Better Off Ted

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Le truc avec une série comique d’exception, c’est qu’on ne sait pas toujours qu’elle est l’exception avant de s’y être plongé. Arrested Development était et est la plus grande série humoristique jamais vue sur petit écran, et la raison est simple, c’est foutrement intelligent.

Alors certes, de temps en temps, une bonne grosse dose de vulgarité peut être assurément réjouissante – je ne fais personnellement pas parti des snobs qui ne jurent que par Gad Elmaleh tout en pissant sur Jean-Marie Bigard (qui à ses débuts était franchement marrant) – et la série Eastbound & Down sur HBO le prouve. Mais force est de constater que l’humour dit “sophistiqué” est sans aucun doute une des choses les plus complexes qu’un auteur puisse arriver à fournir. Pour chaque génial 30 Rock, il y a un Two & A Half Men, de la même manière que pour un transgressif It’s Always Sunny In Philadelphia, il y a un The War At Home. Non pas que ce genre de sitcom ne soit pas drôle, mais répétitif, consensuel, poussif, vulgaire. Alors, quand ABC se sort enfin les doigts du cul pour oser (car oui, proposer un truc intelligent aux américains, c’est forcément osé) un Better Off Ted, on ne peut que dire oui…

La série bénéficie d’une écriture particulièrement méticuleuse, qui rappelle dans ses meilleurs moments Arrested Development, ainsi que d’une réalisation soignée. Le délire est simple : les tribulations d’un cadre (ledit Ted donc, campé par Jay Harrington) dans une compagnie qui fabrique un peu de tout et surtout du n’importe quoi. Entre Linda, l’objet de ses désirs (Andrea Anders), et sa fille Rose – évidemment supérieurement intelligente comme tous les enfants de série télé – le boulot de Ted consiste à solutionner les problèmes posés par Veronica, sa patronne robotique (interprétée à la perfection par la toujours fantastique (et sublime) Portia De Rossi, Arrested Development, Ally McBeal) avec l’aide des deux scientifiques dont il a la charge (Jonathan Slavin et Malcolm Barrett). Transformer des citrouilles en armes pour le compte d’un pays producteur de citrouilles fait par exemple partie de ses attributions. Les problèmes qui se posent sont aussi lié à tout ce petit monde se mettant dans des situations inextricables, et donc jubilatoires. Mais ce qui est vraiment à pleurer de rire dans la série, c’est la foultitude de micro-gags, de dialogues ciselés,  de doubles-sens qui en font la série humoristique à ne pas rater.

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Je pourrais continuer comme ça des heures, mais n’ayant ni envie de vous gâcher la surprise, ni envie de ruiner mon propre enthousiasme en suranalysant, je vous laisse seuls juges, mais elle pourrait donc être de ces séries d’exception. Et putain c’est bon !

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