Maggie – Trailer

Il y a des choses (des choses pas forcement positives) auxquelles on s’attend lorsqu’on entend “film de zombie” et “Arnold Schwarzenegger” dans la même phrase. La plupart des films de zombies sont mal joués, et les personnages mal écrits (cf. The Walking Dead) et la plupart des films d’Arnold Schwarzenneger sont pleins d’explosions et de pétarade, et bien que souvent mémorables, ne le sont pas toujours pour de bonnes raisons (son jeu d’acteur n’ayant jamais vraiment été la raison de sa popularité.)

Alors quelle surprise de découvrir cette première bande-annonce pour Maggie de Henry Hobson, son ambiance terne et intimiste dans ce qui s’annonce comme un film à ne pas rater, pour peu que l’on soit fan de zombies, fan d’Ahnuld, ou des deux.

Le Futur C’est Maintenant

Depuis quelques semaines, on annonce un nouveau chapitre de la saga Terminator, intelligemment (et génériquement) baptisé Terminator : Genesis. C’est Kalheesi elle-même, Emilia Clarke, qui écope du rôle de Sarah Connor, et celui de John Connor revient à l’excellent Jason Clarke (aucun lien fils unique) (non je dis aucun lien parce que ils sont pas frères et sœurs, même s’ils se nomment Clarke) (donc c’est pour ça) et on parle du possible retour de Arnold en personne. Enfin, Megan Ellison – un peu notre idole en tant que fans de ciné – produit. On doit à la jeune productrice, fondatrice millionnaire de Annapurna Pictures, True Grit, Lawless, The Master, Zero Dark Thirty, Spring Breakers, The Grandmasters et bientôt Her et Foxcatcher, bref quelqu’un qui contrairement à tout le monde à Hollywood, fait dans le cinéma d’auteur original et ambitieux, auquel on donne des moyens. Simplement, quelqu’un qui a du gout.

Ellison et son frère David (son vrai frère cette fois) avaient récupéré les droits de la franchise, et comptaient produire via leurs boites de prod’ respectives Annapurna et Skydance, un reboot, histoire de contredire ce que je viens d’énoncer. The Hollywood Reporter annonçait récemment qu’à ce reboot s’adjoindrait une série télé. Et c’est tout de même une bonne chose parce que l’univers de Skynet est suffisamment riche pour y puiser de nouvelles histoires, comme s’y était essayé la série The Sarah Connor Chronicles, avec les meilleures intentions mais des résultats pourris par une exécution dégueulasse (à peine mieux foutue que McGuyver ou Agence Tout Risques) et une cadence d’asthmatique qui, bien fait pour elle, s’était fait rattraper par une grève des scénaristes qui avait tout fait foirer – malgré quelques bonnes idées. Espérons que Genesis ne subisse pas le même sort, car ce que j’ai omis d’ajouter c’est que ses auteurs sont Zack Stentz and Ashley Miller, responsables du solide Thor 2 et… de The Sarah Connor Chronicles

THR dévoile ceci concernant l’intrigue :

“The TV series will follow a critical moment from the first Terminator film (1984) and, where the film’s story goes one way, the upcoming series will take the same moment in a completely different direction. As the rebooted film trilogy and the new TV series progress, the two narratives will intersect with each other in surprising and dramatic ways.”

C’est prometteur. Or ce qui faisait de l’original et sa suite de si superbes réussites, c’était plus qu’une idée intéressante, c’était une mise en scène puissamment évocatrice. Le premier à la manière d’un slasher cyber-punk, le second à la manière d’un film d’anticipation, qui reprenait le squelette du premier dans sa structure en forme de course poursuite, pour mieux l’habiller d’une esthétique aqueuse et froide, d’une nemesis liquide et changeante (l’obsession de Cameron pour l’eau) et d’un discours apocalyptique qui transformait la série b du début au premier blockbuster SF intelligent (rejoint plus tard par le Inception de Nolan…) Évocatrice aussi et surtout parce qu’à l’époque l’idée d’une entité informatique capable de tout contrôle filait la chair de poule, l’idée de robots capables d’imiter l’humain avait encore quelque chose d’impossible, et donc de perturbant.

