Killing Them Softly – Trailer

Au cas où vous ne l’auriez pas vu à Cannes – et par vous j’entends la grande majorité d’entre nous – le dernier Andrew Dominik (L’Assassinat de Jesse James) avec Brad Pitt, Richard Jenkins, Ray Liotta, James Gandolfini, Sam Rockwell et Scoot McNairy a été particulièrement bien accueilli, si ce n’est un peu critiqué pour sa violence, ce qui, honnêtement, me fait l’attendre que plus impatiemment. Jetez un œil.

C’est vrai qu’après les événements d’Aurora, les américains tendent à être particulièrement sensible vis-à-vis de l’éternel et fumeux débat sur la violence gratuite. La violence existe, dans ce monde, partout, pourquoi devrait-elle être absente des films, lorsque ceux-ci s’efforcent de montrer la réalité. C’est un poil hypocrite de ma part car je dois admettre que je trouve un plaisir (cathartique sans doute, mais esthétique surtout) dans la violence graphique. Je vais pas me mettre à tuer des gens parce que je ne suis pas quelqu’un de violent, j’ai du respect pour la vie, et ce n’est pas un projet, présentement. Plus sérieusement, il y a une corrélation entre les films et la violence, c’est certain, mais ça regarde un pourcentage très bas de psychopathes. Les gens s’entretuaient longtemps avant que le cinéma ne soit inventé, et les gens continueront de le faire longtemps après. Le sang, les coups, les flingues au cinéma, plus précisément dans le cinéma de genre comme les films de gangsters tels que ce Killing Them Softly, apporte simplement du réalisme à l’histoire mais aussi au propos. Une vie de gangster est promise à des rapport de violence, et c’est ce qui nous la rend impossible. Entre Les Sopranos et Breaking Bad, en passant par The Wire, Le Parrain ou No Country For Old Men, bon nombre de séries et de films nous le disent très bien, et c’est la violence qui cimente cet argument, c’est le comment elle s’immisce dans la vie de personnages qui sont généralement plus que des caricatures de sociopathe, pour nous interroger, nous confronter à ce que nous définissons par societé, et c’est ce qui rend généralement ces histoires passionnantes.

Je laisserais une fois de plus à VInce Mancini nous assener une petite “truth bomb” :
Look, these debates are always stupid. Do you want everything to look like the Brady Bunch? No. Which means you want characters who have the capacity to do things that are horrible, because people are capable of doing horrible things – the paradox of humanity and all of that. There’s a difference between depicting something and glorifying it, but admittedly that can be a blurry line, especially since most people are dumb, and stories that are perfectly reductive tend to be boring. But at the very least, I think we can all agree that there isn’t really a solution, and there never will be. “Good storytelling” just isn’t something you can enforce. Otherwise Brett Ratner would be in jail.

Personnellement, je n’ai que faire de ces considérations intellectuelles. J’aime bien quand ça s’tire dessus c’est tout, et Killing Them Softly a l’air de faire le job.

3 thoughts on “Killing Them Softly – Trailer”

    1. Je refrancise. Je laisserais pas ces sagouins de canucks saigner notre langue. On dit un job…

      L’auteur a tout a fait conscience du paradoxe contenu dans ses propos.

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