15 Séries Pour Oublier Breaking Bad

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Breaking Bad, c’est fini. Et bien que chaque seconde de chacun des épisodes de cette dernière saison fut savourée aussi bien que disséquée, celle-ci a achevé de démontrer – s’il était nécessaire – à quel niveau la série pulpeuse de Vince Gilligan s’est hissée, et à quel type de série elle prétendait appartenir. Elle restera comme l’une des plus grandes séries de l’age d’or de la télévision, et je pourrais être méchant en ajoutant que c’était d’autant plus évident si on la comparait à l’indigente dernière saison de Dexter, qu’il était vraiment très difficile de regarder, n’étant plus que l’ombre d’une autrefois prometteuse série, dont la première et quatrième saisons sont quelques unes des meilleures saisons de télévision de son histoire. Et tant que je tiens mon hyperbole, je dirais que cet ultime chapitre de Breaking Bad est probablement l’une des meilleure – sinon la meilleure – saison de clôture, toutes séries confondues. Easy. Seul le temps nous dira, parmi cette liste, quelles séries tiendront de Breaking Bad, et lesquelles se ramasseront comme Dexter.

Breaking Bad c’est fini, mais c’est pas une raison pour arrêter de regarder la télé Continue reading 15 Séries Pour Oublier Breaking Bad

Your Highness – Première image

David Gordon Green est un nom qui ne dira rien à certains d’entre vous, mais The Pineapple Express – film moyen relevé par l’ahurissante performance de Danny McBride – c’est lui. La complicité entre le réalisateur et l’acteur ne date pas d’aujourd’hui, même s’ils sont aussi aux commandes sur la série de HBO Eastbound & Down (que les seriophiles connaissent peut-être davantage) puisqu’ils ont par ailleurs travaillé ensemble sur les premiers films du premier, notamment le (très) surestimé All The Real Girls.

All The Real Girls est film d’auteur auteuriste narrant, avec force absence de rythme et d’action, l’histoire d’amour entre un queutard (un brin autiste) et la sœur de son meilleur pote, dans un trou paumé du Midwest. Malgré ça il semble être incroyablement côté outre-Atlantique, surtout, et étonnamment, chez les cinéphiles. Son côté authentique, qui change des effets pyrotechniques et des personnages stéréotypés certes, peut malencontreusement être confondu comme un concept, et ainsi faire passer une merde prétentieuse pour un bon film. En France, on a les chefs d’œuvres des frères Dardenne (qui sont belges d’accord, mais à titre d’exemple) pour tenir la comparaison, et nous permettre de savoir ce qu’est un film intimiste réussi. Car mis à part les quelques films de genre – ratés, corrects ou excellents – on a surtout droit à du film intimiste. Aux États-Unis, c’est l’inverse, (car indé ou blockbuster, un film de genre reste un film de genre) et on peu donc comprendre qu’un certain public peut se pâmer devant le film de Green, puisqu’il apparait certainement plus authentique que les rom-coms génériques. Le problème, c’est que sans histoire et sans climax, on se retrouve avec un film tout aussi ridicule, certes inverse du film d’action décérébré, mais exact opposé, parfaite caricature du film d’auteur poussif et chiant.

Le type est donc capable du pire (quand il se prend au sérieux) comme du meilleur (quand il se lâche dans la comédie régressive), mais Your Highness, qui raconte l’histoire de deux princes arrogants et feignants, Danny McBride et James Franco, foutus de partir dans une quête pour sauver leur père et la promise de Franco aux mains d’un vilain sorcier, (je parierais sur Charles Dance et sa vieille tête de malade plutôt que sur Damian Lewis mais leurs rôles respectifs n’étant pas connus, ce ne sont que des suppositions). Zooey Deschanel est l’élue de Franco, tandis que Nathalie Portman est la dulcinée de *toussotement* McBride *fin du toussotement*! Sérieux, ça va bien, Seth Rogen avec cette salope de Katherine Heigl passe encore, Homer Simpson et Marge Bouvier est abusé, mais McBride, le mec le plus vulgaire et le plus laid qui soit, avec Nathalie, la fille la plus classe, la plus douce, la plus parfaite de ce monde de brutes, je dis stop. Je sais c’est drôle ha ha il va probablement se faire jeter pendant toute la durée du métrage, elle va lui reprocher ses manière de malotru, ou alors elle va la jouer guerrière bourrine (elle en est capable  : Nathalie’s Rap) et le tabasser et le rejeter mais fatalement, parce que McBride a généralement ce qu’il veut ses temps-ci (vous avez vu le season finale de Eastbound & Down.) il va l’emballer. Beurk, “emballer”, c’est un mot qui ne sied guère à Nathalie.

Quoiqu’il en soit, voici la première image du film. D’aucuns se demandent s’il s’agit bel et bien de l’actrice, je dirais qu’il suffit de se perdre dans les courbes de son visage (même de 3/4) et la finesse de sa nuque pour savoir que la réponse est oui. Nathalie. Oui. Les amateurs de lices seront ravis, puisque l’on peut admirer (outre Nathalie) des chevaliers en armures. Les zoophiles aussi, il y a aussi des chevaux, allez-y éclatez-vous !

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