C’est le problème inhérent à ce projet qui n’intéressera que les fans que le Renaissance de McG n’aurait pas dégouté. D’une part, cela ne peut pas donner quelque chose de réellement original, remake oblige, alors pourquoi ne pas laisser le terminator tranquille, et travailler sur autre chose, ou se contenter du fréquentable Almost Humain ? D’autre part, et à l’image de la série suscitée, et comme le montre la vidéo suivante (et celles-ci) ou celle des drones Amazon®, tout ceci est aujourd’hui à notre portée. Ce n’est plus une question d’éthique et de progrès, de contrôle ou de prudence, juste une question de temps. Alors peut-être est-ce de ce côté qu’il va falloir creuser, cette peur primordiale, cette mentalité alarmiste, ce futur, autrefois science-fiction, tout proche, et on peut le craindre, inéluctable.

source : The Hollywood Reporter

Sabotage – Trailer

ten-header

Dans Sabotage (anciennement Ten), Schwarzenegger tient le rôle analogue à son Dutch dans Predator, du leader d’une unité antidrogue d’élite prise pour cible par un cartel, ses membres – Sam Worthington, Terrence Howard, Mireille Enos, Josh Holloway, Max Martini et Joe Manganiello – tombant un par un après l’arrestation d’un baron de la drogue et la saisie d’une immense somme d’argent… Alors pour ceux qui espéraient que ce film serait le film super sérieux qui couperait court avec les quelques vastes blagues que Schwarzie nous a pondu depuis son comeback, et qui attendaient mieux de la part de David Ayer, auteur du kiffant End of Watch (qui a aussi écrit Training Day et Fast & Furious), cette bande-annonce est la cerise (plutôt la pêche, ha ha) sur le gâteau au caca. Continue reading Sabotage – Trailer

Première Image d’Arnold Schwarzenegger Dans Ten

Après quelques années passées à gouverner la Californie, il semblerait que Le Schwartz’ ne tenait plus, et malgré ses 65 ans et ses nibards de grand-mère (note : j’irais pas lui dire en face), le type enchaine les tournages à une cadence de ouf. Après son apparition dans Expendables 2, The Last Stand sort en janvier, il sera avec Stallone dans The Tomb, et tourne en ce moment dans Ten, originellement intitulé Breacher, parce que son personnage s’appelle Breacher (parce que, bien sur que son personnage s’appelle Breacher, vous vous souvenez plus ce que c’est qu’un film de Schwarzenegger ?)

Members of an elite DEA task force find themselves being taken down one by one after they rob a drug cartel safe house. From director David Ayer and also starring Sam Worthington, Terrance Howard, Josh Holloway, Joe Manganiello, Olivia Williams et Mirelle Enos.

Du bon quoi. L’image dans son intégralité après le clic… Continue reading Première Image d’Arnold Schwarzenegger Dans Ten

Bullet To The Head – Trailer

Nous avons la bande-annonce du nouveau Stallone, et après le nouveau Schwarzie il y a une semaine, ça semble plutôt logique. Bien qu’il ne s’agisse pas du remake du film quasi-éponyme de John Woo, Bullet To The Head ressemble à pas mal d’autres films, puisque Stallone y campe un tueur vieillissant qui rempile pour un dernier boulot (où ai-je déjà vu ça?), lorsque quelqu’un tue son partenaire (ça me dit quelque chose) et kidnappe sa fille (non vraiment, je vois pas…) Cette fois, c’est personnel ! Continue reading Bullet To The Head – Trailer

The Last Stand – Trailer

Voici (enfin diront certains) la bande-annonce du premier film américain de Kim Jee-woon (Deux Soeurs, A Bittersweet Life, The Good The Bad The Weird…) avec Arnold Schwarzenegger qui fait son come-back dans la societé de consommation. On peut grincer un peu des dents à la vue de Johnny Knoxville en sidekick, ou de Jaimie Alexander en bombasse plus fadasse que badass. Mais d’un autre côté, ça fait kiffer d’apercevoir Luis Guzman ou Peter Stormare au détour d’un plan, et de retrouver Forrest Whitaker et Eduardo Noriega. Et puis, Ahnuld dans un rôle eastwoodien (son idole) sous la houlette d’un excellent réalisateur coréen, ça fait y croire quand même un p’tit peu beaucoup à ce Last Stand. Continue reading The Last Stand – Trailer

The Expendables 2

Lorsque fut annoncé, il y a de ça quelques années, que Stallone, Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Mickey Rourke et son pote Eric Roberts, ainsi que Stone Cold Steve Austin joueraient dans un même film et seraient rejoints par Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger, la réaction d’une grande partie d’éléments masculins de ma génération fut la même : une éjaculation mentale (d’endorphines) à la simple idée de voir nos héros d’enfance réunis dans un film d’action qui serait certainement très con, mais considérant la dernière réalisation de Stallone à l’époque (John Rambo), aussi très violent, très sanglant, très bourrin, comme on les aim(ait).

