15 Séries Pour Oublier Breaking Bad

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Breaking Bad, c’est fini. Et bien que chaque seconde de chacun des épisodes de cette dernière saison fut savourée aussi bien que disséquée, celle-ci a achevé de démontrer – s’il était nécessaire – à quel niveau la série pulpeuse de Vince Gilligan s’est hissée, et à quel type de série elle prétendait appartenir. Elle restera comme l’une des plus grandes séries de l’age d’or de la télévision, et je pourrais être méchant en ajoutant que c’était d’autant plus évident si on la comparait à l’indigente dernière saison de Dexter, qu’il était vraiment très difficile de regarder, n’étant plus que l’ombre d’une autrefois prometteuse série, dont la première et quatrième saisons sont quelques unes des meilleures saisons de télévision de son histoire. Et tant que je tiens mon hyperbole, je dirais que cet ultime chapitre de Breaking Bad est probablement l’une des meilleure – sinon la meilleure – saison de clôture, toutes séries confondues. Easy. Seul le temps nous dira, parmi cette liste, quelles séries tiendront de Breaking Bad, et lesquelles se ramasseront comme Dexter.

Breaking Bad c’est fini, mais c’est pas une raison pour arrêter de regarder la télé, c’est au contraire une opportunité pour voir enfin The Wire si c’est pas fait; vous mettre à Game of Thrones, à Doctor Who (qui revient en novembre), ou Mad Men (pour ceux qui n’ont jamais commencé, ou se sont arrêté en cours de route, c’est le moment, la prochaine saison, qui se divisera en deux parties, sera aussi la dernière.) Ou bien comme le propose cette liste, power-mater quelques séries ayant quelques saisons derrière elles, ou se laisser tenter par les petites nouvelles, celles qui en tout cas, méritent d’être mentionnées, qu’elles soient des hits assurés ou de potentielles merveilles. Je ne parlerais donc pas de la vingtaine de sitcoms, polars ou dramas qui se verront annulées dans l’année, ou ne présentent pas un intérêt pressant, à l’instar du Almost Human de J.J. Abrams,, du Mob City de Darabont, ou du True Detective prochainement sur HBO, mais on y viendra, ‘z inquiétez pas. Et je ne parlerais pas non plus des séries CW, parce que j’ai plus quinze ans…

(n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour les articles correspondants)

15. THE BLACKLIST (NBC)
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Comme je fais mal mon boulot, je n’ai pas encore regardé The Blacklist (et il est probable que je ne la regarderais pas, mais chut! ) D’aucuns disent que la série horrifico-policière (dans la tendance du fantastique Hannibal) a du potentiel, mais est prévisible ; que ce qui joue véritablement en sa faveur c’est James Fucking Spader, qui crame la péloche à la simple force de sa voix, ses rictus et son regard. C’est vrai que la future voix d’Ultron dans le prochain Avengers, connu pour Boston Legal… et la dernière saison de The Practice, et Stargate, et The Office et Pretty In Pink; a du charisme à revendre, mais est-ce suffisant pour tenir une série ? Est-ce qu’énumérer la filmo’ d’un acteur suffit à distraire ses lecteurs quand on a rien à dire sur un truc qu’on a pas vu ? Pour répondre à la première question, je renverrais les plus sceptiques à The Following qui l’an dernier nous a attrapé avec Kevin Bacon, et nous a trompé avec un intrigue moisie. A prendre avec des pincettes.

