American Sniper – Trailer

Cette bande-annonce pour le dernier film de Clint Eastwood, basé sur l’autobiographie de Chris Kyle, qui raconte ses faits d’armes (150 tués) en tant que SEAL, semble vouloir dire que ça y est, le cinéaste a enfin décidé d’arrêter de faire du caca – quoiqu’en dise Télérama, Hereafter, The Changeling, Invictus, J Edgar et Jersey Boys, c’est du caca ! – et nous pondre un film digne de ce nom.

Autrement dit, faire ce qu’il sait faire, et signer peut-être son retour en grâce.

“Peut-être” parce que, hormis les éloges, on voit tout de même poindre ces quelques notes mélodramatiques typiques de ses derniers “films”, pourtant absentes du bouquin très sec de Kyle, mais je préfère mettre ça sur le compte d’une bande-annonce qui cherche un peu à mousser B-Coop pour les oscars. Croisons les doigts jusqu’au 18 Février prochain.

The Early Roles of Your Oscar Nominees

Ça met pas mal de choses en perspective, non ? Je n’ai pas une foutue idée de ce qu’est un tim tam mais c’est marrant de penser que pas mal des grands acteurs américains n’ont pas immédiatement connu la gloire et le succès, mais comme tant d’autre, se sont fourvoyé dans des trucs peu recommandables… A l’exception de Fassbender, qui comme toute une génération d’acteurs anglais (et j’insiste bien sur le mot ‘toute’), ont débuté dans la géniale Band of Brothers, comme aujourd’hui, il est impossible de voir un acteur britannique ne pas avoir un rôle dans Game of Thrones

Et si ce n’est pas fait, revoyez la version de l’an dernier, ne serait-ce que pour Christoph Waltz…

Guardians of The Galaxy – Trailer

Depuis l’annonce du projet, Guardians of The Galaxy passe pour l’improbable joker de cette ‘phase 2’, car si cette série de comic books est l’une des plus inventives mais aussi l’une des plus décalées du Marvelverse, elle n’était pas la plus connue ni la plus aisément adaptable. Autant dire que cette bande-annonce laisse place non plus au doute mais aux attentes… Continue reading Guardians of The Galaxy – Trailer

American Hustle – Trailer [EDIT]

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Il me semble que ça ne remontait qu’à hier, le temps où Christian Bale et son combover jouait du djembé sur les fesses de Jennifer Lawrence avant d’exploser un cendar en cristal sur la face de Louis CK, que Bradley Cooper et ses bouclettes, Amy Adams et son décolleté, Jeremy Renner et sa banane (ainsi que sa pinky ring) nous disaient tout et rien du tout dans un teaser porté par le Good Times Bad Times de Led Zep’.

Et voici qu’arrive enfin le trailer, qui comme tous les trailers nous gave de telles attentes que le film de David O Russell est condamné à nous décevoir Continue reading American Hustle – Trailer [EDIT]

Silver Linings Playbook

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Silver Linings Playbook est une comédie romantique, et ce que son titre français, Happiness Therapy voudrait presque faire croire par son côté générique au possible, c’est qu’il s’agit d’une comédie romantique générique au possible. Ce qu’elle n’est pas.

