15 Séries Pour Oublier Breaking Bad

sleepy-hollow

Breaking Bad, c’est fini. Et bien que chaque seconde de chacun des épisodes de cette dernière saison fut savourée aussi bien que disséquée, celle-ci a achevé de démontrer – s’il était nécessaire – à quel niveau la série pulpeuse de Vince Gilligan s’est hissée, et à quel type de série elle prétendait appartenir. Elle restera comme l’une des plus grandes séries de l’age d’or de la télévision, et je pourrais être méchant en ajoutant que c’était d’autant plus évident si on la comparait à l’indigente dernière saison de Dexter, qu’il était vraiment très difficile de regarder, n’étant plus que l’ombre d’une autrefois prometteuse série, dont la première et quatrième saisons sont quelques unes des meilleures saisons de télévision de son histoire. Et tant que je tiens mon hyperbole, je dirais que cet ultime chapitre de Breaking Bad est probablement l’une des meilleure – sinon la meilleure – saison de clôture, toutes séries confondues. Easy. Seul le temps nous dira, parmi cette liste, quelles séries tiendront de Breaking Bad, et lesquelles se ramasseront comme Dexter.

Breaking Bad c’est fini, mais c’est pas une raison pour arrêter de regarder la télé Continue reading 15 Séries Pour Oublier Breaking Bad

Mad Men – S05E05 – Signal 30

L’épisode de dimanche soir, qui aurait pu s’intituler “Grimy Little Pimp”, a vu le personnage de Pete Campbell enfin réalisé. Je pourrais être ironique et simplement faire allusion au fait que sa face d’enculé a enfin eu ce qu’elle méritait. Un moment certes satisfaisant, mais en vérité décidément révélateur de ce qui définit le personnage, que certains voient déjà se balancer par la fenêtre qu’il a si avidement gagnée, et ainsi faire écho au générique. L’histoire de Pete raconte un type qui s’efforce d’être ce qu’il n’est pas, et n’en est que plus misérable lorsqu’il s’aperçoit que ce qu’il réussit ne lui apporte aucune sérénité, aucune satisfaction. Comme le gauche de Lane, quelques tristes réalisations ont frappé Pete et l’ont laissé au tapis : « I have nothing Don. » Continue reading Mad Men – S05E05 – Signal 30

Mad Men – Premiere de la Saison 5 – A Little Kiss


Quelle classe ce veston !

Après un épisode de Mad Men, on se sent tout de suite mieux, comme lavé de toutes les séries médiocres ou décevantes. Cette nouvelle saison se sera fait attendre (17 putains de mois). Plutôt que de me perdre dans des discussions stériles sur ce que l’épisode donnait à voir et ce que promet cette cinquième saison, sur le fait que Betty était absente de l’épisode, que Sally a mué, que Don nous donne l’impression d’avoir changé, mais reste un pur enculé, passer sur le ‘casual racism’ (basé sur des faits réels) auquel la série nous a habitué et qui adresse directement le mouvement des droits civils,  je vais plutôt énumérer les trucs qui m’ont particulièrement fait kiffer, via la meilleure invention de l’Internet. Continue reading Mad Men – Premiere de la Saison 5 – A Little Kiss

Between Two Ferns With Zach Galifianakis

Même si Zach Galifianakis commence à être connu (vraiment découvert dans The Hangover, il sera prochainement dans la série Bored To Death aux côtés de Jason Schwartzman et Ted Danson) le type continue ses petits sketchs produits par Scott Aukerman (podcasteur du Comedy Death Ray) pour FunnyOrDie. “Between Two Ferns”, littéralement “entre deux fougères”, ce que l’on pourrait traduire assez librement par “entre deux chaises” pour décrire le malaise généré dans ses interviews, fabriquées évidemment de toute pièces, mais en réalité totalement improvisées de chaque côtés (interviewer/interviewé), décidément irrésistibles.

Je vous conseille de mater les autres épisodes, fleurons du deadpan humor – expression idiomatique que l’on pourrait rapprocher de pince-sans-rire – qui est une sorte d’humour qui se définit par l’absence de drôlerie. On ne rit pas parce que c’est drôle, parce que la blague fait sens et est drôle, ha ha. Ici, le rire est une arme de défense, contre l’incongruité de la situation. C’est le principe régissant la série The Office (UK), et qui est appliqué à la version américaine par ailleurs. Ici, ce type de comédie est couplée au délire absurde, et c’est ce qui fait la patte de Galifianakis.

Ce qui est remarquable aussi, c’est la capacité du comique à user de l’image que chacun de ses invités renvoient, soit en la détournant, soit en l’intégrant au sketch. Jon Hamm est ainsi tout aussi taciturne, présomptueux et autoritaire que Don Draper dans Mad Men et Michael Cera est l’adolescent timide et autiste, comme George-Michael dans Arrested Development. Nathalie Portman quant à elle arrive avec son image de girl next door (elle a un chien !) et passe de la condescendance à la consternation. Bradley Cooper (avec qui il partage l’affiche de The Hangover, pour ceux qui ont définitivement du mal avec les prénoms !) arrive en pote (ils se connaissent depuis un bail en fait) et est mal reçu et Jimmy Kimmel (un Cauet d’outre-Atlantique, la classe et le talent en plus, que vous connaissez peut-être pour son I’m Fuckin’ Ben Affleck) se trouve dans une situation où sa verve et sa répartie n’ont aucune prise. Enfin, Charlize Theron, qui est l’incarnation du glamour, se la joue pas maquillée, et assure.