14. EASTBOUND & DOWN (HBO/OCS)
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La quatrième, et vraisemblablement dernière saison de Eastbound & Down a s’est terminé en beauté, et le retour en grâce de Kenny Powers, autrement dit le retour au bravado contagieux de Danny McBride, son apologie du mauvais gout et des mauvaises manières, avait des allures de jugement dernier… Alors si l’humour grossier et grinçant c’est pas votre verre de thé (l’humour c’est subjectif après tout) vous avez l’embarras du choix, entre Parks & Recreation, It’s Always Sunny In Philadelphia, The League, Bob’s Burger, South Park (qui est entré dans sa 17e année), Archer (qui revient en janvier), New Girl, et le nouveau Brooklyn Nine-Nine (voir plus bas)…

13. THE GOOD WIFE (CBS)

La cinquième, et vraisemblablement dernière (décidément) saison du drama légal de CBS a entamé sa course dimanche dernier, avec un “premiere” qui annonce la couleur, le divorce sera consommé entre Alicia/Carry et Gardner & Lockhart… Il n’y a aucune raison pour The Good Wife de se rater cette année, et donc peu de chances que cette série chie sur son héritage, comme Dexter, ou ne cesse simplement d’être intéressante (et réaliste) comme Damages. Il n’y a donc aucune raison de se priver d’un truc de la trempe de The Practice – pour ceux qui s’en souviennent encore – un modèle d’écriture, de réalisation et d’interprétation – de Juliana Margulies à Chris Noth, en passant par Josh Charles, Matt Czuchry, l’énorme Alan Cumming et la sublime Archie Panjabi…

12. MASTERS OF SEX (Showtime)
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Je vous en dirais plus lorsque j’aurais mis la main sur le pilote, mais d’après ce que j’ai pu lire ici et là, la comédie de Showtime dans laquelle la sublime Lizzy Kaplan et l’excellent Michael Sheen se déshabillent, au figuré comme au sens propre… eeeeet là je sais que je m’en tire avec un jeu de mots faiblard parce qu’en principe, tout le monde a arrêté de lire après «Lizzy Kaplan se déshabille.» La série raconte l’histoire de William Masters et Virginia Johnson, deux pionniers dans le domaine de la sexologie, “pionniers” dans le sens où les deux semblent passer leur temps à niquer. De la télévision de qualité en perspective.

11. HOMELAND (Showtime)
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La semaine dernière, Dexter nous disait donc adieu (bon débarras) et cette semaine, nous disions “re” (bon en même temps personne ne dit “re”) (sauf ironiquement) (mais du coup ceux qui disent “re” où est l’ironie? ne contribuent-ils pas à perpétuer cette expression de merde) (passons) (désolé) (je disais) nous retrouvions Homeland, la série de Howard Gordon & Alex Ganza, et qui en un épisode a déjà posé les enjeux d’une saison qui promet d’être aussi palpitante que les deux premières, si elle ne nous refait pas un Kim Bauer histoire de remplir l’intrigue avec Dana, qui, comme sa mère et son frère, ont visiblement bien morflé depuis le dernier épisode – et vu que son petit ami n’est autre que Zach, le serial-killer de la dernière saison de Dexter, ça pue les rebondissement à deux balles. On ne sait rien des faits et gestes de Brody, ennemi numéro un depuis l’explosion de Langley. Quant à Carrie et Saul, il semble que le dernier, qui a été nommé directeur vu que tout ses supérieurs sont morts, doive sacrifier la première (Danes parvient à trouver de nouvelles façons de jouer l’instabilité mentale.) Carrie dépose devant le congrès au sujet de l’imbroglio Brody/Nasir/immunité/explosion et un sénateur en particulier, Lockart, semble vouloir la peau de tout le monde, et voir disparaitre l’agence. Afin de sauver les apparences, Saul (Patinkin en impose toujours autant) dirige une opération qui voit Quinn infiltrer la “forteresse” d’un terroriste – une scène énorme. De l’enjeu que je vous dis.

10. THE WALKING DEAD (AMC/OCS)
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En octobre prochain (c’est bientôt), nous pourrons suivre la suite des aventures de Rick et sa bande, toujours aux prises avec le Governor… et des zombies. La bannière laisse rêveur…

