The Walking Dead – Trailer Saison 3

A l’enthousiasme de certains à la vue de la BA, je préfère tempérer, car même si enfin, des choses se passent, il en faudra beaucoup pour faire oublier la saison 2. Le panel de Comic-Con a été décrit comme le meilleur de l’édition 2012 de la convention de San Diego, et il avait plutôt intérêt. Continue reading The Walking Dead – Trailer Saison 3

Les 10 Pires Personnages de l’Histoire (Récente) de la Série Télé

Dimanche dernier marquait la fin de la saison 2 de The Walking Dead, et si beaucoup de personnages, dans l’histoire de la série télé, inspirent la haine et le dégoût tout en desservant l’intrigue avec brio, aucun personnage n’arrive à la cheville de celui qui fermera cette liste.

Toute série télé comporte au moins un personnage qu’un certain nombre de spectateurs va profondément détester. En général, il s’agit de personnages que nous prenons plaisir à haïr, à l’instar d’un J.R. Ewing, d’un Pete Campbell, d’un Robert Romano, d’un Gaius Baltar ou d’un Joffrey Baratheon. Mais qu’ils soient d’immondes magnats du pétrole, d’horribles pestes, d’infâmes traîtres ou de sale petits pédés assoiffés de pouvoir, ces individus ont de réelles personnalités, une réelle motivation, et dans le cas de Baltar, peuvent finir par être le personnage le plus fascinant d’une série, en particulier lorsque chacun de ces individus a un intérêt relatif dans l’histoire – relatif dans le sens où n’importe quel élément dans une série (à l’inverse d’un film) est remplaçable, interchangeable. Le danger que représente un personnage particulièrement antipathique est non seulement de ruiner une série, mais aussi d’entacher la carrière de l’acteur qui l’interprète, et de glisser subtilement dans une haine bien plus puissante, de l’ordre de l’aberration, parce qu’elle tient davantage des faiblesses de l’écriture ou d’une réaction viscérale vis-à-vis d’un acteur.

Continue reading Les 10 Pires Personnages de l’Histoire (Récente) de la Série Télé

The Walking Dead – Finale de la Saison 2 – Beside The Dying Fire

Qu’on la méprise intensément, qu’on l’adore aveuglément, que l’on soit tour à tour frustré, captivé, ennuyé, et passionné, que l’on soit un fan patient ou un spectateur virulent, qu’on la considère comme la meilleure série de tous les temps WTF!LOL!OMFG!!! – ce qui veut probablement dire que c’est la seule série que vous regardez, et ça, c’est très triste – ou comme la pire…

Bref, quoique l’on puisse penser de The Walking Dead, de la trop grande disparité entre la série et la bd, c’est la seule série de zombies à la télé, et c’est déjà une bonne raison de la regarder. Et autant dire qu’hier soir, sur ce terrain, la série a délivré, en offrant a des spectateurs dont la patience aura été mise à rude épreuve cette saison, et dont l’intelligence aura été insultée une fois ou trente, une hécatombe zombie en bonne et due forme. Un assaut romerien d’excellente tenue, sapé par quinze minutes d’imbitable blabla rehaussées par l’apparition in-fine du meilleure personnage de la bande-dessinée : Michonne. FUCK. YEAH!

Continue reading The Walking Dead – Finale de la Saison 2 – Beside The Dying Fire

Die Zombiefuckers, Die !

La saison 2 de The Walking Dead s’est avérée être pire que la première saison, si ce n’est qu’étant la seule série avec des zombies les gens la regardent, en dépit de défauts qui sont légions, et qui sont encore plus difficiles à supporter si on est un lecteur de la bande-dessinée, ou un amateur de bonnes série télé – c’est encore plus dur lorsqu’on appartient à ces deux catégories. Continue reading Die Zombiefuckers, Die !

David Morrissey Sera The Governor

AMC a enfin annoncé qui tiendrait le rôle du Governor dans la saison 3 de The Walking Dead. C’est donc à l’acteur David Morrissey, que vous avez pu voir dans Basic Instinct 2, dans l’excellente mini-série State of Play, ou la remarquable trilogie Red Riding, que revient la tache d’incarner le chef sanguinaire et immoral de Woodbury, un camp de survivants, et qui deviendra le principal ennemi de Rick et sa bande.

Morrissey est talentueux, et nous savons – c’est une règle – que les acteurs britanniques font toujours les meilleurs méchants dans les films hollywoodiens. Mais c’est un peu dommage qu’AMC ait préféré tirer avantage des bénéfices qu’il y a à engager des acteurs européens, plutôt que de choisir un acteur ricain un peu plus connu. Danny Trejo aurait bien sur été parfait, et Tom Savini a longtemps insisté pour obtenir ce rôle. AMC avait néanmoins fait la cour à John Hawkes, qui depuis son rôle dans Winter’s Bone, est l’acteur flippant par excellence, et avait refusé, bien qu’il aurait été le meilleur choix possible.

The Walking Dead – Un Bilan

La série horrifique avait démarré sous les meilleures auspices, d’une part chapeauté par Frank Darabont, et d’autre part produite sous l’égide de la chaîne AMC, responsable de trois des meilleurs dramas de ces dernières années, nommément Mad Men, Breaking Bad, et la mini-série Rubicon. Après un pilote grandiose (réalisé par Darabont, et co-écrit par le créateur du comic book lui-même, Robert Kirkman) la série a très vite, très très vite, périclité. S’embourbant dans des intrigues tenant du soap, et surtout échangeant le rythme de la bande-dessinée, et son récit sans temps morts contre des arches narratives trop sommaires, et un développement de personnages inepte, le maigre intérêt qu’avait à offrir la série chaque semaine était une bonne grosse scène gore, ou une jolie séquence de frousse.

