Les Meilleurs Épisodes de Télévision de 2012

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Cette année fut particulièrement bonne. La musique fut bonne, bonne, bonne bo… non sans déconner, cette année fut très riche musicalement parlant. Cinématographiquement parlant aussi. La télévision, mieux que ça elle fut surpuissante ! Je voulais m’en tenir comme l’année précédente à 15, et cette année, ce fut bien plus compliqué, donc j’ai envie d’dire, la preuve.

En vérité, si certaines séries de l’an dernier ont tenu la distance, d’autres se sont un peu ramassées, mais pas assez gravement pour que ça fasse une différence pour moi. Comme on pouvait s’y attendre de la part des auteurs de 24, Homeland nous a donné du DanaBrodyrenverseunepersonneavecune-voiture, réminiscent d’un KimBauersecoincelabeujdansunpiègeàoursetyaunpumaquisamène… Cependant, The Walking Dead a redressé la barre, et nous a offert une demi-saison pleine de tension, d’émotion et de gore avant de s’achever sur un mid-season finale un poil anti-climatique, à l’inverse justement, du finale de Homeland, qui était bien ouf. Cette année était déjà ouf si on ne tient compte que des dramas, de la sensationnelle seconde saison de Games of Thrones, la troisième de Justified, la quatrième de Southland, la seconde de Suits, la constance de The Good Wife, le retour en force de Mad Men et la force tranquille de Breaking Bad, et last but not least l’extraordinaire troisième saison de Boardwalk Empire. Si on se met en plus à parler des sitcoms et ‘dramedies’ que le cable, les network et chaines à péages avaient à proposer…

Mentions Honorables :
Girls – The Return ; Suits – All In ; Homeland – The Choice ; Archer – Bloody Ferlin

15. South Park – I Should Have Never Gone Ziplining
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South Park est revenu un peu dans la course à coup d’épisodes un peu plus tapageurs que les autres. Non pas que la série ne soit pas bonne, mais comme 30 Rock, depuis quelques années, une constance dans une certaine qualité tend à faire passer inaperçue l’inaltérable méchanceté de Matt Stone et Trey Parker. Cette saison s’est tout de même légèrement démarquée, notamment avec ce “I Should Have Never Gone Ziplining” qui est juste marrant. Pas le plus méchant ni le plus vilain que les compères aient signé, mais simplement très, très, marrant.

14. Workaholics – Flashback In The Day
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Workaholics était jusque là, comme The League, une sitcom dont on parle peu ou pas assez. Et si The League avait ma préférence l’an dernier, Workaholics, après deux saisons à taper elle aussi dans un délire très ricain (très frat boy) la série de Comedy Central s’est petit à petit créé un univers qui à chaque fois qu’on y vient donne envie d’y revenir très vite. “Flashback In The Day” était un final “super tight butthole” replongeant dans le passé pour nous raconter comment nos trois protagonistes se sont rencontrés. J’aurais aussi pu coller “The Business Trip”, mais “Flashback In The Day” a à la fois le don d’être typique du délire potache et cruel de la série, tout en étant une jolie conclusion à une excellente petite saison.

13. Parks & Recreation – Halloween Surprise
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Parks & Rec’ a entamé sa cinquième saison en forme, après une toute aussi solide quatrième saison. Et une fois de plus ce qui rend cet épisode si bon, c’est à la fois sa tendresse, caractéristique de la série, et qui ici nous amène à ce moment parfait où Ben fait sa demande à Leslie, mais parce que c’est une sitcom et qu’on oublie pas de se marrer, c’est aussi et surtout l’inénarrable séquence de l’attaque cardiaque de Jerry…