9. ENGRENAGES (CANAL+)
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En attendant la cinquième (tournage prévu pour novemb’e), vous avez largement le temps de rattraper les quatre saisons de l’une des seules séries françaises qui vaillent vraiment le détour. Ou vous pouvez croire Télérama et son engouement sans limites pour la très surestimée (j’ai pas dit nulle à chier) (j’l’ai pas dit) Les Revenants, qui certes envoie le bois en termes d’atmosphère, de personnages, mais coince assez sérieusement au niveau de l’intrigue qui aime perdre son temps, et faire perdre son temps au spectateur si on considère la fin de la première saison. Comme tout le monde, je serais rivé devant mon écran lorsque passera la seconde (jeu de mot HA!) mais en attendant, misons sur un truc qui fait le job efficacement, distille une tension de ouf, et affiche une distribution sans faille, misons sur Engrenages. La saison à venir parlera de “tontons” de “cousins”, bref d’indics, et misera sur une enquête chorale, où tous les personnages seront réunis, contrairement à l’an dernier où nos deux avocats s’associaient et notre juge faisait front en solo, pendant que nos flics couraient dans tous les sens et jouaient à la guerre des polices. Le commissaire Eric de Barahir (qui conçoit les intrigues depuis la seconde saison) tire sa révérence pour reprendre du service, le rôle de scénariste sera donc assuré par Simon Jablonka. Et pour les fans de Faîtes Entrer L’Accusé, l’immense Juge Gilbert Thiel, outre son rôle de consultant, jouera comme dans la saison 4 le prez du tribunal de grande instance de Paris.

8. AGENTS OF S.H.I.E.L.D. (ABC)
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La série chapeautée par Joss Whedon était très anticipée, et retrouver le king of the nerds dans son medium après le succès des Avengers avait de quoi nourrir les fantasmes des Whedonites qui espéraient se consoler de l’annulation de chacune des séries de leur maître. Il est encore tôt pour apporter quoique ce soit de pertinent en ce qui concerne la saison à venir, ou la série elle-même, sinon que le premier épisode rappelle les bonnes heures de Heroes (mais si rappelez-vous!) et le second l’ambiance et les rebondissements d’Alias – il semblerait que la série se situe quelque part entre les deux. Les effets spéciaux sont plus que décents pour une série télé, et les protagonistes ont le potentiel d’être de très attachants personnages whedoniens, même si on peut trouver à certains un léger manque de charisme (et je parle pas de toi Brett Dalton). L’agent Coulson quant à lui n’est évidemment plus à présenter, et si la couleuvre de sa réapparition s’avale avec un peu de difficulté, l’abattage de Gregg et le petit twist augurent du meilleur (et d’un twist par dessus le twist !) Aussi, il y a pire comme guest star que Samuel L Jackson. Le backlash pourrait venir pointer le bout de son nez si aisément, vous comprendrez que je muselle mon emphase habituelle, reste que si la série trouve sa personnalité, et que l’intrigue passe à la vitesse supérieure, cette nouvelle entrée dans le Marvelverse risque de faire pas mal parler d’elle. Maintenant, reste à savoir si Agents of S.H.I.E.L.D. tient de Dollhouse (non) ou de Firefly (yay)…

7. SLEEPY HOLLOW (FOX)

La nouvelle série de Roberto Orci et Alex Kurtzman est, je l’avoue direc’, mon pêché mignon de la rentrée. Le premier épisode, au passage impeccablement réalisé par le Len Wiseman de Die Hard 4 (ouais je sais moi aussi j’étais surpris!), possède nombre d’atouts qui autrement ne suffiraient pas à en faire une vraie bonne série, parce que dénuée desdits atouts, elle est au final un procedural épisodique, donc fatalement amené a noyer son concept sous l’aspect répétitif de sa forme. Mais ça peut suffire. Si l’on se fie aux fanboys de chez Télérama, House a quand même – dans un registre différent – au moins une cinquantaine de bonnes saisons. Au moins. Sleepy Hollow opère dans le fantastique, garde les pieds sur terre grâce à son déroulement policier, et en cela fait un peu penser à la série de SyFy Haven. Tout en tirant de la légende originelle son cavalier sans tête et son Ichabod Crane, et du film de Burton son imagerie gothico-horrifique, ses clairs obscurs, ses aplats nébuleux, et ses chorégraphies épéistes, les deux auteurs de Fringe modernisent l’intrigue en réveillant ce bon Ichabod au vingt-et-unième siècle, le flanque d’une jeune adjointe du sheriff, pour mettre à jour un complot maléfique où les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, George Washington, Satan, sorcellerie et franc-maçonnerie se confondent dans un tout-à-l’emballe ésotérique des plus réjouissants. Le twist à la Retour vers le Futur (ou Les Visiteurs, si vous préférez) pourrait se ramasser, mais notre protagoniste (Tom Mison) a du charisme et de l’aplomb (comme tout bon acteur britannique qui se respecte) tout comme sa charmante side-ass-kickeuse (Nicole Beharie) et leur complicité est ravissante, tout comme la tonalité de la série, entre grand-guignol, intime et n’importe-quoi, et c’est déjà pas mal.

