Category: Films


The Campaign – Trailer

Il y a une semaine de cela un premier teaser du film, composé de deux fausses vidéos de campagne, m’avait déjà horriblement refroidi par leur absence totale de drôlerie. Que Jay Roach soit associé au film ne m’avait pourtant pas alarmé, et je préférais laisser à Vince Mancini le soin d’associer l’horrible Dinner For Schmucks avec celui-ci, et me rappeler que Roach fut aussi le réalisateur de Austin Powers, et oublier qu’il a aussi réalisé la série des Mon Beau-Père et Moi.

J’imagine que c’est là que réside mon erreur.

Si le charme et la connerie du duo Galifianakis-Ferrell est présente, cette bande-annonce est, à l’instar du teaser suscité, pas drôle. Juste, pas drôle. Avec le recul, on pouvait se douter qu’un mec capable de pourrir la filmographie de Robert de Niro et de Ben Stiller, mais surtout foutre en l’air un film avec Paul Rudd, Steve Carell, Zach Galifianakis et Jemaine Clement, a la capacité d’en faire de même avec un Zach Galifianakis nous rejouant plus ou moins Seth Galifianakis (le truc le moins drôle de son ‘special’) et Will Ferrell imitant George W Bush (un sketch vieux de 10 berges), et la présence de Jason Sudeikis et Dylan McDermott, Dan Acroyd, Brian Cox et John Lithgow n’y change rien.

Je pense que vous pouvez d’ores et déjà le rayer de la liste des films à voir cette année.

Gangster Squad – Trailer

Si le décevant 30 Minutes or Less, et les propos tenus par le réalisateur Ruben Fleischer à son sujet, avaient de quoi laisser penser que son détonnant Zombieland était ce qu’il conviendrait d’appeler un coup de chance, la bande-annonce de son Gangster Squad (que j’ai inclu dans ma liste des films les plus attendus de 2012, mon amour pour Baby Goose, et Josh Brolin, et Giovanni Ribisi, et Emma Stone, y étant pour beaucoup) annonce quelque chose de plutôt énorme, et semble plus tenir de L.A. Confidential que de Public Enemies, if you know what I mean… View full article »

Killer Joe, le dernier film de William Friedkin (French Connection, The Exorcist, To Live and Die In LA) a fait son avant-première au TIFF (Festival du Film International de Toronto) l’an dernier avant qu’il ne soit jugé NC-17 par le MPAA. Ce qui tend à m’enthousiasmer.

When 22-year-old Chris (Emile Hirsch) finds himself in debt to a drug lord, he hires a hit man to dispatch his mother, whose $50,000 life insurance policy benefits his sister Dottie (Juno Temple). Chris finds Joe Cooper (Matthew McConaughey), a creepy, crazy Dallas cop who moonlights as a contract killer. When Chris can’t pay Joe upfront, Joe sets his sight on Dottie as collateral for the job. The contract killer and his hostage develop an unusual bond. Like from a modern-day, twisted fairy tale, “Killer Joe” Cooper becomes the prince to Dottie’s Cinderella. Based on the play by Pulitzer and Tony Award winner Tracy Letts, stars Emile Hirsch, Matthew McConaughey, Juno Temple, Thomas Hayden Church, and Gina Gershon. [Apple]

Ce serait la fin du film qui apparemment serait la raison principale de l’interdiction aux moins de 17 ans (-16 en Fance). [JoBlo]

Car il assez difficile d’en juger au vu de la bande-annonce, si ce n’est que les américains ne veulent peut-être pas soumettre aux yeux de leurs chérubins Juno Temple et Gina Gershon “trafiquant du raisin”. Reste que les critiques sont très positives, et peut-être s’agit-il pour McConaughey d’une renaissance, après sa performance dans l’excellent The Lincoln Lawyer. View full article »

Argo – Trailer

Argo, qui est donc la troisième réalisation de Ben Affleck (vous vous souvenez quand Ben Affleck était juste un acteur de merde ?), raconte l’histoire (vraie!) d’une mission de la CIA visant à faire poser des agents pour des producteurs canadiens à la recherche de lieux de tournage pour un film de SF afin de sauver des diplomates américains détenus en Iran après la révolution iranienne. Entre ce résumé surréaliste et un casting composé de Bryan Cranston, John Goodman et Alan Arkin, mais aussi Victor Garber, Željko Ivanek et Kyle Chandler, autant dire que le film est attendu au tournant, car après Gone Baby Gone et The Town, Argo confirmerait Affleck comme un très bon.