La prémisse du film, caractéristique de ce que David O. Russell a pu proposer avec le dément I Heart Huckabees ou qui pointait déjà dans certaines séquences des Rois du Désert, ne cherche pas à subvertir à la structure classique de la comédie romantique, mais comme il a pu le faire avec The Fighter et le film à la Rocky, il en dispose comme il l’entend, et signe un truc tout à fait original, sans pour autant oublier sincérité, justesse et émotion. Cette prémisse est donc la suivante : un taré rencontre une tarée, et il est bien entendu que ces deux là vont finir ensemble. La question n’est pas tant comment, car encore une fois le film est très souvent une simple comédie romantique, avec son exposition, son quid pro quo poussé jusqu’au conflit, et son dénouement… Ce qui fait le charme du film se situe ailleurs, ou pour être tout à fait exact, au niveau des personnages. Des personnages sensibles et complexes, plutôt que des Kate Hudson/Jennifer Lopez/Sarah Jessica Parker dans le rôle d’un stéréotype dégueulasse de princesse ou de cendrillon ou de femme-d’affaire-obsedée-par-son-travail-donc-incapab’e-de-trouver-l’amuur…bref, des caricatures sans dimensions ni profondeur, tellement vues et revues qu’on se fout d’elles plutôt que de rire avec elles. Et de ces films qui peuvent énerver (et tenter) le critique par leur insultante médiocrité, Silver Linings Playbook n’en fait pas parti. Et parce qu’il est simplement réussi, nous fait redevenir simples spectateurs.

Le film nous raconte l’histoire de Pat, un type qui ne sait plus où sont ses chaussettes, un philadelphien banal qui après une dépression nerveuse et un séjour en maison de repos – où il adopte une philosophie à la con (‘excelsior’) – en sort ainsi transformé, ce qui se traduit dans le monde du cinéma transformé en Bradley Cooper (c’est pas mal.) Son retour est loin de se faire dans la douceur, sa relation avec son père est un peu chaotique, et le scénario a l’intelligence d’éviter l’écueil du père évitant toute forme de communication, mais un père qui essaie, maladroitement, de renouer avec son fils de la seule façon qu’il connait, et Robert de Niro arrache sans peine quelques larmes au dernier des cyniques, tout comme Bradley Cooper d’ailleurs, qui incarne ce fils qui souhaiterait aussi que son père le comprenne ou le laisse tranquille, et ce avec toute l’énergie qu’on lui connait, remplaçant son swag habituel par un bonne dose de folie, parfaitement canalisée par sa compère Jennifer Lawrence. La folie de son personnage est canalisée quand à elle par un débordement d’hyperactivité sensée lui permettre de reconquérir sa femme et être la solution à ses problèmes, mais qui en fait l’empêche de faire face à la réalité.

La réalité étant dans un premier temps, pour faire simple, que… JENNIFER LAWRENCE TE KIFFE, ALLO ! Oui si je réfrène mes instincts le temps de concéder que certes, J-Law incarne une nymphomane légèrement psychotique, cela n’enlève rien à son irrésistible sex-appeal. Elle prête une sensibilité et une instabilité assez prodigieuses à Tiffany, une veuve joyeuse – flippée, véner, hystérique, timide, grossière, sensuelle et complétement cinglée – qui s’amourache d’un paumé, comme elle, en apparence insensible à ses charmes, puisqu’il ira jusqu’à refuser une nuit de sexe avec elle – entre parenthèses le moment le plus susceptible de foutre en l’air la suspension consentie de l’incrédulité, autrement dit de vous donner envie de jeter vos pop-corn sur l’écran ! Tous deux vont s’entraider. A aller mieux, ou à se faire croire que tout ira mieux. Entourés de seconds rôles tous plus savoureux les uns que les autres, de Jacki Weaver à Shea Wingham, en passant par Chris Tucker, Anupham Kher et l’excellent John Ortiz, c’est pas peu dire que le film brille par sa distribution et la singularité des personnages, et parvient ainsi à asseoir tout en douceur et en drôlerie son propos, qui est que la folie est peut-être une anomalie sociale, mais elle peut être salvatrice, et la conformité n’est pas de ce monde.

Silver Linings Playbook brille enfin par son écriture et son atmosphère, dont la caméra épouse chacune des nuances, débridée, virevoltante, pudique ou aiguisée. David O. Russell signe un film qui a un cœur qui bat, presque littéralement, tant on se sent comme le sang dans le muscle cardiaque, étouffés dans des scènes inconfortables mais hilarantes, violentes ou brutales, intenses et intimes, et libérés dans des moments de délire, de légèreté, de poésie… ou de folie douce.

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