6. HANNIBAL (NBC/CANAL+)
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Hannibal fut un peu la surprise de la fin de saison 2013. Conçue par le mésestimé Bryan Fuller, déjà responsable – entre autres – de deux séries annulées au bout de deux saisons, quoique célébrées par un noyau dur de fans, Dead Like Me et Pushing Daisies, et au travers desquelles son obsession pour la mort se déclinait dans un registre fantastique loufoque super original, on pouvait craindre que cette nouvelle adaptation des aventures du cannibale ne l’oblige à la plus stricte précaution et une certaine retenue, mais aussi à une existence de courte durée. Si cela se vérifie dans la mesure où l’humour décalé cède la place à une lévité morbide toujours de mise dans les thrillers un brin violents (bien qu’ici, et on en a eu la teneur dans le Hannibal de Ridley Scott, il s’agit de blagues gastronomiques), on peut en revanche se réjouir d’une esthétique gore d’un level rarement atteint à la télévision, d’une réalisation im-péc-cab’ et d’un casting trois étoiles (mention spéciale à Mads Mikkelsen, qui si je peux me permettre, est à Anthony Hopkins ce que Heath Ledger est à Jack Nicholson) tout cela participant à une ambiance paroxystique, ainsi qu’à une intrigue s’inspirant assez librement de la relation entre Will Graham et Hannibal Lecter dans Dragon Rouge, qui n’a toujours pas fait son entrée. Tout le mal qu’on peut d’ailleurs souhaiter à la série, c’est de nous rejouer la saga de Thomas Harris… Or, si les critiques sont unanimes, l’audience en revanche n’a pas été au rendez-vous, la faute à une ultra-violence qui a pu rebuter les estomacs fragiles. Cependant on peut s’attendre à ce que d’ici avril, certains aient rattrapé la première saison et répondent présent pour la seconde, que NBC matraque un peu niveau promo, et que le succès permette à Hannibal de nous présenter une nouvelle Clarice en 2015…

5. THE AMERICANS (FX)
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Pour ceux qui auraient manqué la vraie réussite de l’an dernier (sorry Hannibal) les 13 épisodes qui constituent la première saison de The Americans se rattrapent rapidement, qui plus est si vous tombez sous le charme vénéneux d’une série qui fait ce que d’autres font très bien (ou moins bien) depuis les Sopranos, du soap opera classos dilué dans de l’intrigue policière en espérant que ça prenne. Et ça prend. Ça prend parce que si l’aspect espionnage est rondement mené, parvenant à maintenir une tension sur l’étendue de la saison tout en réservant quelques rebondissements à chaque épisode, c’est l’attention porté à l’aspect soap qui nous accroche aux personnages, pour ne plus nous lâcher. Leur histoire, celle de deux espions russes menant une vie d’américains biens sous tout rapport, parents de deux enfants, dans une banlieue résidentielle de Washington durant l’ère Reaganienne, jonglant problèmes maritaux, missions nocturnes, cas de conscience et crise existentielle, a quelque chose de juste, d’authentique, le mérite en revient à un duo d’acteurs remarquable (Keri Russell et Matthew Rhys), des personnages secondaires possédant de vrais personnalités (plutôt que de jouer les gimmicks comme dans Dexter) (vous l’aurez compris, j’ai la haine pour Dexter) à un showrunner, Joseph Weisberg, ancien de la CIA, et une reconstitution subtile des années 80.

