15 Films D’Horreur Pour Halloween [EDIT]

Lorsque j’ai eu l’idée de cet article… Non pas que ce soit fantastiquement original de proposer une liste de films d’horreur pour Halloween, mais pourquoi pas après tout. Halloween est une fête, une célébration de la gnôle et du bonbec – et des massacres perpétrés au nom de l’Église et de la misogynie – mais ça peut aussi être, plutôt que de périr dans un accident de voiture, ou de faire un coma éthylique dans un costume de spiderman, une bonne occasion de se mater un bon petit film.

Bref j’avais d’abord pensé faire un truc un peu complet, rassemblant un peu tout, et cela s’est avéré compliqué parce que le genre horrifique est l’un des plus riches du cinéma. Beaucoup de réalisateurs talentueux s’y sont en effet essayé d’une manière ou d’une autre, de Kubrick à Spielberg, en passant par Hawks ou Franju, et bien que par définition appartenant au cinéma d’exploitation, le genre se hisse souvent vers l’œuvre d’art,  et donc, ‘y a un paquet de bons films d’horreur. Compliqué aussi parce qu’il existe un certain nombre de sous-genres.

J’ai donc décidé, en l’honneur de la sortie récente du surprenant La Cabane dans Les Bois, de me concentrer sur ce que l’on pourrait appeler (pour simplifier) le film d’horreur comique, une veine qui cherche l’équilibre parfait et constant entre la tension et l’effroi, et l’humour ou l’excès qui viennent les désamorcer, jouant de la surprise comme d’une blague marrante ou flippante, et ce sans jamais tomber complètement dans la parodie ou la comédie.

A ce titre je ne ferais donc que mention honorable de Gremlins et sa suite The New Batch, dont les moments horrifiques se noient un peu trop dans le PG de rigueur (il est le film qui donnera naissance au PG-13), de Ghostbusters (qui tient davantage de la comédie fantastique mais contient quelques jolies scènes d’angoisse), ou encore Beetlejuice et Rubber, trop déjantés pour faire réellement peur.

La comédie d’horreur apparaît à un moment bien précis, où, ayant déjà nourri un certain nombre de parodies depuis les années 40 (La Petite Boutique des Horreurs) jusqu’à aujourd’hui (la série des Scary Movies), le genre avait envie non plus de se moquer un peu de lui-même, mais de s’amuser un peu avec le spectateur, influencé peut-être un peu aussi par un film japonais aujourd’hui culte…

Hausu (1977)

Si vous n’avez jamais vu le House de Nobuhiko Obayashi, c’est tant mieux parce que comme le bon vin, il se bonifie avec l’âge, et c’est le moment de le sortir de la cave. Ayant toujours été un peu en avance sur son temps, à sa sortie en 77 comme aujourd’hui, ce trip hallucinogène a gardé toute sa bizarrerie et en a même gratté un peu en plus avec les années.

Sous couvert d’une histoire à la con (une bande de jeunes filles venues passer un week-end dans une maison bien entendu hantée par un esprit se nourrissant des âmes de jeunes vierges – chacune,i un peu comme les sept nains, est moins un personnage qu’un gimmick, Prof, l’intello à lunettes, KungFu, la bagarreuse…etc…) Obayashi se sert de la linéarité d’un récit prévisible et simpliste, pour laisser libre court à son imagination, ses fantasmes, inonder ses scènes de sang (et inspirer probablement au passage Raimi) et transformer des objets de tous les jours en créatures gloutonnes (et donner de mauvaises idées à Cronenberg) et en gros et en très large faire n’importe quoi avec n’importe quoi, pour arriver à ce qui fait l’essence de la seriouslywhatthefuckerie nippone.

Essayer de raconter ce film est comme raconter un rêve, impossible d’en garder l’esprit, la puissance, ou la cohérence, essayer de l’expliquer est juste inutile, il faut en faire l’expérience.

El Día De La Bestia (1995)
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Le Jour De La Bête est une vraie comédie. Une comédie avec un sens de l’humour très particulier, une dose non négligeable de gore, mais une comédie, qui s’articule presque comme un épisode de Seinfeld, avec une prémisse de départ enlevée par une succession d’éléments inattendus, pour finir dans le bordel le plus complet. A ce titre certains pourraient objecter que je me contredis. A ceux là je leur répondrais “fermez-là et revenez me voir après avoir vu le film !”

Álex de la Iglesia suit donc un prêtre, ayant compris que la naissance de l’antéchrist aura lieu le jour de Noël à Madrid, et par un concours de circonstances, va s’allier à un fan de heavy metal et au présentateur d’un émission sur l’occulte pour trouver l’enfant et le tuer. Un sens de l’humour particulier donc, et qui fait donc de cette comédie particulière un vrai film d’horreur, poisseux, fiévreux, et méchant.

