Silver Linings Playbook

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Silver Linings Playbook est une comédie romantique, et ce que son titre français, Happiness Therapy voudrait presque faire croire par son côté générique au possible, c’est qu’il s’agit d’une comédie romantique générique au possible. Ce qu’elle n’est pas.

La prémisse du film, caractéristique de ce que David O. Russell a pu proposer avec le dément I Heart Huckabees ou qui pointait déjà dans certaines séquences des Rois du Désert, ne cherche pas à subvertir à la structure classique de la comédie romantique, mais comme il a pu le faire avec The Fighter et le film à la Rocky, il en dispose comme il l’entend, et signe un truc tout à fait original, sans pour autant oublier sincérité, justesse et émotion. Cette prémisse est donc la suivante : un taré rencontre une tarée, et il est bien entendu que ces deux là vont finir ensemble. La question n’est pas tant comment, car encore une fois le film est très souvent une simple comédie romantique, avec son exposition, son quid pro quo poussé jusqu’au conflit, et son dénouement… Ce qui fait le charme du film se situe ailleurs, ou pour être tout à fait exact, au niveau des personnages. Des personnages sensibles et complexes, plutôt que des Kate Hudson/Jennifer Lopez/Sarah Jessica Parker dans le rôle d’un stéréotype dégueulasse de princesse ou de cendrillon ou de femme-d’affaire-obsedée-par-son-travail-donc-incapab’e-de-trouver-l’amuur…bref, des caricatures sans dimensions ni profondeur, tellement vues et revues qu’on se fout d’elles plutôt que de rire avec elles. Et de ces films qui peuvent énerver (et tenter) le critique par leur insultante médiocrité, Silver Linings Playbook n’en fait pas parti. Et parce qu’il est simplement réussi, nous fait redevenir simples spectateurs.

Le film nous raconte l’histoire de Pat, un type qui ne sait plus où sont ses chaussettes, un philadelphien banal qui après une dépression nerveuse et un séjour en maison de repos – où il adopte une philosophie à la con (‘excelsior’) – en sort ainsi transformé, ce qui se traduit dans le monde du cinéma transformé en Bradley Cooper (c’est pas mal.) Son retour est loin de se faire dans la douceur, sa relation avec son père est un peu chaotique, et le scénario a l’intelligence d’éviter l’écueil du père évitant toute forme de communication, mais un père qui essaie, maladroitement, de renouer avec son fils de la seule façon qu’il connait, et Robert de Niro arrache sans peine quelques larmes au dernier des cyniques, tout comme Bradley Cooper d’ailleurs, qui incarne ce fils qui souhaiterait aussi que son père le comprenne ou le laisse tranquille, et ce avec toute l’énergie qu’on lui connait, remplaçant son swag habituel par un bonne dose de folie, parfaitement canalisée par sa compère Jennifer Lawrence. La folie de son personnage est canalisée quand à elle par un débordement d’hyperactivité sensée lui permettre de reconquérir sa femme et être la solution à ses problèmes, mais qui en fait l’empêche de faire face à la réalité.

La réalité étant dans un premier temps, pour faire simple, que… JENNIFER LAWRENCE TE KIFFE, ALLO ! Oui si je réfrène mes instincts le temps de concéder que certes, J-Law incarne une nymphomane légèrement psychotique, cela n’enlève rien à son irrésistible sex-appeal. Elle prête une sensibilité et une instabilité assez prodigieuses à Tiffany, une veuve joyeuse – flippée, véner, hystérique, timide, grossière, sensuelle et complétement cinglée – qui s’amourache d’un paumé, comme elle, en apparence insensible à ses charmes, puisqu’il ira jusqu’à refuser une nuit de sexe avec elle – entre parenthèses le moment le plus susceptible de foutre en l’air la suspension consentie de l’incrédulité, autrement dit de vous donner envie de jeter vos pop-corn sur l’écran ! Tous deux vont s’entraider. A aller mieux, ou à se faire croire que tout ira mieux. Entourés de seconds rôles tous plus savoureux les uns que les autres, de Jacki Weaver à Shea Wingham, en passant par Chris Tucker, Anupham Kher et l’excellent John Ortiz, c’est pas peu dire que le film brille par sa distribution et la singularité des personnages, et parvient ainsi à asseoir tout en douceur et en drôlerie son propos, qui est que la folie est peut-être une anomalie sociale, mais elle peut être salvatrice, et la conformité n’est pas de ce monde.