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The Avengers

Avengers était un projet vraiment particulier. L’idée de réunir dans un même film une galerie de personnages issus de précédents métrages qui appartiennent certes à l’univers Marvel, mais possèdent leur ton et style propres (ainsi que leur défauts : le ridicule pointant parfois dans Captain America, le grotesque de Thor, le n’importe quoi de Hulk et Incredible Hulk, et le brouillon de Iron Man 2) afin de raconter une histoire cohérente et compréhensible, tenait on en conviendra aisément de la gageure. A cela s’ajoutait un réalisateur que beaucoup pouvaient considérer comme inexpérimenté, auteur adoré par ses fans, un noyau dur d’amateurs de répartie cinglante, de sous-entendus malins, de comics, et de fantasy, véhéments par moments, mais fidèles par-dessus tout. Même si je n’ai jamais vu que le pilote de Angel, ne me suis pas intéressé à Dollhouse, et ne suis pas un fervent supporter du quatrième opus de la saga Alien (qu’il a écrit, avant que la Fox ne “retravaille” le scénario), je me considère comme un Whedonite, fan inconditionnel de Buffy et de Firefly, série méconnue dont est tiré ce qui restait jusqu’à maintenant sa seule et unique réalisation au cinéma : Serenity. Pourtant, parce que le fan en moi est facilement rattrapé par le critique, les bandes-annonces ne m’avaient vendu que du cinéma pop-corn, et quelques one-liners qui sorties de leur contexte, et de l’ambiance du film, ne m’avaient qu’à peine convaincu, et avaient sensiblement limité mes attentes, rehaussées cela dit par les critiques positives, qui auront tôt fait de chauffer à blanc le public américain, frustré par la sortie du film en Europe une semaine et deux jours avant*.

Pour reprendre le point que je faisais plus haut, ce film n’était pas sensé marcher. Et en dépit de toute attente, Joss, ce bon Joss, a prouvé une bonne fois pour toutes (littéralement) de quel bois il était fait (figurativement).

Avengers réussit donc, là où X-Men (en quatre films) s’est toujours plus ou moins cassé la gueule en ne se focalisant que sur deux ou trois personnages, à raconter une histoire de superhéros, de dieux, d’aliens, de monstres, de surhommes, de robots, d’assassins et d’espions, à développer ses personnages naturellement tout en élaborant une intrigue entremêlant la soif de vengeance de Loki, dont nous avions déjà eu la primeur dans Thor, et le cosmic cube tesseract dont on avait eu un avant-gout dans Captain America. Passons d’ailleurs rapidement sur les détails de l’histoire, qui si elle ne manque pas de souffle, et progresse assez logiquement, compte quand même quelques accros, comme les imbitables échanges autour des propriétés du tesseract, ou certains détails de l’intrigue qui ne font pas toujours sens. Mais le spectacle est si pressant, le rythme imposé par le mitraillage des dialogues, et la richesse des échanges entre les différents protagonistes rend ces défauts illusoires, comme ces plans un peu gratuits destinés aux spectateurs munis de lunettes 3-D.

Car si le film brille par ses sensationnelles scènes d’action, ce qui le rend particulièrement brillant provient de l’habileté de Joss Whedon et Zak Penn à avoir fait un vrai film d’ensemble. Porté par une distribution solide, chaque personnage tire son épingle du jeu, et, presque davantage que dans leurs films respectifs, les héros sont montrés sous leurs multiples facettes. Derrière l’arrogance et le sarcasme de Tony Stark se cache une volonté presque maladive de se distancier, mais aussi la peur de ne pas être à la hauteur ; l’attitude hautaine et détachée du fils d’Odin masque la réalisation de sa responsabilité vis-à-vis du frère qu’il aime malgré qu’il le haïsse et le combatte ; Steve Rogers est une relique, condamné à vivre dans un monde qui lui est étranger, et dans lequel chacun crache sur son obsolète sens des valeurs, bien que ce sont celles-ci qui font de lui un élément décisif ; Bruce Banner – dont Ruffalo est de très loin la meilleure incarnation – est habité de tics qui montrent le supplice qu’il vit au quotidien et comment celui-ci a affecté son comportement, et emprisonné son intellect même avec son alter-ego, quand sa participation à un projet de son niveau est aussi ce qui risque de faire ressortir « l’autre type », qui ici trouve un exutoire de choix (et de raison) dans l’armée extraterrestre de Loki plus encore que chez Lee et Leterrier, et parvient à voler la vedette à tout ce petit monde; quant à Hawkeye et Romanoff, au-delà du fait que le film efface les craintes que l’on pouvait avoir sur leur utilité, chacun affichent les failles de leur rôles de héros, elle, réalisant avec effroi toute la puissance du monstre vert, et lui, consumé par l’emprise de Loki ; enfin, Nick Fury, servi par la coolitude et l’assurance d’un Samuel L. Jackson, et plus encore le personnage de l’agent Phil Coulson, joué par le fantastique Clark Gregg, sont le cerveau et le cœur de l’organisation, l’un stratège machinant dans l’ombre, défendant ses éléments, tout en les manipulant pour mieux les servir, les unir, quand l’autre se rend particulièrement attachant (une signature Whedon, à la Spike ou Wash, pour les initiés) pour être celui qui réussira à faire de ces personnalités disparates une équipe soudée, organisée, à l’image de ce faux plan séquence montrant Cap’ reflétant les rayons d’Iron Man sur ses ennemis, pendant que Thor et Hulk défoncent un dragon robotique, après s’être affrontés auparavant, et avant que Whedon ne couronne le tout d’une petite blague. Leur ennemi, Loki, n’est pas en reste, puisque Hiddleson délivre une performance comme seul les britanniques en sont capables, sur le fil entre charme machiavélique et ridicule outrancier, le sourire carnassier à la Fassbender. C’est aussi lui qui signe LA réplique du film (classic Whedon) à l’adresse de Black Widow : « mewling quim! », ses motivations infantiles et mesquines n’ayant d’égales que sa vile et veule vilénie.

