c’est personnel ! Barney Ross (Sylvester Stallone), Lee Christmas (Lee Statham), Yin Yang (Jet Li), Gunnar Jensen (Dolph Lundgren), Toll Road (Randy Couture) et Hale Caesar (Terry Crews) — et les p’tits nouveaux Billy the Kid (Liam Hemsworth) et Maggie (Yu Nan) — sont réunis quand Mr. Church (Bruce Willis) engage Barney et sa troupe de mercenaires old-school pour ce qui semble n’être qu’une simple mission. Mais quand les choses tournent mal et que l’un des leurs est tué, les Expendables sont poussés à réclamer vengeance en territoire hostile. Déterminés à faire payer la monnaie de leur pièce aux responsables, le crew se fraie un chemin de destruction parmi leurs opposants, ne laissant que désolation derrière eux, et contrecarrent un danger inattendu — trois kilos de plutonium; suffisant pour changer la balance du pouvoir dans le monde. Mais ça n’est rien comparé au châtiment qu’ils réservent à leur adversaire, qui a sauvagement assassiné leur frère d’arme. Ce sera fait à la manière des Expendables…” – [Collider]
Amurikka, FUCK YEAH !
















