Kanye West “Can’t Tell Me Nothing”

Allez tant que vous y êtes, et tant que j’y suis, je vous balance “Can’t Tell Me Nothin’ ” que Galifianakis a réalisé pour Kanye West, grâce auquel tout le monde ou presque sait qui il est. Kanye était fan, Zach lui a dit qu’il ferait son truc mais qu’il ne le verrait qu’une fois fini. Et Kanye a adoré.

Interprété par Zach Galifianakis et Will Oldham (a.k.a. Bonnie “Prince” Billy) et shooté par un de ses potes, Michael Blieden, dans le propre ranch de Galifianakis. J’insiste sur le fait qu’il a complètement conçu le clip, pour ceux qui douteraient encore de l’énormité de ce mec.

Between Two Ferns With Zach Galifianakis

Même si Zach Galifianakis commence à être connu (vraiment découvert dans The Hangover, il sera prochainement dans la série Bored To Death aux côtés de Jason Schwartzman et Ted Danson) le type continue ses petits sketchs produits par Scott Aukerman (podcasteur du Comedy Death Ray) pour FunnyOrDie. “Between Two Ferns”, littéralement “entre deux fougères”, ce que l’on pourrait traduire assez librement par “entre deux chaises” pour décrire le malaise généré dans ses interviews, fabriquées évidemment de toute pièces, mais en réalité totalement improvisées de chaque côtés (interviewer/interviewé), décidément irrésistibles.

Je vous conseille de mater les autres épisodes, fleurons du deadpan humor – expression idiomatique que l’on pourrait rapprocher de pince-sans-rire – qui est une sorte d’humour qui se définit par l’absence de drôlerie. On ne rit pas parce que c’est drôle, parce que la blague fait sens et est drôle, ha ha. Ici, le rire est une arme de défense, contre l’incongruité de la situation. C’est le principe régissant la série The Office (UK), et qui est appliqué à la version américaine par ailleurs. Ici, ce type de comédie est couplée au délire absurde, et c’est ce qui fait la patte de Galifianakis.

Ce qui est remarquable aussi, c’est la capacité du comique à user de l’image que chacun de ses invités renvoient, soit en la détournant, soit en l’intégrant au sketch. Jon Hamm est ainsi tout aussi taciturne, présomptueux et autoritaire que Don Draper dans Mad Men et Michael Cera est l’adolescent timide et autiste, comme George-Michael dans Arrested Development. Nathalie Portman quant à elle arrive avec son image de girl next door (elle a un chien !) et passe de la condescendance à la consternation. Bradley Cooper (avec qui il partage l’affiche de The Hangover, pour ceux qui ont définitivement du mal avec les prénoms !) arrive en pote (ils se connaissent depuis un bail en fait) et est mal reçu et Jimmy Kimmel (un Cauet d’outre-Atlantique, la classe et le talent en plus, que vous connaissez peut-être pour son I’m Fuckin’ Ben Affleck) se trouve dans une situation où sa verve et sa répartie n’ont aucune prise. Enfin, Charlize Theron, qui est l’incarnation du glamour, se la joue pas maquillée, et assure.

Up in the Air – Teaser trailer

Up In The Air, le prochain film de Ivan Reitman, à qui l’ont doit Juno et Thank You For Smoking, adapté du roman éponyme de Walter Kirn et qui ne sort que le 13 Janvier en France; pourrait bien rafler la mise aux prochains oscars, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur, et du meilleur acteur pour George Clooney, et pourquoi pas du meilleur second rôle féminin pour Anna Kendrick (qui était épatante dans Rocket Science.)

Aussi, putain, pourquoi je n’arrive pas à porter aussi bien le costume que George ?

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Paranormal Activity – Trailer

Si vous commencez à être réveillé par des bruits étranges la nuits, le parquet qui craque, des portes qui claquent, des meublent qui bougent… Vous vous dîtes que comme des charpentes qui grincent, c’est normal, et vous ne rendez pas compte de suite que vous êtes les protagonistes maudits d’un film d’horreur, alors vous décidez logiquement de filmer votre appart’ la nuit. C’est le principe mis en place dans le film  de Oren Peli, Paranormal Activity : Existence Of A Hunting, que la Paramount a décidé de distribuer après qu’il ait fait le tour de quelques festivals. Le film n’a couté que $11,000 (soit 7500€) donc c’est plutôt cool pour un réalisateur indé de voir son film sortir sur les écrans le 25 Septembre aux États-Unis.

Beaucoup comparé à Blair Witch – on peut le comprendre en regard du cachet home video – il s’agit surtout d’un film de maison hantée, comme Amityville. L’instinct, le sentiment que quelque chose ou quelqu’un est là. Cette intrusion dans le quotidien provoque une montée dans une tension plus que palpable, et pourtant invisible, qui est souvent ruiné dans ce genre de film par une surenchère dans les effets, qui restent néanmoins très flippant de tant qu’on ne nous montre que l’aileron du requin. Et on peut supposer, à la vue de la bande-annonce et au vu de son micro-budget, que ce film est ne montrera que ça.

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