L O S T – Premiere de la saison 6 – L.A.X.

What the what with the statue ? What the heck with the guy in black on the beach ? What the deuce with Jack’s dad and Claire ? What the eff with the island(s) ? What the frak with the lists ? What in the name of hell with the time travel ? And what the FUCK is “Smokey” ? A la fin de la saison 5, voilà les interrogations qui nous rendaient tous dingues. Ce n’est pas résigné que je dis que certaines de ces questions ne trouverons pas de réponses, parce que certaines n’en sont pas. Ce double-épisode semble se poser en exemple pour le reste de cette ultime saison, qui va, à mon humble avis, tacher de répondre à celles qui en valent la peine. Mais penser que plus aucun mystère ne subsistera en mai prochain est une lubie, car tant mieux s’il reste des zones d’ombres, tout ne doit pas être explicité.

Dans la saison 1, pourquoi ne pas avoir peuplé l’ile, en plus d’ours polaires, de dinosaures ou de singes géants, et avoir inventé le monstre de l’ile, en brouillant les pistes avec des bruits à la fois mécaniques et organiques (barrissements d’éléphants et “sonnette” de crotale) et une fumée charbonneuse et électrique, se déplaçant à la manière de l’entité aqueuse de Abyss, trucidant tout ce qui se trouve sur son passage (arbres, avions, pilotes d’avions…). En regardant King Kong, personne ne se demande, pourquoi un singe géant ? Probablement parce que même avec de telles proportions, un singe reste un singe. Une araignée ou un crabe ou un iguane, même en version XL, restent reconnaissables pour n’importe qui ayant ouvert un livre d’images, ou visité un zoo, tandis qu’une fumée noire… Pourtant le mystère l’entourant fut l’un des plus horripilant de la série. Ceci étant dit, la réponse est maintenant (partiellement) là, blim !

Je tenais simplement, en guise d’introduction, à rappeler à toutes les pignouses qui ne supporte pas la frustration qui accompagne Lost que si les fans de la première heure ne l’ont pas lâché, c’est qu’ils le savent sans s’en indigner à chaque fin de saison, et même y trouve une extraordinaire satisfaction, pas seulement dans les dénouements mais dans le propre de cette frustration. Car je ne crois pas me tromper, ni faire preuve de prétention, en déclarant qu’il faut posséder une certaine intelligence pour apprécier ce show à sa juste valeur. Il est facile de présenter un probleme, de poser une question au début d’un mauvais film, ou au long d’un épisode de série télé merdique, et de bâcler en 5 minutes le qui et le pourquoi, en le faisant dire par un personnage qui explique ses motifs sans aucune raison, si ce n’est la paresse d’un scénariste trop con pour trouver autre chose, ou trop content de toucher son chèque. Les meilleurs livres que j’ai lu, les meilleurs films que j’ai vu et les meilleures séries que j’ai suivi savaient prolonger le mystère, le rendre plus dense sans toutefois se dispenser de fonctionner avec logique et ainsi achever les arches des personnages ou mettre un point finale à certaines intrigues, pour avancer. Et c’est ce que fait Lost année après année, et c’est la marque d’un récit d’intérêt. Il était plus intéressant de suivre Mulder dans sa quête de vérité, que de connaitre cette vérité; de suivre Veronica Mars dans sa poursuite de l’assassin de sa meilleure amie que de savoir de suite de qui il s’agissait, et il en va de même pour le meurtre de Laura Palmer, car l’énergie et l’émulation résidaient dans la recherche du coupable, et non pas dans la solution elle-même. Alors peut-être qu’il est préférable de voir nos rescapés se prendre la tête pour comprendre ce qui se passe, et se laisser aller, que de savoir ce qui se passe.

