Predators are fucked ! / ?

Ce n’est pas vraiment surprenant d’apprendre, au moment ou aucun autre nom n’a été annoncé concernant le casting du contingent d’humains – mis à part le caméo improbable de Arnold Schwarzenegger – qu’en plus d’être le protagoniste de Machete et d’avoir un rôle dans Sin City 2, Danny Trejo, qui est un des meilleurs amis de Robert Rodriguez (et son cousin éloigné) jouera dans Predators, que Rodriguez produit, et dont il a confié la réalisation à Nimród Antal, l’auteur des excellents Vacancy et Armored et du prodigieux Kontroll.

Mais attendez, ce n’est pas tout. [spoiler alert]

Latino Review auraient ainsi pu lire le scénario de RR, Michael Finch et Alex Litvak affirment que ce serait non pas un putain de ‘PG-13’ (interdit aux moins de 12 ans) tout naze, mais un bel et bien un tudieu de “rated R” (interdit aux moins de 18 ans) violent et bourrin, ce qui est une sacré bonne nouvelle. Rodriguez, dans une interview datant de l’annonce de sa participation au projet, avait exprimé son désir de retrouver l’aspect survival de l’original et de faire un truc à la Aliens, qui, comme Rodriguez le rappelle dans cette même interview, retranscrivait l’ambiance de Alien tout en étant un film à part entière. Le film s’articulera donc autour d’un personnage, Royce, qui après son enlèvement par un vaisseau predator, se voit lâché sur leur planète – où il rencontrera un groupe de sociopathes meurtriers comme lui – dans une jungle inhospitalière, à la faune préhistorique et à la flore dangereuse, réserve de chasse d’un predator surpuissant, le”super black predator”, qui traquera donc Royce, ainsi que Cuchillo, un homme de main des cartels mexicains amateur de uzis (Trejo), une française tireuse d’élite, un russe baraqué armé d’une Gatling, un membre des escadrons de la mort africain (Adewale Akinnuoye-Agbaje de Lost ou de Oz serait le bienvenu), un yakuza silencieux, un gangster qui manie le couteau, et un genre de psychopathe malingre (Michael Emmerson de Lost et The Practice ou le mix du Kiefer Sutherland de Dark City et celui de 24, tendance schizo seraient eux aussi de bons choix)…

Ça ressemble beaucoup à Rodriguez ce genre de tableau, tenant à la fois de From Dusk Till Dawn ou mieux, du Machete à venir, totalement dans l’esprit série B auquel le réalisateur nous a habitué. Mais, si la perspective du film est plutôt encourageante, certains trucs me laissent songeur. Primo, à la différence de Aliens, Alien avait pour héros des gens normaux, des marins de l’espace en quelques sorte, bourrus certes, mais pas surhumains ou surentrainés. C’est ce qui rendait la suite si originale, car cette fois, c’est à une escouade de Marines que les créatures avaient affaire. Ici, plutôt que de nous sortir une bande de vilains piochés sur plusieurs planètes de la galaxie, on nous ressort plus ou moins la même chose que dans le premier Predator, à savoir un commando capable de se défendre en milieu hostile, mais qui, on le sait (et c’est le point positif que je retiens malgré tout), vont se faire anéantir par les predators.

Deuxio, bien que positive soit l’idée que Robert, qui désire garder un certain contrôle sur le film, ait choisi son studio à Austin, Troublemakers, ainsi que son réalisateur, pour pouvoir lui subtiliser la caméra quand il aura envie de shooter une scène un peu cool, elle présente aussi un aspect négatif pour Nimród Antal. Car non content d’être relégué à la seconde place sur le plateau, il viendra en quatrième après cette raclure de Tom Rothman (exécutif de la Fox) et surtout cette pourriture de Alex Young (autre exéc’ de la Fox) à qui l’on doit les deux AVP. Certes, il n’est pas le tocard qui a écrit le scénario, et encore moins l’enflure qui les a réalisé, nommément Paul WS Anderson, Shane Salerno et Colin & Greg Strause, mais il fut en grande partie responsable sur le plan créatif des deux films. Et puis il ne faut pas oublier que la Fox a une tendance à tout faire foirer. Dans tout ça, cela pourrait bien contrecarrer l’impulsion artistique de Antal, qui a pourtant prouvé qu’il a du talent et qu’un film comme celui-ci pourrait propulser au sommet ou enterrer à jamais. Espérons, que comme Rodriguez le dit lui-même, “vous oublierez que ces deux films ont existé” et que ce Predators tienne ses promesses…

predators

The Proposal


Deux sublimes spécimens d’américains caucasiens, mais que va-t-il se passer ?