Tucker & Dale Vs. Evil (2010)
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Le concept derrière Tucker & Dale Fightent le Mal (sic) (non mais vraiment ‘sic’, à se demander ce qui peut parfois passer par la tête de certains distributeurs…) Le concept de ce film donc, a tout de la parodie, mais un peu comme celui qui le précède, a sa place ici parce que contrairement à une parodie telle que Scary Movie, Tucker & Dale n’ont pas peur de mettre les mains dans le cambouis, mais aussi les entrailles, les lambeaux, et le sang.

Inversant le sous-genre du slasher pécore à la Délivrance ou The Hills Have Eyes, Eli Craig fait de deux ploucs bien intentionnés ayant tout juste acquis une baraque au milieu d’une forêt, deux slasher-killers de circonstance, qu’une bande de teenagers paranos, fausses victimes des nos deux héros, mais vrais vilains pleins de préjugés, vont affronter afin de “sauver” de leurs mains sales leur amie Allison.

Le résultat – et la raison pour laquelle j’ai choisi de l’inclure en dépit de sa nature parodique – c’est le degré de violence déferlant à l’écran, chacun de ces petits cons trouvant la mort de façon de plus en plus terrible, tandis que nos deux potes voient leur situation aller de mal en pis…

Demon Knight (1995)
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Billy Zane dans un conte de la crypte. Ai-je besoin d’en dire davantage ?
“Listen to your friend Billy Zane, he’s a cool dude.”

Slither (2006)
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Un concessionnaire (campé par Michael Rooker) est infecté par un parasite extra-terrestre après le crash d’une météorite, et morphe progressivement en une sorte d’alien dégueulasse contrôlant l’infestation de répugnants vers de l’espace, contaminant la population d’une petite ville, que seule sa femme Starla et le Sheriff Pardy semblent pouvoir sauver.

Ce film super crado mais bourré d’inventivité signé James Gunn (futur réalisateur de Gardians of Galaxy) passe par pas mal de savoureux moments, à vous retourner l’estomac, ou à vous agripper à votre siège. Et que ce soit Nathan Fillion, Elizabeth Banks, Michael Rooker (qui ferait passer la transformation de Jeff Goldblum dans La Mouche pour une gentille gastro), Gregg Henry -ou même Jenna Fischer (ex-Mme. Gunn) dans un petit rôle de réceptionniste -, tout le monde semble passer un bon moment, comme nous.

Alors même si vers la fin, Slither se perd un peu dans la surenchère, et ferait presque figure de parodie du Blob ou de Body Snatchers, ou se poserait comme un excellent épisode de X Files, ses créatures, telles ces grosses limaces rouges (‘eurk), sont tellement… ‘eurk, et ses personnages, sa mise en scène et son récit si savamment construits, que Horribilis (en français) est plutôt flippant. Et dégoutant. Surtout dégoûtant.

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Bubba Ho-Tep (2002)

Un Elvis Presley sexagénaire et grabataire doit faire face à une momie qui se nourrit des âmes des pensionnaires d’une maison de retraite.

Ok, je ne crois pas avoir eu la chance d’écrire une phrase aussi géniale de ma vie, alors je pense que je vais m’arrêter là. Je pourrais bien sur préciser que le réalisateur du film est Don Coscarelli, l’auteur de la série des Phantasm. Et que le Elvis en question est campé par Bruce Campbell.

Feast (2005)
feast

Si Feast ne parvient pas à vous séduire, si sa prémisse cradingue ne vous caresse pas dans le sens du poil, il est peu probable que vous soyez de vrais fans d’horreur, et donc que vous ayez parcouru cet article jusqu’ici.

Affichant assez fièrement un esprit dans-ta-face, ce gore fest over-the-top, rempli à ras-bord de clichés – des personnages aux situations – mais aussi et c’est tout l’intérêt, de surprises et de rebondissements, d’humour, d’action et d’hectolitres de fluides corporels en tout genre, est un des meilleurs films d’horreur (catégorie monstre) réalisé ces dernières années. John Gulager ne retient pas ses coups, surtout quand il s’agit de se débarrasser des victimes de grosses bêtes affamées ou de torturer ce bon Judah Friedlander (30 Rock).

A savoir en revanche, que ses suites Feast 2 & 3 sont apparemment horribles (and not in a good way…) donc évitez-les. Toutefois, ruez vous sur ce Feast, vous ne le regretterez pas.

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