Donc, après trois saisons de retours dans le passé, deux saisons d’allers dans le futur, les scénaristes ont pris la décision la plus consistante avec le travail accompli jusque là. Poser une nouvelle problématique (et son lot de questionnements) et une nouvelle structure narrative. Et c’est là qu’avoir vu Retour Vers le Futur 2 une bonne dizaine de fois s’avère payant (je le savais) parce que tout semble se dérouler logiquement et se diriger vers une issue où tout rentrera dans l’ordre, même si il faut passer par le chaos total, comme voir sa maman avec de faux nichons. Je m’égare. Il y a donc maintenant deux lignes temporelles. Et chacune semble à première vue confirmer l’hypothèse de Miles lors du finale : Est-ce que la destruction de la poche d’énergie empêchera le Oceanic 815 de s’écraser sur l’ile ou est-ce l’explosion elle-même qui va nécessiter la construction de la base Swan et la présence d’un volontaire pour appuyer sur le bouton ? Perso, je pense que l’explosion a ouvert une nouvelle dimension, une aberration donc, mais qui va probablement à nouveau se confondre avec la réalité (relative) dans laquelle nos personnages évoluent depuis le départ. Et c’est cette révélation qui dira si oui ou non, Jack n’a fait que ce qu’il était destiné à faire, répétant un acte que son lui futur a déjà commis dans le passé, et que son lui présent ignorait avant de lancer la bombe ou si lancer cette bombe a tout changé, et ainsi créé un nouveau futur, qui certes prend place dans le passé (mater Retour Vers le Futur 2 est décidément payant) mais est la conséquence d’une cause, arbitrant chacune des deux lignes temporelles, qui sont bel et bien dans le même axe narratif. La deuxième solution est la plus plausible, la série pose essentiellement la question du fatalisme face au déterminisme, personnifiés par Jack et Locke, et ce depuis le départ. De plus, le combat entre le Méchant et Jacob sont directement liés à cela, Jacob mène son combat sur deux fronts, faisant face à son ennemi, défendu par Ilena et Richard, en vain, mais aidant Jack et les autres à en finir une bonne fois pour toute avec ce qui se passe, quoiqu’il en soit et même s’il ne sera pas vivant pour voir son résultat, car de ses mots : “Ça ne peut finir qu’une fois, tout ce qui précède n’est que progrès”.

L’épisode commence quelques instants avant la fin de la saison précédente, et après le flash de l’explosion de la tête nucléaire sur laquelle Juliet frappe avec conviction, et avoir retenu son souffle, Jack sort de sa rêverie éthylique, puis est réconforté par une Rose bienveillante, bousculé par Kate menottée et gardée par le marshall dont elle se débarrassera plus tard, croise sans sans rendre compte un Sawyer qui complote déjà pour arnaquer Hugo, et un Jin toujours aussi abusif qui se fait arrêter aux douanes. Jack sauve un Charlie “sensé mourir” qui s’étranglait sur son ballon d’héro dans les toilettes de l’avion, assisté par un Sayid sur le point de retrouver Nadiya. En vérité le premier épisode, dans sa peinture d’une réalité alternative, met en place l’idée que les passagers ont accompli quelque chose sur l’ile, et que sans ça, ils sont un patchwork pathétique de l’humanité. A l’image d’un Locke faillissant dans sa tentative de contenance vis-à-vis de son handicap, démontrant l’inhérente nullité de son personnage, après avoir baratiné un Boone au sujet de son “walkabout”, nous ayant presque puisque si Shanon n’a pas pris l’avion, que Desmond apparait (WTF!?) et pleins de petits trucs différent, pourquoi Locke ne serait-il pas valide dans cette version ? Non, définitivement, dans une considération qui sera reprise par le faux-Locke lorsqu’il parle avec Ben, le type est juste aussi pitoyable qu’il en a l’air, pendant son temps sur l’ile, il aura été magnifique, mais jusqu’à la fin ignorant du fin mot de l’histoire.