The Expendables fut au final décevant, parce que plus complaisant que parodique, et que trop de lenteurs, trop de clichés, trop de dialogues ineptes finissaient par desservir, empêchant de l’apprécier au second degré. Mis à part quelques moments ici et là, quelques scènes – la raclée infligée à Sly par Stone Cold Steve Austin, la démonstration de Statham sur le terrain de basket, le combat entre Li et Lundgren – certes clés dans un film d’action, le rythme poussif faisait de ce film attendu un rendez-vous manqué, à l’image de l’anecdotique scène entre Stallone, Willis et Schwarzie.

Un rendez-vous reporté.

En comparaison, le premier fait presque office de véhicule commercial à une série de films avec Stallone et Statham – ce qui en soi n’a rien de très impressionnant quand on sait que ce dernier a joué avec un De Niro qui a tiré un trait sur sa carrière et sa respectabilité –  quand le second fait la promesse de tous les réunir, et pas pour de faux cette fois, pour que plus tard la bande-annonce nous montre non seulement qu’il allait la tenir (la promesse), mais que l’on pouvait s’attendre à de la castagne, de la cascade, de la mitraille et de l’explosion. Là-dessus, croyez-en la parole d’un vieux routier, le film ne déçoit pas.

L’intrigue démarre, après une scène d’ouverture époustouflante et une exposition claire et concise, lorsque le Jean Vilain de Van Damme (qui parvient à donner quelques instants de gravité, de bizarrerie ou de nonchalance à un personnage de méchant de dessin-animé) tue l’un des mercenaires du Barney Ross de Stallone, sous les yeux de celui-ci et son équipe. Une équipe composée du Stathe, l’expert en couteaux et baston; Terry Crews et Randy Couture, les deux comiques qui toutefois ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de botter des culs ou appuyer sur la gâchette; le Gunnar de Dolph Lundgren, ressort humoristique du film; et Maggie, à qui la forcement très jolie et très jeune Nan Yu prête ses traits, un agent de la CIA (ou DEA peu importe) par qui le malheur arrive. Non pas que le film soit involontairement misogyne, c’est un film un peu macho certes, il se destine simplement à celles et ceux que ce genre de spectacle ravit. Vilain décide, défiant ainsi toute forme de logique, de les laisser vivre – pour qu’ils aient tout le luxe de le traquer, le trouver et le tuer lui et sa bande – plutôt que de les exécuter, se barrer avec l’esprit clair, et continuer de faire ses trucs de méchant. C’est l’une des seules réelles conneries d’un scénario par ailleurs plutôt habile malgré sa simplicité et sa prévisibilité, mais elle est de taille, elle sert d’excuse à une histoire de vengeance et affaiblit un peu la crédibilité du méchant en lui faisant commettre une erreur de mec qui n’a jamais vu de film de sa vie. Son personnage par la suite fera d’ailleurs peu de cas des vies humaines pouvant entraver la bonne marche de son plan, qui est bien entendu complétement accessoire. On l’aura compris, cela n’a finalement pas grande importance.

Force est de constater en effet que cette suite s’en tire avec les honneurs. Elle arrive à être violente et sanglante (oui le sang est toujours en images de synthèses) malgré le PG-13, impose un rythme sans temps mort, n’évite pas les écueils d’un récit de vengeance, mais propose des scènes d’action de qualité, tant dans l’exécution que dans l’invention, et quelques petits moments réussis entre nos héros. Complétement libéré de l’intention volage du premier, qui cherchait à s’acoquiner un public trop jeune pour les connaitre, The Expendables 2 n’existe plus que pour faire plaisir aux fans de films d’action ’80s. Au point que l’abondance de citations, de références, de clins d’œil métas font parfois basculer le film dans le fan-service. Cela pourrait être gênant dans un film qui se prend au sérieux, mais il est difficile de ne pas jubiler à l’évocation d’un “Chuck Norris’ fact” par Chuck en personne, à la vision de Jet ou Statham se débarrasser d’une bande d’assaillants par la seule magie de leur art martial, mais surtout à celle de Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger s’envoyer des vannes dans une Smart et flinguer à tout va, ou celle de Stallone et JCVD en train de se mettre sur la gueule. Extatique.