12. The Walking Dead – When The Dead Come Knocking
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Cette saison de The Walking Dead nous aura prouvé qu’une série ratée peut se rattraper assez formidablement, au point d’être la série qu’on attend le dimanche (et vu la concurrence le dimanche soir, c’est quelque chose) et que n’importe lequel des épisodes de cette troisième saison mérite sa place icitte. Mais s’il faut choisir, je me devais bien sur d’hésiter entre l’excellent et puissamment émouvant “Killer Within” et celui-ci. La présence du Gouverneur, le zombie-kill de Glenn, le sentiment redoublé d’angoisse et d’horreur tandis que l’idée de bien et de mal se troublent (le Ricktatorship sacrifie un vivant, Woodbury cherche à sauver un mort) et la finalité autour d’une inévitable confrontation font de ce pénultième épisode le meilleur de cette semi-saison, et le meilleur épisode de la série.

11. New Girl – Menzies
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Définitivement la nouvelle sitcom préférée de tout le monde en 2012, New Girl a su imposer la lunaire Zooey Deschanel comme une vraie actrice comique, révéler Max Greenfield et Jake Johnson et faire de ce petit ensemble de personnages l’un des plus attachants, l’un des plus drôles actuellement à la télévision. Après avoir vraiment commencé à fonctionner à plein potentiel quelque part au milieu de sa première saison – à peu près au moment où s’est pointé Dermot Mulroney, aka le sauveur de sitcoms (voir : Friends) – la petite merveille de Elizabeth Meriwether, à travers ce genre d’épisode et tout au long de cette seconde saison, a aussi su raconter son histoire de potes sans rien forcer, ni les nœuds sentimentaux, ni les situations les plus improbables.

Tout semble très naturel, à l’image de ces engueulades où tout le monde se parle dessus, et c’est grâce au talent des auteurs de rendre drôles pas seulement les moments où les protagonistes s’envoient des vannes ou se moquent d’eux-mêmes mais ceux où ils se rapprochent et se disent qu’ils s’aiment (ce que la plupart des sitcoms choisissent de traiter comme des parenthèses un peu plus premier degré, quand ils ne le contrebalancent pas par une blague un peu forcée) et c’est ce qui rend New Girl si agréable et si originale. Ce qui rend “Menzies” particulièrement bon en revanche, c’est Nick. Si la série a d’abord retenu l’attention avec la douchebaggerie sympathique de Schmidt, elle nous a gagné avec la folie et la lose de Nick Miller, et “Menzies” est un véritable festival, et au milieu de ce festival, on a droit à une intense minute de fou rire à cause de Jess et d’un petit chiot dans une tasse.

10. Southland – Thursday
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Southland continue de faire de la série policière comme d’autres font de la musique ou du potage : soigneusement, discrètement, sans artifice et comme personne. Cet épisode est à la fois la preuve et la raison pour laquelle les quelques fans de la série la regarde et les autres ont tort de ne pas le faire. “Legacy” est l’un des meilleurs épisodes de la saison, par son caractère sociologique particulièrement affuté, utilisé pour décrire un peu mieux le personnage de Cooper, contrebalancé par l’aspect instantanément comique dans l’escalade des farces entre Sammy et Ben, et le rapport de cruauté et de force qui y est lié. Mais le final de la saison est en tant que tel et une fois de plus, subtilement conclusif, puissamment paroxystique et gentiment cathartique. Pour tout ça ou simplement pour sa Heat-esque scène de fusillade, “Thursday” s’impose comme l’un des meilleurs moments de télévision de 2012.

9. 30 Rock – Live From Studio 6H
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Zippity-doo-doo indeed. Cette liste des meilleures épisodes de 2012 n’aurait pas été complète sans cet épisode live de 30Rock. J’ai choisi New Girl, Parks & Rec’, It’s Always Sunny In Philadelphia, Workaholics et South Park au profit de Archer, Bob’s Burger, The League ou Community parce que réellement, un bon épisode de sitcom est un épisode marrant. Et Dieu ce que ce “Live from Studio 6H” est marrant. Il n’y a vraiment rien d’autre à ajouter, à analyser ou à interpréter ici, il s’agit juste d’un épisode vraiment marrant, notamment à cause des caméos de Jon Hamm, Amy Poehler ou Fred Armisen… Mais surtout Jon Hamm.