Parallèlement, le faux-Locke, qui vient de pousser Ben à tuer Jacob, se retrouve face aux gardes du corps emmenés par Ilena, et les tue un par un. Comment ? En se transformant en Fumée Noire ! Ayant retrouvé l’apparence de Locke, celui-ci envoie à Ben un “Désolé que tu m’aies vu comme ça”. Énorme. Dehors, Richard connait la vérité sur John Locke, et n’aura pas besoin d’attendre les fusées de détresse pour comprendre ce qui se trame. Il a tout compris. Nous, pas encore. Au même moment, Kate, Miles, Jack et James sont tous revenus dans le présent, c’est à dire après la première explosion de la base Swan causée par Desmond. Et le moins que l’ont puisse dire, c’est que c’est pas la joie. James envoie Jack valdinguer dans le cratère de la “hatch”. Ça doit faire super mal. Mais au moment de fracasser la face de Jack, James entend Juliet, emprisonnée sous les vestiges de la station, et parvient à la sauver, pour qu’une deuxième fois, après un moment avec elle, elle lui claque dans les bras. Ça doit faire mal ça aussi. Mais pas avant de lui avoir dit qu’elle avait un truc super important à lui dire mais qu’elle ne lui dit pas. C’est balôt. Heureusement, Miles, après avoir aidé Sawyer à enterrer sa femme, nous le dévoile : “ça a marché”. Eux ne captent pas, mais nous si.

Pendant ce temps le fantôme de Jacob est apparu à Hurley. Il doit sauver Sayid (rappelez-vous il s’est pris une balle par le daron de Ben en 77)  et pour ce faire, doit l’emmener au “Temple” et l’on saura enfin (oui parce qu’ils auraient pu l’ouvrir et nous montrer) ce qu’il y a dans le putain d’étui à guitare. On nous présente un nouveau personnage (un Autre) parlant japonais et son interprète, Lennon (John Hawkes, Deadwood) qui sans appel ordonne l’exécution de nos héros. Chaud. Hurley, bien entendu, intervient à point nommé en donnant le nom de Jacob, et l’étui à guitare, qui contient un ankh de bois, dans lequel se trouve un message – parce que, donner une enveloppe à Hurley aurait été trop facile – aussitôt, les héros sont invités à entrer dans une salle où se trouve un jacuzzi qui de toute évidence soigne les blessures. Or, l’eau est un peu crade, ce qui a pour effet de diminuer ses vertus médicinales. Mais quand bien même, les Autres y plongent le corps inanimé de Sayid, qui se noie à un moment – Jack tente de l’aider mais se fait calmer par le Chef nippon – puis est sorti de l’eau, mort. Woké super…

Le faux-Locke confie à Ben la vérité sur les derniers instants de John Locke, se faisant étranglé par Ben, Locke pensait : “Je ne comprends pas”. et pour lui, et Ben, et quelques millions de téléspectateurs je présume, “C’est la chose la plus triste” qu’il ait jamais entendu. Mais à la différence de Locke, qui voulait rester sur l’ile, Lui veut rentrer “chez lui”… Ce chez lui est sur Terre, ou ailleurs ?… Quoiqu’il en soit, il sort de l’antre de Jacob, sous les yeux horrifiés de Richard, et ceux, défaits, de Frank et Sun (le cadavre de Locke git à côté). Les deux se chieraient dessus s’ils savaient qui ils ont en face d’eux, Richard le sait, c’est pourquoi il ordonne de ne pas tirer. Le faux-Locke se réjouit de le voir “sans ses chaines” et le terrasse, exprime son mécontentement en disant “Je suis très mécontent” le jette sur ses épaules, et s’en va.

Au Temple, C’est la panique après que Hurley ait annoncé la mort de Jacob. Sawyer et Miles sont jetés avec leurs amis, inconscients, Kate aide Sawyer histoire de ranimer l’arc du triangle amoureux, et les Autres se préparent en entourant le Temple de cendres, identiques à celles trouvées autour de la cabane de Jacob, et celles versées par l’un des Autres lors de son combat contre la Fumée Noire quelques minutes plus tôt. Hurley s’interroge : “Est-ce pour nous garder à l’intérieur ?”, “Non c’est pour le garder à l’extérieur”. Jack est demandé par Lennon, mais au moment où les choses commencent à s’échauffer, Sayid se relève et demande “Que s’est-il passé ?”

Pow.

3 thoughts on “L O S T – Premiere de la saison 6 – L.A.X.”

  1. Avec tout l’euphémisme qui me caractérise, je dirais que ces deux épisodes sont une très bonne entrée en matière.

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