La virtuosité et la lisibilité toute comic-booky de l’action, la générosité de l’humour et de l’atmosphère contrebalancent avec perfection les enjeux du film. L’affrontement d’Iron Man, Thor et Captain clot un premier acte, et sert aussi bien d’exposition que de vrai point final à ce qui pourrait être le premier épisode d’une série dont le macguffin serait le cube. L’assaut dantesque du vaisseau de S.H .I.E.L.D. par les forces lobotomisées de Loki possède en dépit de la diversion qu’offre le spectacle orgasmique du Hulk lâché sur Thor ou un avion de chasse (petite référence à Star Wars au passage) une réelle tension, parce que même si nos héros sont rendus invulnérables aussi bien par leurs pouvoirs que par le scénario, les agents de Fury ne sortiront pas indemnes du crash d’un vaisseau spatial/porte-avion. Enfin, la monstrueuse scène finale dans Manhattan marche parce que malgré le sentiment de franche camaraderie (et de franche déconnade) on ressent quand même l’idée de chaos et de désolation et l’imminence de la fin du monde. Ça aide que Downey Jr., Ruffalo, Evans, Hemworth, Jackson, Hiddleson, Renner et Johansson ne font qu’un avec leur personnages (oui, même Johansson) mais il en revient à Whedon de savoir faire monter la tension dans ses séquences d’action pour la relâcher en balançant des vannes au moment opportun, de privilégier ses personnages vis-à-vis d’une intrigue presque anecdotique et donc de rendre ce spectacle au demeurant inepte, vivant et complexe.

Si mon opinion est probablement influencée par mon amour pour Whedon (et le succès du film n’est que justice après l’annulation de ses séries et une décennie passée à être mésestimé), c’est aussi parce que Avengers peut passer simplement pour un excellent divertissement (ce qu’il est), quand il faut reconnaitre que peu de films fonctionnent aussi bien même lorsqu’ils suivent la même recette, et qu’il est donc un petit peu plus que cela.

*$200.3 $207.4 M pour le week-end d’ouverture. Boom! Record. Fuck you Fox! Bring the fuck back Firefly!

OMFG, you guys!


Photo courtesy of Filmdrunk’s Vince Mancini

Un petit trailer pour un petit sleeper (absent de ma liste des films les plus attendus de 2012) intitulé End of Watch, de David Ayer (Street Kings), avec Jake Gyllenhaal et Michael Peña, qui démarre comme un buddy movie à la Arme Fatale, et semble en fait cacher une prémisse un peu plus similaire à To Live & Die In L.A. View full article »

Lovelace – Poster

Et voici le poster de Lovelace, le biopic sur Linda Lovelace (l’actrice du porno Deep Troat) avec Amanda Seyfried, mais aussi Sharon Stone, Adam Brody, Chloë Sevigny et Eric Roberts. Lindsay Lohan, à qui le rôle était originellement confié, avant que ses problèmes juridiques et son éthique professionnelle ne le lui fassent perdre, doit être vener.

Afin de fêter l’arrivée de ce nouveau (boner-inducing) trailer, voici les meilleures parodies du précédent : View full article »

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