4. BOARDWALK EMPIRE (HBO/OCS)
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Lentement et pas toujours très surement, à travers une relecture souvent approximative mais toujours passionnante de l’histoire de la Prohibition, et de certaines de ses célèbres figures – souvent aussi plombée par des intrigues de soap infoutues, heureusement relevée par des moments de violence et de suspense à mettre les nerfs à vif – la série gangsterrifique de Terrence Winter a entamé sa quatrième saison début septembre délestée et revigorée par de nouveaux et énigmatiques personnages : du docteur Narcisse (campé par l’impeccable Jeffrey Wright) au mystérieux Roy (ce bon vieux Ron Livingston, Office Space), en passant par Ralph et Frank Capone (Domenick Lombardozzi, The Wire, et Morgan Spector) ou J. Edgar Hoover – et avec lui un rutilant Bureau d’Investigation – nos héros, du Nucky Thompson de Buscemi au Van Alden de Michael Shannon, en passant par le Chalky de Michael K Williams se sont chacun trouvé une occupation qui promet de tourner au vinaigre. Quant l’un s’en va en Floride, et y rencontre ses barmaids couillues (Patricia Arquette) et sa pègre redneck, l’autre s’acoquine avec les trois frères chicagolais les plus redoutables et les plus infréquentables des fantastiques années 20, tandis que le dernier voit son rêve déjà souillé par le sang… Après les “échauffements” de la saison passée, c’est le statu quo entre la fratrie Thompson d’Atlantic City et les gangs new-yorkais de Masseria et Rothstein. Or is it?  C’est ce que ce nouveau chapitre, via son lot de trafics, de dupes, de tueries et de badassitude, nous dira. Et ce Capone sous coke vidant sa sulfateuse sur un malheureux dans l’épisode de dimanche dernier nous fait espérer que cette saison maintiendra Boardwalk Empire comme un drama digne du grand divertissement dominical de HBO.

3. JUSTIFIED (FX)
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Bien que la série de FX ne reprenne qu’en Janvier prochain, c’est le temps qu’il faut à tous les inexcusables retardataires pour mater les 4 saisons de l’extraordinaire Justified. Ce serait le meilleur hommage que vous pourriez rendre à Elmore Leonard, papa des personnages de Raylan Givens et Boyd Crowder, mais aussi de Jackie Brown et Out Of Sight, et qui nous a récemment quitté. Justified peut se vanter d’une distribution d’exception, de personnages pittoresques et néanmoins travaillés, et d’intrigues diverses et variées : une série de missions et une Némésis dans la saison 1, une famille de péquenauds mafieux flippante dans la 2, une ribambelle de dangereux ennemis dans la 3, et une enquête fleuve dans la 4. Bref, les superlatifs ne manquent pas, mais me manqueraient presque, tant Justified, maintenant que Breaking Bad c’est de l’histoire ancienne, et que Mad Men semble s’amuser à faire durer le plaisir au détriment de l’originalité (ou en attendant que la série ne revienne si on est moins sévère), se définit comme LE meilleur drama actuellement à la télévision. Point. La saison 5 verra Michael Rapaport tenir le rôle de Dale Crowe Jr. patriarche amoureux d’alligators d’une famille de gangsters de Floride, qui viendra hanter notre bon Raylan, peut-être à cause de ses bavures à Miami.

2. LOUIE (FX/OCS)

Je sais que j’en ai déjà parlé, ici et , mais depuis, force est de constater que si CK est devenu la plus grande star du stand-up outre-Atlantique, Louie s’est affirmée comme une grande, grande série américaine, racontant avec une justesse infinie et un humour très noir les petites tragédies d’un comique new-yorkais qui sort d’un divorce et entre dans la quarantaine, use les planches des fameux Comedy Cellar et Carolines, et fait de son mieux pour élever ses deux filles dans un monde qui lui inspire dédain, moquerie ou désespoir, peuplé de caméos de luxe, de Ricky Gervais à Jerry Seinfeld, en passant par Robin Williams, Parker Posey ou l’étonnant David Lynch…) Profitez de son hiatus (pas de saison cette année, mais l’an prochain) pour rattraper.
Non non mais y faut. Vraiment. Y s’rait temps… Sérieux.

