
Dimanche dernier marquait la fin de la saison 2 de The Walking Dead, et si beaucoup de personnages, dans l’histoire de la série télé, inspire la haine et le dégout, tout en desservant l’intrigue avec brio, aucun personnage n’arrive à la cheville de celui qui fermera cette liste.
Toute série télé comporte au moins un personnage qu’un certain nombre de spectateurs va profondément haïr, plus que de raison. Bon nombre d’entre eux appartiennent à ce que l’on qualifie couramment de “showblockers” : Ted Mosby, Dawn Summers, Kenneth Parcell, Kate Austen, Lisa Kimmel Fisher, Janice Soprano, Lauren Reed ou encore Ziggy Sobotka… La plupart d’entre eux ne sont pas assez énervants pour figurer sur cette liste, ou/et sont des personnages que nous prenons plaisir à haïr, à l’instar d’un J.R. Ewing, d’un Pete Campbell, d’un Gaius Baltar ou d’un Joffrey Baratheon. Mais qu’ils soient d’immondes magnats du pétrole, d’infâmes traîtres sympathiques, de détestables pestes ou de sale petits pédés assoiffés de pouvoir, ces individus ont de réelles personnalités, une réelle motivation, et dans le cas de Baltar, peuvent finir par être le personnage le plus fascinant d’une série, quand chacun de ces individus a un intérêt relatif dans l’histoire, relatif dans le sens où n’importe quel élément dans une série (à l’inverse d’un film) est remplaçable, interchangeable. Le danger est de caster un acteur particulièrement antipathique et non seulement de ruiner son personnage pour toujours, mais d’entacher la carrière de l’acteur. L’autre danger est de glisser subtilement dans une haine bien plus puissante, de l’ordre de l’aberration, parce qu’elle tient davantage des faiblesses de l’écriture que de celles de l’acteur. View full article »