The Early Roles of Your Oscar Nominees

Ça met pas mal de choses en perspective, non ? Je n’ai pas une foutue idée de ce qu’est un tim tam mais c’est marrant de penser que pas mal des grands acteurs américains n’ont pas immédiatement connu la gloire et le succès, mais comme tant d’autre, se sont fourvoyé dans des trucs peu recommandables… A l’exception de Fassbender, qui comme toute une génération d’acteurs anglais (et j’insiste bien sur le mot ‘toute’), ont débuté dans la géniale Band of Brothers, comme aujourd’hui, il est impossible de voir un acteur britannique ne pas avoir un rôle dans Game of Thrones

Et si ce n’est pas fait, revoyez la version de l’an dernier, ne serait-ce que pour Christoph Waltz…

American Hustle – Trailer [EDIT]

American-Hustle

Il me semble que ça ne remontait qu’à hier, le temps où Christian Bale et son combover jouait du djembé sur les fesses de Jennifer Lawrence avant d’exploser un cendar en cristal sur la face de Louis CK, que Bradley Cooper et ses bouclettes, Amy Adams et son décolleté, Jeremy Renner et sa banane (ainsi que sa pinky ring) nous disaient tout et rien du tout dans un teaser porté par le Good Times Bad Times de Led Zep’.

Et voici qu’arrive enfin le trailer, qui comme tous les trailers nous gave de telles attentes que le film de David O Russell est condamné à nous décevoir Continue reading American Hustle – Trailer [EDIT]

The Dark Knight Rises

Tandis que je commençais progressivement à me dire qu’il était assez énorme, je réalisais aussi que ce Dark Knight Rises avait des défauts que fatalement, les gens qui ont adoré The Dark Knight et qui attendaient beaucoup de celui-ci allaient pointer du doigt parce qu’ils demandent la perfection cinématographique d’un Nolan… mais aussi d’un Batman. Il est en ce sens une expérience de cinéma assez unique, pour ne pas dire spéciale (littéralement pour ne pas emprunter ce mot, “spécial“, et ce qu’il sous-entend en ces jours de politiquement correct), c’est un film qui s’apprécie malgré ces défauts, ce que Vince Mancini dans sa critique qualifie de “foi” en Christopher Nolan. Je dois admettre que c’est assez juste.

D’un point de vue de fan, la trilogie de Nolan a quelque chose d’infiniment satisfaisant, parce que Nolan a prouvé, en développant savamment ses thèmes, ses intrigues, qu’on pouvait prendre au sérieux de la bande-dessinée imprimée sur papier de mauvaise qualité, tout comme plus de 30 auparavant, Frank Miller avait signé un “Year One” qui montrait que l’on peut toucher à une certaine excellence narrative et thématique, à partir d’un sujet enfantin, parabole simpliste et fantasme héroïque. D’un point de vue de critique, sa trilogie, comme son cinéma, se veut adulte et ambitieuse, et réussit très souvent sur ces deux tableaux, même si, comme il est de rigueur chez ceux qui ont les couilles de tenter de trucs, il arrive qu’il se rate.

J’ai vraiment aimé ce film, peut-être parce qu’on a tenté de me convaincre du contraire, malgré la confiance (maintenant plus forte que jamais) que je portais à Mancini et à son opinion. Je concède bien entendu que le film est bardé d’incohérences et d’inconsistances. Et si Nolan ne semble jamais avoir la considération de les adresser, celles-ci sont le fait des limites inhérentes au cinéma, au récit, et demandent un effort supplémentaire d’imagination ou de la fameuse “suspension consentie de l’incrédulité”. Alors d’accord, si je peux imaginer par exemple que la Ligue n’est pas préparée et pense intimider et effrayer en montrant des armes (munies d’un seul chargeur?) une horde de policiers se ruant sur elle à mains nues, il est plus difficile de comprendre en revanche que sur trois-mille flics, pourquoi une vague de quelques centaines n’est pas disséminée avant que le camp adverse soit à cours de munitions. Comment Wayne fait-il pour revenir à Gotham après s’être échappé de sa prison ? Pourquoi personne ne panique sachant qu’ils ont cinq mois pour mettre les bouts ? Et bordel que fout Superman ? Gotham est occupée par un groupe de mercenaires terroristes ninjas et une bombe atomique est sur le point de péter pendant que Batman moisit au fond d’un trou avec un disque déplacé, et ce mec est pas foutu de ranger son bateau et d’arrêter de caresser son chien juste le temps de filer un coup de main ? Autant de questions qu’il ne sert à rien de se poser si ce genre de raccourcis ou de conneries n’entravent pas la lecture du film, ou si on fait preuve de bonne foi et réfléchit une minute. Quand paradoxalement certaines répliques tombent parfois dans l’explication un peu forcée (le clean slate), voire dans le radotage (le pilotage automatique ALLOOO!), certains éléments sont quant à eux oubliés afin de venir à bout du film, et si tout n’a pas non plus à être dit, je suis conscient que les stratagèmes imposés par le scénario ne fonctionnent pas aussi bien que dans The Dark Knight par exemple, où le fun et le chaos apportés par le Joker parvenait à rendre le tout beaucoup plus solide.