8. Justified – Coalition
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Cette troisième saison de Justified aura réussi à faire ce que beaucoup de séries avant elle, et notamment SOA, ont raté. Parvenir à égaler une seconde saison en tout état de cause d’un niveau jugé remarquable, et ainsi prouver qu’elle est une grande série dramatique. En remettant les compteurs à zéro, sans repartir toutefois du point de départ, et avec quelques nouveaux arrivants dans la partie, nos différents joueurs se font la nique de plus belle, sans que rien ne semble sur-écrit ou sous-écrit, évident ou prévisible, mais presque organique. C’est brillant, badass, Justified est en cela l’exact opposé de SOA : subtil, ‘understated’ quand l’autre surligne tout, calme et travaillé quand l’autre fait n’importe quoi avec des personnages dont il ne sait pas quoi faire, une histoire qu’il ne sait pas raconter, et 13 épisodes qu’il ne sait pas comment remplir. “Coalition” se pose ainsi comme l’épisode où cette tension, impeccablement nourrie par chaque séquence de chacun des épisodes précédents, explose pour mieux pousser chacun de nos héros en avant, vers une nouvelle saison, un nouveau chapitre.

7. Doctor Who – The Angels Take Manhattan
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Si certains fans ont pu dire que ce début de saison 7 ne tenait pas toutes ses promesses (et il est vrai que la question posée à la fin de la saison 6 n’a pas (encore) été adressée) ce “Angels Take Manhattan” m’a juste laissé sur le carreau, et si cet épisode ne vous a pas beaucoup diverti et un peu attristé, alors vous n’êtes ni un vrai fan, ni un véritab’e être humain…

6. It’s Always Sunny In Philadelphia
– Charlie And Dee Find Love / The Gang Dines Out
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Comme un adieu aux armes, cette huitième saison n’a eu de cesse de faire référence au passé de nos cinq compères. Chaque épisode était ainsi un hommage plus ou moins subtil grossier à un épisode précédent, eux-même gavées de références à d’autres épisodes des saisons passées, qu’il s’agisse de clins d’oeil discrets (“Frank’s Back In Business”) de mises en abîme malignes (“The Gang Gets Analyzed”) ou de révisions honteuses, “Charlie’s Mom Has Cancer” étant un ‘callback’ au classique de la saison 1 “Charlie Has Cancer” comme “The Gang Recycles Their Trash” est un remake d’un autre classique, de la saison 4 cette fois, “The Gang Solves The Gas Crisis” tandis que “Reynolds vs Reynolds : The Cereal Defence” renoue avec le chaos de “Chardee MacDennis : The Games of Games”.

Rob McElhenney, Charlie Day, et Glenn Howerton se sont en effet amusés à définir et redéfinir ce qui fait l’essence d’un épisode de It’s Always Sunny In Philadelphia, en dénonçant eux même, par le biais de leur personnages, leur redites. La réalité de nos héros a toujours été “autre” comparée à la celle de How I Met ou The Office, s’inscrivant dans un délire inextinguible, libéré d’une certaine idée de vraisemblance ou de crédibilité sans vraiment être complétement dénuée de l’idée d’autorité morale – nos protagonistes ne sont simplement pas du bon côté de celle-ci. Et dans cette réalité, c’est la seule constante. Comme une série d’animation, Sunny pourrait alors continuer cent-sept ans, sans que jamais le gang ne soit à cours de gens à qui pourrir la vie, même si presque par esprit de contradiction, cette saison fait l’bilan.