Silver Linings Playbook brille enfin par son écriture et son atmosphère, dont la caméra épouse chacune des nuances, débridée, virevoltante, pudique ou aiguisée. David O. Russell signe un film qui a un cœur qui bat, presque littéralement, tant on se sent comme le sang dans le muscle cardiaque, étouffés dans des scènes inconfortables mais hilarantes, violentes ou brutales, intenses et intimes, et libérés dans des moments de délire, de légèreté, de poésie… ou de folie douce.

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Silver Linings Playbook – Trailer

Comme très souvent en ce qui concerne les films de David O. Russell, la surprise est de mise. Silver Linings Playbook – qui sort le 22 Novembre aux USA (France?) – n’attend que maintenant pour dévoiler sa bande-annonce (après le clic…)
Basé sur le roman de Matthew Quick, et c’est l’histoire de deux malades mentaux qui repeignent le plafond, et l’un dit à l’autre : « Accroche-toi au pinceau j’enlève l’échelle ! » tombent amoureux. Comme c’est du cinéma, les malades en question ressemblent à Jennifer Lawrence et Bradley Cooper.

On sait que David O. Russell est plutôt inspiré lorsqu’il s’agit de dialogues de malades mentaux. On se souvient de cette superbe tirade pendant (le tournage de) I Heart Huckabees :

« I’m just being a fucking collaborator here. I’m just trying to help you figure out your fucking…(balance des papiers) Hey bitch, I am not here to being fucking yelled at. I’ve worked on this fucking thing for three fucking years. And not to have some fucking cunt (shoote quelques dossiers) yell at me or the fucking crew, while I’m trying to help you bitch! Figure it out yourself! »

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Machete – Red Band Trailer

Je sais, une bande-annonce de plus pour Machete, ça va peut-être commencer à saouler, mais fermez-la cinq minutes et regardez juste, pour tous ceux qui pensaient, au vu des précédentes, que Rodriguez avait mis de l’agua dans son vino, pensez plutôt gasolina ! Sangre y Tetas cabrones !

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Machete – Trailer

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Je veux prendre cette bande-annonce, et lui faire l’amour passionnément, l’épouser, lui faire un enfant, puis échanger avec elle un dernier regard sur mon lit de mort.

Du nouveau pour The Green Lantern et une rumeur sur Thor (?)

Jackie Earle Haley-Sinestro

Premièrement, et c’est une nouvelle qu’elle est bonne, Jackie Earle Haley, le nouveau Freddy dans le remake à venir, affrontera Ryan Reynolds dans l’adaptation par Martin Campbell de The Green Lantern, puisqu’il sera Sinestro, un villain d’origine extra-terrestre (c’est pour ça la face violette), sorte d’ange déchu, puisque viré du Corps des Green Lantern – qui est en gros une organisation intergalactique chargée de protéger l’univers – après quelques décisions inconsidérées qui seront indubitablement racontées dans le film.

C’est plutôt malin de confier à un tel acteur le rôle de Sinestro, qui est physiquement surhumain, mais psychologiquement plus complexe que disons, Destro dans GI Joe, même si leurs noms se ressemblent. Le film, d’heure en heure, avec Martin Campbell – réalisateur de deux des meilleurs James Bond à ce jour, GoldenEye et Casino Royale -, Reynolds et maintenant Haley, s’avère bien meilleur qu’il n’en a l’air. Et je ne parle pas de ce ‘fan-art’ qui n’est en aucun cas une photo promo :

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Ryan Reynolds, on le sait maintenant depuis un moment, interprètera Hal Jordan, le Green Lantern, un terrien assigné à la protection du secteur 2814, une partie de l’univers (où se trouve la Terre), armé pour cela d’un anneau qui lui donne un pouvoir inconsidérable, puisqu’il n’a que l’imagination et la volonté de son possesseur comme limite à sa puissance et à ses possibilités. L’anneau est donné à Hal Jordan par Abin Sur, un extraterrestre, ancien Green Lantern, avant qu’il ne meure.