Le genre de film auquel appartient The Proposal (i.e. la comédie romantique hollywoodienne) impose souvent aux auteurs un certain formulaïsme – vous m’excuserez ce néologisme définissant un usage abusif de formule, dans la structure narrative ou la construction des personnages – et qui se présente souvent comme suit : un premier acte oppose deux caractères bien tranchés dont la relation commence par un coup de foudre ou une haine viscérale, et font connaissance et tombent amoureux dans le second et voient leur relation menacée dans le troisième, qui in fine se dénouera, sur discours inspiré et de préférence en public et/ou sous une pluie battante, afin que tous les figurants les entourant applaudissent (pourquoi pas même démarrer sur un slow clap bien 80s ?!) lorsque les deux s’échangent un baiser passionné, sur lequel l’image se figera. Générique de Fin.

The Proposal n’évite pas ces écueils, comme il n’évite pas certains clichés (la femme d’affaire obsédée-par-son-travail-et-qui-n’a-pas-le-temps-pour-une-vie-amoureuse qu’interprète Sandra Bullock) mais on ne peux pas se montrer réellement méchant contre ce genre de film. On sait comment l’histoire va se terminer avant même d’avoir posé une couille sur le strapontin, et même si par moment il arrive d’être surpris, il n’y a jamais vraiment de place au doute. Le challenge consiste alors à insérer un peu d’originalité et beaucoup de charme, notamment grâce aux acteurs, à travers les contraintes imposées d’avance par le genre. Et ce qui distinguera une bonne rom-com d’une mauvaise sera sa propension à nous avoir, ni plus ni moins, point bonus si on verse une larme à la fin.

The Proposal réussit plus ou moins ce pari, car bien que gêné par sa prévisibilité, ce qui est à la fois son défaut majeur et peut-être sa grande qualité est son indécision. L’intrigue sentimentale est en effet noyée dans un comique de situation par moments hors sujet, mais qui paradoxalement donne l’impression de libre cours à une histoire qui semble ne pas avoir été écrite mécaniquement. Certaines scènes semblent sortir directement d’un sitcom, injectant un tempo qui par ailleurs sied à Reynolds, qui, en plus d’être physiquement taillé pour un rôle de playboy de comédie romantique, est aussi doué d’un sens du timing, visible dans chacune des ses cassantes remarques, comme il pouvait le faire dans Blade Trinity, tandis que Bullock, qui excelle en garce intimidante et antipathique, se met en scène en peste citadine aux prises avec les affres des mœurs alaskiennes dans des séquences, qui autrement pourraient être drôles (et qui le sont un peu parfois, mais pas longtemps, ce qui est une autre partie du problème), mais s’éloignent, à mon sens, un peu trop du postulat de départ.

Bullock est donc Margaret Tate, ou Meryl Streep dans Le Diable S’habille En Prada sans le côté Cruella D’Enfer, une éditrice tyrannique assistée par Andrew Paxton, campé par Ryan Reynolds vous vous en serez douté, qui semble jour après jour se séparer peu à peu de sa dignité pour contenter les moindres désirs de sa patronne. Menacée de perdre sa place et de se voir expulsée au Canada (oui elle est canadienne), elle fait ce que n’importe qui ferait dans sa position, forcer son employé de se faire passer pour son fiancé afin de pouvoir demeurer sur le sol américain. Et afin de donner le change face à un agent de l’immigration un peu trop zélé (Denis O’Hare), tous deux s’envolent pour Sitka, Alaska, pour assister à l’anniv’ de la grand-mère de Andrew (Betty White) et en profiter pour annoncer la nouvelle à ses darons (Mary Steenburgen, Craig T. Nelson) ce qui oblige le couple à jouer les amoureux transits, poussant ainsi l’imposture un peu trop loin…