Et en fait de bilan, c’est presque un best-of que cette extraordinaire huitième saison nous aura donné. Chaque épisode mériterait de figurer dans ce classement, en particulier le fantastique “Maureen Ponderosa’s Wedding Massacre” ou le stupéfiant “Frank’s Back In Business”, et quoique l’épisode met un peu le frein sur les références, je choisirais le trompeur et surprenant “Charlie And Dee Find Love” un petit peu à cause de Alexandra Daddario. Et aussi donc, parce qu’après avoir fini cet article, la série n’a rien trouvé de mieux que de faire encore mieux avec “The Gang Dines Out”, comme pour illustrer mes arguments, et parce que cette saison le méritait bien, ce n’est pas un mais deux épisodes de Sunny qui se placent ex-æquo à la 6e place.

Dans “Charlie And Dee Find Love”, après que Charlie ait une fois de plus subi le rejet de la serveuse, Dee et lui tombent amoureux d’un frère et d’une sœur un peu bourges avec qui ils se sont accrochés en voiture, ce qui amène Mac, Dennis et Frank à jouer les second rôles dans des numéros époustouflants de connerie, Mac faisant la démonstration de ses moves de karaté, Dennis de ses moves de pervers. Un épisode faisant la part belle à Charlie, de son analphabétisme à son addiction au fromage, en passant par son inadéquation vis-à-vis de la gente féminine, couplé à Sweet Dee, ses réflexes pharyngés, sa transpiration excessive, son recours systématique à l’alcool dans les situations stressantes. Mais ce qui fait de cet épisode un classique instantané, c’est son twist final, qui achève de ranger Charlie Kelly, Le Roi des Rats, parmi les meilleurs personnages de l’histoire de la télévision…

“The Gang Dines Out” quant à lui s’ingénie mieux que les autres épisodes de cette saison à minutieusement pointer chacune des idiosyncrasies de chacun des protagonistes de la série dans un bottle épisode qui pourrait presque faire figure de modèle à l’univers de Sunny. Plus encore que le conceptuel “The Gang Gets Analyzed” ou que le didactique “Reynolds vs Reynolds : The Cereal Defence”, il s’agit d’observer simplement les différentes dynamiques du groupe, qu’il s’agisse de Mac et Dennis ou Charlie et Frank, et comment celles-ci contraignent la dynamique Mac et Charlie et ignorent carrément Dee, parce que bien sur, “shut up Bird!” Juste à se pisser dessus.

5. Game of Thrones – Blackwater
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On est tous d’accord là, j’ai pas… J’ai besoin de développer ou bien? Non? Non. C’est bien c’que j’pensais.

4. Boardwalk Empire – Margate Sands
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Parce que ce petit gif suffit amplement, je vais me contenter de copier-coller un de mes commentaires sur Warming Glow résumant assez bien mon sentiment concernant cet époustouflant final :

It was about how Nucky resorted to intrigue instead of violence (well maybe a little violence) to save himself, becoming a full gangster in the process. How their situation finally drew the Thompson brothers closer, and how the Chalky-Capone combo delivered in brutality and awesomeness. Chalky can become a club owner, and Capone a full blown “kaïd”. It was about the journey of Richard Harrow, TravisBickling his way to save Tommy. Making us beg for him not to die.

I also really liked that instead of giving Gyp a hero’s death (in a face to face with Richard for example) they gave him a dog’s death, knifed in the back on a beach, while pissing…

Pour ceux qui comprennent pas l’anglais, disons juste que c’était énorme.

3. Louie – Late Show : Part III
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Louie est une série unique, je l’ai écrit et répété. Sublime plastiquement. Riche thématiquement. Originale. Unique donc. Cet arc en trois parties fut probablement l’un des trucs les plus brillants de cette saison télévisuelle. Il y a quelque chose de fascinant dans cette histoire de late show d’abord à causes des rouages dénoncés par CK, des plus exac’s aux plus invraissamblab’es, mais fascinant aussi parce que ça en dit beaucoup sur ce personnage ni parfaitement réel ni réellement imaginaire, tant sur ses aspirations d’artiste que sur ses motivations d’humain.

2. Breaking Bad – Dead Freight
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1. Mad Men – Far Away Places
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