Robert De Niro

Deuxièmement, il a été paru dans l’édition allemande de GQ, qu’au casting du Thor de Kenneth Branagh viennent de s’ajouter et Jude Law et Robert de Niro. On peut s’en étonner, mais aussi prendre cette “nouvelle” avec des pincettes. En même temps, de Niro a prouvé qu’il en est à un stade de sa carrière où plus rien n’a d’importance. Il joue dans Machete, qui s’annonce quand même comme une série B foutraque et violente, alors pourquoi pas dans un film de super-héros réalisé par un acteur-réalisateur sérieux et réputé.

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Le nouveau visage de Machete

Déception. Machete, d’heures en heures, semble trahir sa bande-annonce.

Rodriguez dit beaucoup de choses – il est annoncé sur une tripotée de projets c’est donc assez difficile de prendre sa parole au sérieux.

Et pourtant, Machete, annoncé en avril dernier, est entré en production cette semaine avec Rodriguez co-réalisant avec son protégé Ethan Maniquis, et Danny Trejo reprenant le rôle-titre, Cheech Marin et Jeff Fahey reprenant les leurs (yessss !) Variety a aussi confirmé Michelle Rodriguez, Jessica Alba, Lindsay Lohan, et, wait for it… Steven Seagal et Don Johnson. N’en jetez plus ! Si Variety confirme De Niro, mais pas IMDb, cela ne doit pas mettre un frein à notre excitation… Étant donné qu’à la base, la fausse-bande annonce voulait simplement parodier l’aspect gratuit de certains films estampillé cinéma de quartier des 70s. C’était sans compter le charisme bourrin de Trejo et le génie (oui, il faut le dire) de Robert, qui on montré un tel niveau de badasserie que la blague méritait un film.

Seul bémol, et sans vouloir tomber dans la misogynie, les actrices. Michelle Rodriguez ne m’inquiète pas vraiment, parce que même si elle est capable du pire (Lost) elle est aussi capable du meilleur (Girlfight), bref dans le genre badass, elle assure.

Non, celles qui m’inquiètent sont Jessica Alba, et Lindsay Lohan. Autant la présence de la première ne m’étonne pas, vu qu’elle était déjà présente dans Sin City – et puis je l’adorais dans Flipper – et qu’elle peut être une bonne act… Non, vraiment la seule raison pour laquelle Rodriguez l’a foutu dans ce film – tout comme dans Sin City – c’est parce que, permettez-moi l’expression, elle est plutôt jolie.

En revanche je ne comprends pas vraiment la raison qui pourrais le pousser a prendre le pari de relancer la carrière de la Lohan. Elle est en principe sensée participer au truc à trois avec sa daronne et Machete, plan nichon compris. On sait que Alba ne jouera pas ce rôle, vu sa clause de non-nudité (!) mais Lohan n’en a plus grand chose à foutre, après les photos officielles de sa spectaculaire poitrine dans Playboy, et celles, officieuses, de son pubis dans les tabloïds. Ça pourrait être son comeback, parce que contrairement à cette salope d’Alba – qui ne mériterait que des rôles à poil et sans dialogues – elle a du talent, ou du moins de la personnalité. Il suffit de se rematter Mean Girls, qui avait certes l’avantage d’avoir été écrit par Tina Fey. Il faut vous dire qui est Tina Fey ?! J’espère bien…

Alors si j’avoue une part de scepticisme quant à la distribution féminine du film, maintenant le scénario semble en subir les conséquences.