Il vaut donc mieux se concentrer sur ce qui compte, sur ce que Nolan réalise ici. Un film qui fait fortement écho avec notre époque de crise économique et de terreur fanatique; explore le thème du mensonge, pose même précisément la question de ce que le public doit ou non savoir en vertu de la raison d’État, et ce tout en racontant l’histoire gigogne d’une vengeance, de terrorisme, d’invasion, d’occupation, inspirée notamment de l’une des plus géniales storylines de la bande-dessinée, “Knightfall”, où comment Bane brise Batman, au sens propre comme au sens figuré. Le Bane de Nolan, comme son Joker, est un peu repensé, ici comme le bras armé d’une justice, de l’expiation voulue par Ra’s al-Ghul dans le premier opus. Un Bane assez fantastiquement interprété par Hardy (certains me contrediront, l’idée ne pouvait pas convenir à tout le monde c’était évident) et sa voix de Darth Vader résonnant dans le film comme dans la salle et “en ce lieu nous parait irréelle” (tin tin)… Et là où l’obsession pour les ‘freaks’ de Burton, sa Catwoman zombie et féline, et son Pingouin grotesque et monstrueux; là où la simple incompétence de Schumacher, sans parler des risibles versions de Double Face, du Riddler, de Freeze, de Bane et d’Ivy, auront conduit ces films à n’être que de simples plaisanteries, Nolan montre, comme Raimi avant lui, que ça paye de respecter ses personnages, et LE personnage du Chevalier Noir en particulier, auquel Bale donne une maturité que la performance de Ledger lui avait un peu enlevé la dernière fois, mais lui aura aussi permise de jouer ici. Bane est le tacticien hors pair, faisant la nique à la police, à l’armée, et au monde entier, tout en réduisant Wayne à néant, Selina Kyle est la voleuse et la justicière dilettante qu’elle a toujours été – et Hathaway, pour paraphraser Barack Obama lui-même, est le meilleur atout du film, faisant oublier les faiblesses de sa comparse Cotillard que les américains peuvent décidément se garder. Les atouts en vérité sont surtout ces personnages représentant l’aspect “humain” et dans ce registre, Gary Oldman, encore et toujours, et Joseph Gordon-Levitt – parfait – assurent. Quant à Michael Caine, ce sera pas faute d’avoir essayé de me faire chialer.

Au final c’est décidément l’ambition et les qualités du film qui ont raison des problèmes qu’on peut lui trouver. Nolan clôt sa saga par un chapitre de taille, superbe plastiquement, où l’émotion l’emporte souvent sur la castagne, avant d’être rejoint par le suspense, laissant le spectateur avec une impression de vertige, tant la grandeur de l’entreprise nous submerge. Bien sur, comme souvent chez lui, beaucoup de conflits pourraient être résolus simplement (ramène tes kids en France Leonardo !) mais pas si cela nous prive d’une intrigue aux multiples enjeux, mue par une galerie de personnages qui semblent penser par eux-même, fonctionner indépendamment de la trame, jamais contraints de boucler in fine un bête film de super-héros en trois actes. C’est presque une philosophie du cinéma chez lui. Un film est un tour de magie. Il ne faut pas essayer de comprendre le truc, ou de voir ce qui se passe en coulisse, juste apprécier le spectacle. Qui d’autre que lui peut d’ailleurs avoir l’audace de faire de l’auto-citation en proposant une fin aussi inceptionesque.

The Dark Knight Rises – Trailer Exclusif

On peut se demander pourquoi les responsables du marketing de la Warner s’évertuent à nous vendre un film que le monde entier ira voir de toute façon. Mais j’imagine que vu mon statut, je suis mal placé pour apprendre à ces mecs comment faire leur taf, quand bien même inutile. Continue reading The Dark Knight Rises – Trailer Exclusif

The Dark Knight Rises – Trailer 3

Afin de fêter l’arrivée de ce nouveau (boner-inducing) trailer, voici les meilleures parodies du précédent : Continue reading The Dark Knight Rises – Trailer 3

The Dark Knight Rises – Trailer [EDIT]

Après le bootleg imbitab’e du prologue de 6 minutes, et les rumeurs incessantes que l’on préfère ignorer, cette bande-annonce fait ce qu’une bande-annonce sait faire de mieux : promettre sans rien dévoiler. Et à en juger par ces images, cette bande-son, on peut tous s’accorder sur le fait que cette “épique conclusion” promet…

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