Si les scènes entre les deux personnages confrontés à une intimité qu’ils auraient aimé éviter, mais qui les amènent circonstances aidant à mieux se connaitre, tiennent leurs promesses, ce sont les scènes qui ont plus à voir avec le choc des cultures qui chient dans la colle, que ce soit certains gags franchement honteux, à l’image du personnage d’Osacar Nunez (The Office), Ramon, qui ne fonctionne simplement pas, faisant tomber à plat chacune de ses interventions. Le scénariste Pete Chiarelli a au moins le mérite de ne pas tomber dans le comique régressif Apatowesque qui régit presque toutes les comédies actuelles, mais surtout de garder une certaine simplicité dans le récit, et parfois même une once d’imprévisibilité, au travers du personnage de Malin Akerman notamment. Car en se libérant du truc facile de la carte verte (vue dans Green Card, justement), et en transportant son histoire dans les lointaines contrées du Grand Nord et au cœur d’une famille plutôt adorable, de fait le développement de la relation entre Andrew et Margaret semble naturelle, et comme Margaret, si glaçante au début, qui finit par fondre pour Andrew mais aussi pour sa famille (‘voyez ce que je viens de faire là ?!) on s’attache nous aussi à ce petit monde.

Il est clair que The Proposal n’est ni du calibre émotionnel de Brokeback Mountain ni du niveau humoristique de The Hangover, mais en définitive, c’est une bonne comédie romantique hollywoodienne, trop formulaique pour être honnête, quoique naturelle bien qu’artificielle. Car si la réalisatrice Anne Fletcher emprunte tous les gimmicks du genre, elle sait aussi laisser fonctionner le script et les acteurs tous seuls afin de nous atteindre, et c’est le minimum que l’on demande à ce genre de film.

En bonus, une vidéo promo énorme, dans laquelle Betty White fait une fois de plus montre de son talent. Je laisse Ryan Reynolds l’expliquer.

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A Nightmare on Elm Street – Trailer

Estampillé production Michael Bay – Michael Bay est un fils de pute pour ceux qui ne me liraient pas quotidiennement – comme Friday The 13th et autre Texas Chainsaw Massacre, A Nightmare on Elm Street est le dernier reboot en date. Réalisé par le réalisateur de clip Samuel Bayer, celui-ci, à première vue, n’impressionne que très peu dans sa mise en scène des cauchemars meurtriers, vu le budget plutôt conséquent… la main qui sort de la baignoire, waw, super original !

Mais honnêtement, il s’agit peut-être du reboot le plus intéressant, après ceux de Jason Vorhees et Michael Myers, dont on se serait franchement passé, la bande-annonce laisse entendre que l’histoire s’intéressera davantage à Freddy Krueger, et que le film semble plongée dans une atmosphère moins marrante et plus flippante, proche de l’original – que la tendance des scénaristes aux one-liners et au grand guignol avait emmené dans une saga dont les derniers épisodes auraient tout aussi bien pu être des putains de dessins-animés.

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Pour la petite histoire, Jackie Earle Haley est un pote de Johnny Depp. Au temps où ce dernier nourrissait une carrière de rockeur raté, son pote Jackie lui demanda de le transporter à une audition pour le rôle de Freddy Krueger – rôle qui échouera, comme chacun sait, à Robert Englund – où il se fit repérer et engager pour jouer une des victimes du méchoui humain. Pendant que naissait la carrière de la star, Jackie Earle Haley a ramé avant de devenir, presque coup sur coup, un pédophile taré (dans Little Children), un justicier taré (dans Watchmen) et enfin le croque-mitaine… forcément taré… dans A Nightmare On Elm Street. On peut lui faire confiance, ainsi qu’à la prévisible tripotée de jeunes acteurs issus des séries télés – talentueux pour la plupart – comme Katie Cassidy (Harper’s Island, Melrose Place -2009-), Kyle Gallner (Veronica Mars, The Shield) ou Thomas Dekker (Terminator: The Sarah Connor Chronicles, Heroes), mais aussi de vieilles têtes… de la télé, tels Clancy Brown (Carnivàle, Lost) et Connie Britton (Spin City, 24) qui vont finir en kebab entre les griffes de la nuit.