Machete (Danny Trejo, Heat) sera donc employé par un baron de la drogue (Steven Seagal, Under Siege) via un commanditaire (Jeff Fahey, Planet Terror) pour éliminer un sénateur corrompu (Robert De Niro, Meet The Fockers). Piégé et laissé pour mort, Machete ourdira sa vengeance avec l’aide du padre (Cheech Marin, From Dusk Till Down) et d’une hipster (!) fanatique des armes à feu (Michelle Rodriguez, Fast & Furious). Jessica Alba (Sin City) jouera un agent de l’immigration et Lindsay Lohan (Mean Girls) la fille de Fahey On ne sait rien par contre en ce qui concerne Jonah Hill (Superbad) d’une part, et Don Johnson (Nash Bridges) d’autre part, mais une chose est sure, les femmes compliquent toujours tout.

Heat & Public Enemies, Le Meilleur et Le Pire de Mann

Revoir le chef d’œuvre de Michael Mann sur grand écran fait son petit effet, il faut bien le dire. Et nous amène à la conclusion suivante, Heat est sans conteste l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma. Au moins.

Neil McCauley est un criminel comme on n’en fait plus (gentiment je place une référence à un autre chef d’œuvre, Demolition Man), vivant selon le code de l’honneur, et pour qui l’intelligence est une rigueur essentielle, subordonnée à l’amour. Et pourtant, caressant l’idée de s’envoler après un dernier gros coup, il tombe amoureux de Eady. Robert De Niro, dans ce qui reste son dernier grand rôle, est immense dans la peau de ce personnage auquel il sait insuffler, outre une fragilité dans ces scènes avec Amy Brenneman, cette propension aux sursauts de violence – qui sont ici enfermés (pointant dans la scène avec Ashley Judd notamment) – dont il a fait montre par le passé, dans Goodfellas ou Casino mais aussi dans Raging Bull, avant que ça ne devienne un gimmick ridicule, qui (mauvais) film après (mauvais) film enterre une filmographie autrefois si magnifique. Al Pacino, quant à lui, donne à son personnage de flic, la même éternelle énergie, et la même folie qui l’ont servi dans certains de ses rôles les plus marquants, du Godfather à Scarface, ici canalisées par une direction d’acteur exemplaire, mais qui dans d’autres films font figure du plus infâme cabotinage. Il incarne Vincent Hanna, un policier de la criminelle fermement attaché à arrêter McCauley et sa clique, et à qui sa passion pour son métier lui a couté deux mariages, et met en péril sa relation avec Justine, sa femme (Diane Venora).

Heat, c’était surtout ça, à l’époque (1995), un film réunissant les deux plus grands acteurs de leur génération. De Niro et Pacino étaient deux monstres sacrés, au sens propre du terme, car les années ont donné à leur traits de la profondeur, et surtout achevé de les graver à jamais dans l’inconscient collectif. Heat était donc annoncé comme le choc des titans, car si tous deux partageaient l’affiche de The Godfather, Part II, il ne partageaient aucune scène. Faute que tenait à réparer, celui qui à cette époque était surtout pour la série Miami Vice, Michael Mann, l’un des grands réalisateurs vivants des dernières décennies. Ajoutez à cela un casting de rêve, et au passage une des meilleures performances de Val Kilmer (avec Real Genius) et sans aucun doute la plus émouvante. Tom Sizemore, Jon Voight, Dennis Haysbert, Danny Trejo, Wes Studi ou Natalie ‘motherfucking’ Portman, et tripoté de seconds rôles, tous plus connus (dans cette catégorie) les uns que les autres.

Le rythme est remarquable par sa constance, à la fois dans la tension mise en place par l’intrigue, distillée tout au long du film, et rompue par des séquences d’action où culmine l’émotion, film de braqueurs oblige. Le spectateur étant d’ailleurs plus enclin à choisir le camp de De Niro, c’est là que l’idée de faire s’affronter les deux acteurs est pertinente, car Pacino nous rallie du côté de la justice. On souhaite tour à tour que les uns et les autres réussissent, et donc, on flippe à chaque fois que le sort semble basculer d’un côté ou de l’autre. Cette constance trouve d’autant plus de mérite que Heat est fractionné par un nombre important d’arcs secondaires, qui à mesure que le film avance, deviennent inextricablement liés entre eux et à l’arc principal.

