beetlejuice

15 Films D’Horreur Pour Halloween : La Revanche

Je vais me répéter, c’est pas très original de proposer une liste de films d’horreurs pour Halloween. J’aurais pu opter pour des dessins-animés ou des péplums, mais il s’avère que je trouve l’originalité un peu surfaite.

L’an dernier j’ai voulu commencer gentiment avec sept (et quelques) films que l’on range dans la catégorie des comédies d’horreur. Alors pour cette seconde incursion, j’ai décidé d’aller à l’opposé et parler de la veine possiblement la plus flippante du genre horrifique : la possession.

A défaut d’arguments sensés pour supporter cette affirmation quelque peu subjective, je ne peux qu’apporter le témoignage de ma propre peur, parce que véritablement, l’horreur vient de nos traumas, de nos phobies, aussi irrationnelles soient-elles, et l’idée du Mal comme entité invisible, omnisciente et omnipotente, l’idée de notre impuissance face à une force maléfique et immatérielle est si simple, et partant, possible, qu’elle en devient terrifiante.

C’est ce qui en fait à mon sens le sujet qui fonctionne le mieux au cinéma. Il n’est jamais montré, ou rarement. Les mythes du vampire, du fantôme, du zombie, du monstre ou du loup-garou, demandent une certaine crédulité de la part du spectateur, qui sait qu’ils n’existent pas. Leur incarnation au cinéma, si souvent associée aux trucages, à des effets gores et prosthétiques qui peuvent distraire, déconcentrer, leur fait perdre leur pouvoir sur le spectateur.

Satan, Azazel, Puzuzu, quel que soit le nom que revêt le démon, touche à une peur plus profonde, plus pernicieuse…

Ahí Va El Diablo (2013)

Comme excuse à cette liste, je propose un film d’horreur que personne (ou presque) n’a encore vu, vaguement prévu pour l’an prochain, mais déjà disponible par des voies pas très légales, et qui à voir son envoutante bande-annonce (parue hier), renoue avec un certain style, une certaine ambiance, et le genre d’intrigue des films d’épouvante des seventies… Et en effet, ce Here Comes The Devil prend à contrepied un pan du cinéma d’horreur contemporain, ses effets numériques comme ses trucs de mise en scène et son abus du gore.

Cette histoire de parents faisant face à la disparition de leurs enfants, puis les changements de comportement qui accompagnent leur réapparition, est racontée de façon étonnamment minimaliste par Adrián García Bogliano, qui choisit de dévoiler ses indices au compte-goutte, alors que ses deux protagonistes succombent rapidement au doute pour tomber dans la folie, tout en infusant son film dans une imagerie sexuelle et chrétienne typique du cinéma mexicain. Sympatico.

The Amityville Horror (1979)

Adapté du best-seller de Jay Hanson, basé sur les témoignages de la famille Lutz, ce film, un des plus rentables de l’histoire, fut aussi un échec critique cuisant, Roger Ebert le qualifiant de poussif et de déprimant.

Au delà de ses qualités et défauts, des spéculations sur ce qui est vrai ou faux dans cette histoire, Amityville a gardé une certaine gueule, typique d’une époque où Hollywood s’était mis à prendre le genre horrifique au sérieux, et confiait à Stuart Rosenberg (Cool Hand Luke) la réalisation d’un film soigné, dans sa photographie, son découpage, en passant par la direction des deux acteurs vedettes James Brolin et Margot Kidder, jusqu’à l’envoutante composition de Lalo Schifrin.

Et bien que son impact, son suspense, se sont un peu étiolés avec les années, Amytiville parvient tout de même – contrairement à son remake de 2005 – à distiller une belle atmosphère et frapper par quelques scènes chocs, telles celles qui ouvre et ferme son récit. Un récit renforcé par ce côté “inspiré de faits réels” un rien flippant, qui plus est s’il vous prend l’envie de vous renseigner sur le net…

The Exorcism of Emily Rose (2005)

Basé sur l’histoire vraie d’Anneliese Michel, un jeune allemande décédée au cours d’un exorcisme, ce film signé par le réalisateur de Sinister entremêle savamment les genres, possession démoniaque et thriller juridique, afin de raconter l’histoire d’une avocate (Laura Linney) défendant un prêtre accusé d’avoir causé la mort d’une jeune fille jouée par une Jennifer Carpenter (Dexter) donnant de sa personne.

Son calvaire est ainsi retracé à l’aide de flashbacks, et s’apparente à une enquête, remontant la piste des indices, des témoignages, et tente de répondre à une question : Qu’est-il arrivé à PamEmily Rose ?

The Conjuring (2013)
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Comme The Amityville Horror près de 35 ans auparavant, The Conjuring traite de faits sur lesquels les fameux Edward et Lorraine Warren ont enquêté (d’où le sous-titre français : Les Dossiers Warren)

La véracité des investigations paranormales du couple de démonologistes est discutable, et cette histoire – la possession de la famille Peyron au début des années 70 – est certainement trop “belle” pour être vraie. Le film de James Wan, l’auteur de Saw, n’en est pas moins indiscutablement effrayant.

Mêlant les éléments du film à enquête à ceux des meilleurs films de possession – et dans une moindre mesure quelques unes des bonnes idées du found footage – le résultat dépasse en puissance évocatrice le modèle suscité et grâce à des effets bien sentis, d’excellents numéros d’acteurs et une tension courant sur toute la durée du métrage, The Conjuring s’impose comme un classique instantané.

The Entity (1982)
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Se posant comme la version exploit’ – tendance I Spit On Your Grave – du film de possession, rythmé par une suite de viols aussi absurdes qu’éprouvants, cet Emprise de Sidney J. Furie est “partiellement“ inspiré d’une histoire vraie, survenue à Culver City, Californie, en 1974, à une certaine Doris Bither.

En ce sens, ce calvaire est remarquable lorsque le réalisateur de The Ipcress File émule le réalisme de L’Exorciste pour mieux le contrebalancer par l’usage d’angles de caméra obliques, et d’une musique industrielle agressive, afin de nourrir une atmosphère particulièrement anxiogène. Mais il vaut surtout pour celle qui le porte.

Barbara Hershey donne à ce personnage une vraie force de caractère, même lorsqu’elle est abandonnée par les tenants de la médecine et de l’occulte, par son fiancé, ses amis, sa famille, qui la croient traumatisée, démente ou affabulatrice, Carla devra combattre seule, telle une figure féministe vengeresse, cette entité, cette bête, déchainée, dépravée, qui lui inflige des sévices insupportables, n’ayant de cesse de la lamenter et la torturer.

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