The Book of Eli – Trailer

Voici la bande-annonce de The Book Of Eli, le prochain film des frères Hughes, qui n’avaient pas fait parler d’eux depuis From Hell (2001), entre parenthèses l’une des meilleures adaptations de roman graphique à ce jour (si ce n’était pour cette salope de Heather Graham). Le film est signé Gary Whitta, qui est par ailleurs l’infidèle qui écrit Akira-le-film-avec-des-vrais-gens.

Le film raconte l’histoire d’un homme dans une Amérique post-apocalyptique, détenteur d’un livre capable de sauver l’humanité, dont le chef d’une bande de survivants cherche à s’emparer. Mouais… En même temps, vu que Denzel est l’homme en question, ça risque d’envoyer le bois. Et la présence de Gary Oldman et Mila Kunis ne peuvent pas non plus faire de mal.

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Le Nœud de Réseau

A ceux qui ne le sauraient pas encore, un film sur Facebook est prévu. Je n’en ai pas parlé parce que sérieusement, ça avait l’air bien crinqué. Il y a eu le film sur Apple et Microsoft dont je ne me rappelle plus le titre (avec Anthony Michael Hall et Noah Whyle) qui était bien mais pas top, donc un film sur facebook, ça semblait quand même opportuniste au possible.

Mais avec David Fincher (Seven, Fight Club, Zodiac) et Aaron Sorkin (The West Wing, Charlie Wilson’s War) aux commandes, on pouvait déjà refréner des jugements à priori sur ce film qui s’intitulera The Social Network. Et il se pourrait en effet qu’il s’agisse d’un putain de film, avec dans le rôle du créateur Mark Zuckerberg, Jessie Eisenberg (Adventureland, Zombieland) et Andrew Garfield (Boy A) dans celui du co-créateur Eduardo Saverin. Justin Timberlake sera le créafondateur de Napster, Sean Parker.

Il Ne Pourra En Rester Qu’Un

De retour d’Amérique du Nord où j’ai vu entre autres choses (oui quand même) le pilote de Glee. LA série phénomène qui s’affiche en compagnie de Melrose Place (2009) sur Times Square. Et c’est peut-être à cause des innombrables et harassantes coupures pub, ou peut-être simplement parce que le délire High School Musical est horrible, même lorsque, comme c’est le cas dans Glee, les héros sont des losers, mais la demi-heure que j’en ai vu ne m’a pas du tout convaincue, même si l’idée de base, un mix entre HSM et Freaks & Geeks pouvait être intéressante sur le papier.

La nouvelle du jour, c’est l’annonce par Summit Pictures d’un reboot de Highlander. Et s’il y a bien une franchise qui méritait un remake, c’est celle-ci. Car bien que culte, le premier film est, à bien y regarder, un assez mauvais film. Pas aidé par un Christophe Lambert au regard de cadavre lobotomisé, et un Sean Connery qui a l’air aussi concerné qu’Alec Guinness dans Star Wars. Bref, entre des suites pourries, une série et un spinoff de la série tout aussi pourries (et dont j’ai déjà fait mention), il était temps que quelqu’un fasse table rase et s’attaque une nouvelle fois à une saga qui somme toute vaut bien mieux que tous ses films. Ce quelqu’un sera Justin Lin, le réalisateur de l’impressionnant Better Luck Tomorrow, du tiédasse Annapolis et de Fast & Furious 4 et Fast & Furious : Tokyo Deepdicking, deux suites décérébrés quoique spectaculaires.

Il y a de fortes chances pour que le “prince de l’univers” ait un film visuellement léché, tout aussi con mais avec de meilleurs effets spéciaux, obsolètes dans 10 ans, date à laquelle ils auront l’idée de rebooter la franchise, si on est pas tous morts avant, exterminés par notre propre connerie. Et s’il ne nous pète pas une chanson de Queen, je chie sur la moquette.