Waingro (interprété par cette vieille tête de Kevin Gage) est un ancien taulard participant à l’opération menée par l’équipe particulièrement soudée de McCauley, composée de Chris Shiherlis, Michael Cheritto et Danny Trejo. Ses tendances ouvertement psychotiques font quelque peu foirer un plan autrement bien huilé (le braquage d’un convoi de bons au porteur) à cause d’une montée d’adrénaline mal placée, en tuant un des convoyeurs d’une balle dans le visage, soldant de fait le sort les deux autres convoyeurs, et le sien. Neil manque pourtant de l’exécuter, et c’est sur ce détail infime que tout ce qui en découle repose, car si cette voiture de flic ne passe pas, Waingro, lui, y passe.

Dès lors – car qui dit cadavres dit aussitôt enquête criminelle – une partie de policiers & voleurs débute, l’équipe de Vincent mettant la pression sur la bande, qui doit donc repenser leur casse d’une banque fédérale. Chacun auraient des raisons de partir, mais tous trouvent une raison de rester. Quelques instants précédant le casse, Trejo se dit filé par les flics, obligeant donc le crew à se trouver un nouveau membre. Le destin met sur leur chemin (dans les cuisines du resto où ils prennent leur dernier repas) Donald Breedan, avec qui Neil a été à Folsom. Les scènes nous montrant sa volonté de reconversion contrastent violemment avec sa décision. Et ce n’est pas pour notre déplaisir malsain, car si la séquence du casse est savamment orchestrée, ce qui s’ensuit est un des instants les plus prodigieux jamais imprimé sur pellicule. Une fusillade dans les rues de L.A. entre De Niro et ses hommes et Pacino et les forces de l’ordre, qui cloue littéralement le spectateur à son siège. Il s’agit d’un moment non seulement captivant visuellement, mais aussi émotionnellement, car c’est la fin pour beaucoup de personnages. Neil se trouve après s’être échappé face à un choix cartésien, puisqu’il doit choisir entre l’honneur et l’amour, autrement dit s’enfuir avec sa bien-aimée, ou punir celui qui les a trahi. Sa décision le mettra en travers de la route de Vincent, et causera sa perte, dans une scène tellement magnifique qu’aucun mot n’est assez fort pour la décrire.

Heat est un chef d’oeuvre. Et là où Heat est un chef d’œuvre, Public Enemies est un ratage. Malgré une mise en scène remarquable et des acteurs excellents, il ne parvient a briller que par quelques séquences. Point de dimension tragique, point de profondeur psychologique. Au lieu de ça, des platitudes, de l’ennui, de la prétention. Les personnages sont aussi superficiels que les acteurs, sous-employés. Deep est charismatique, Bale est comme à son habitude, énorme, . Seule exception, la Cotillard, qui doit être l’actrice la plus suréstimée du moment, et qui, en plus d’être insupportable dans toutes ses scènes – au point de faire naitre en moi l’envie, si je lui tombe dessus, de lui chier dans la bouche – affiche sans complexe que l’anglais devait pas être sa matière préférée au lycée. Dieu que j’exècre cette actrice, pourtant plus que faisable et pas dépourvue de talent ! L’utilisation de la hd dans un film d’époque est assez génial, et donne au film une forme de réalisme plutôt prenant, notamment lors de la fameuse fusillade de Little Bohemia (tout de même nettement en dessous de la scène suscitée de Heat). Et bien qu’à vrai dire on s’en fout, il est clair que l’intrigue serait bien plus molle si Mann et ses scénaristes n’avaient pas pris quelques libertés avec la réalité historique, en particulier avec la mort de Babyface Nelson. Quant à la fin de John Dillinger, elle est certes climatique, mais à l’image du film, traitée de maniere presque anecdotique.

On comprend que Mann tente de raconter la chronique de ces gangsters, qui vivaient dans l’instant, trouvant du plaisir dans le danger, tout ça sur un rythme trépidant (parfois trop pour installer ses personnages) à l’image d’une autre des séquences fortes du film, l’évasion de John, filmée en temps réel. Mais au final, Public Enemies est juste terriblement chiant.

Et c’est dommage.