1. BROOKLYN NINE-NINE (FOX/CANAL+ Séries)
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Il est rare, rarissime même, que le premier épisode d’une sitcom soit aussi drôle et aussi posé que celui de Brooklyn Nine-Nine. Il faut un peu de temps à une comédie sérielle pour trouver son groove comme on dit, et Michael Shur, à qui on doit les meilleurs épisodes de The Office mais surtout Parks & Rec‘, laisse son expérience parler pour lui avec une aisance à l’image de son personnage principal, un Adam Samberg fraichement sorti de SNL, parfait en adulescent policier surdoué, dans cette comédie dont le concept étonne qu’il n’ait pas été imaginé plus tôt, s’inscrivant dans le délire des consœurs suscitées, sans l’équipe documentaire ni les confessions face caméra. Adam Sandler donc est la star d’un commissariat du borough new-yorkais, composé entre autres de Chelsea Peretti, Joe Lo Truglio, et dans un contre-emploi (ou presque) furieusement épatant, Terry Crews, pendant que l’immense André Braugher (Homicide: Life on The Streets, Last Resort) joue les Monsieur Loyal avec une froideur qui confine au superbe dans le rôle de leur nouveau commissaire. C’est définitivement la sitcom de la rentrée, Canal Plus Séries la diffuse déjà, grand bien leur fasse, et tant que la petite nouvelle de la Fox qui a déjà trouvé son ton et son rythme en profite pour croquer davantage ses persos, on se fait pas de souci.

 

A cette liste pourraient venir s’ajouter Almost Human, la nouvelle série de science-fiction produite par JJ Abrams pour la Fox, ou encore Helix série fantistque horrifique sur Syfy, ainsi que les nouvelles saisons de Game of Thrones et de Orphan Black, ou de Mad Men. Et surtout True Detective, sur HBO, puis Fargo, sur FX, et bien sur 24 : Live Another Day, qui débuteront au cours de l’année prochaine…

2 thoughts on “15 Séries Pour Oublier Breaking Bad”

  1. Et moi j’en propose 37 : http://bit.ly/1ame20V ! Haha. En tout cas ça fait plaisir, on sent le sérievore qui sait de quoi il parle, qui connait ses classiques. Ya pas longtemps je demandais la série préférée d’un mec de 40 piges et il m’a répondu True Blood. So navrant..

    Tes choix de séries sont bons, même s’il y a beaucoup de nouvelles séries récentes. J’ai tenté Hannibal qui, objectivement est bon, mais les stands alone c’est juste plus pour moi. Sinon bonne idée de conseiller Louie, Boardwalk ou Justified, que de bonnes séries ! Mais tu as raison : ça va être difficile de remplacer Breaking Bad, 3e de mon top série, d’un niveau incroyable qu’on ne reverra de si tôt. Bel article !

    1. Très classe ton blog. Le truc de cet article, c’était évidemment de m’en tenir à 15, plus ou moins récentes. J’invite mes lecteurs à aller mater de la série chez toi, en particulier Twin Peaks pour ceux qui n’y connaissent rien, Seinfeld, Les Sopranos, ou encore Deadwood.

      Je les aviserai en revanche d’éviter The Newsroom ou SOA, dont le ratio investissement du spectateur vis-à-vis qualité de la série en font de grosses pertes de temps. Une seule saison d’une série telle que Freaks & Geeks, vaut toujours mieux que les 8 saisons (8 saisons!!!) de la douteuse et infecte Entourage. Plutôt se concentrer sur Hannibal, que tu aurais tort de prendre pour un stand alone (série basée sur une structure classique d’un scénario par épisode.)

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