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir un matériau de base solide, fondamentalement cinétique de surcroit, une histoire déjà écrite (prémâchée pour les scénaristes) et des idées qui ne demandent qu’à servir. Ce n’est pas faute non plus d’avoir des acteurs doués – quoique sévèrement mal castés – et des moyens confortables qui sauvent un peu la mise, et qui permettent à la série de conserver ses spectateurs, qui peuvent grandir d’impatience vis-à-vis des écueils du scénario et à l’égard des auteurs, ou qui ne voient absolument rien à redire et qui ne se privent pas pour le signaler sur la page facebook de la série, confortant lesdits auteurs dans l’idée qu’ils font du bon travail.

Lorsque la première saison s’achevait, on était en droit d’attendre un peu de remaniement. Parce que pour tous les lecteurs de The Walking Dead, la série était un modèle d’incompétence. L’exemple de l’adaptation ratée. Autrement dit, ‘y nous ont tout salopé l’boulot ces cons là !

Alors, pour ce qui est du remaniement, il y en a eu, pas forcément là où on l’espérait, puisque Darabont s’est fait évincer comme un malpropre, laissant la place à Glen Mazzara. Et ce qui a suivi n’était finalement pas très surprenant : une première moitié de saison encore plus consternante que la précédente, pourtant entamée encore une fois superbement, mais qui est allée se ramasser, six épisodes plus loin, dans l’indigence la plus totale. Contrite dans une intrigue inutile et laborieuse, focalisée sur la recherche d’un personnage dont personne n’a rien à carrer, ponctuée des pires dialogues possib’es et imaginab’es, parfois sauvée par quelques séquences réussies, la moitié de saison s’achevait sur un finale spectaculaire certes, une image de fin saisissante, mais qui n’en valait simplement pas la peine. Depuis une semaine, la saison a repris, et puisque les personnages se remettaient de l’événement – en ayant de accidents de la route sur une départementale déserte ( avec un SUV qui a la direction assistée, faut l’faire) ou bien en dézinguant de nouveaux personnages, plus intéressants que 5 autres personnages secondaires réunis – les spectateurs eux, se sont emmerdés grave comme disaient les jeunes de mon temps.

Ceci étant dit, l’épisode d’hier soir… Était… Pas trop mal. Même pas mal du tout. Car au delà des providentielles horreurs auxquelles The Walking Dead nous habitue – un visage de zombie se dépiautant en s’enfonçant dans un pare-brise, le nez d’un mec dévoré vivant grignoté par des zombies, une beuj ressortie bien violemment de la clôture dans laquelle elle s’est logée – l’épisode distille une ambiance Romerienne, et une tension qui – je croise les doigts – pourrait faire de Lori une victime de sa propre perfidie. C’est aussi le second dont Mazzara s’occupe réellement, et il s’avère que cette première moitié de saison ratée serait due à Darabont, qui était déjà responsable de la catastrophique deuxième partie de la saison 1. Et clairement, si le reste de la saison est à l’image de cet épisode 9, les choses semblent enfin prendre forme. Darabont voulait Rick indécis concernant Shane (et le fait que ce dernier ait baisé sa femme), Mazzara semble vouloir accélérer un peu les choses, et se frotter au problème. Le personnage de Shane a beaucoup été contesté par les fans, parce qu’il est une anomalie. Une anomalie représentative de l’écriture. L’adaptation a loupé le coche vis-à-vis de la bande-dessinée, qui n’a jamais fait de sentiment avec ses personnages, comme j’en ai précédemment fait mention, mais pour autant a toujours su concevoir des survivants charismatiques. Car le vrai problème de la série est que personne n’est investi dans ces personnages, l’ironie étant qu’ils pourraient tous y passer sans que ça ne change quoique ce soit, ou que les spectateurs en ait quelque chose à foutre, exception faite de Daryl. Pourtant, et bien que le scénario fasse un peu trop peser sur lui, et ralentit trop souvent son évolution, Shane est l’un des personnages les plus intéressants de la série – et Berthal fait plutôt du bon boulot – justement parce que sa personnalité enrichit l’histoire (comme d’autres personnages analogues dans la BD) et son instabilité mentale prodigue la seule source de tension épisode après épisode, et parce que sa confrontation avec Rick est attendue depuis le départ. L’ épisode 10 s’annonce donc prometteur, même si il arrive un peu tard, mais comme dit le proverbe, mieux vaut tard, que ça fasse pas déborder la cruche, qu’à la fin elle se casse.

The Walking Dead en octobre sur AMC [EDIT]

Ayant déjà dévoré 68 des 74 numéros du comic-book post-apocalyptique de Kirkman et Adlard (et Moore), lorsque fut annoncé il y a de ça cinq mois que ce serait Frank Darabont, qui m’avait glacé le sang avec The Mist, qui conduirait l’adaptation sérielle, et ce, pour la chaine AMC, le geek en moi était plus qu’enthousiaste. On aurait pu me parler de Brett Ratner pour FOX – l’idée, même à posteriori, est pénible à concevoir – et au contraire, j’aurais crié au sacrilège. On a aussi montré cette image :

Et franchement, c’était plus que prometteur pour une production télévisée. Il s’agit d’une capture de tournage, il est donc envisageable que l’atmosphère de la série elle même soit plus sombre – on pourrait même imaginer que Darabont garde le noir et blanc qui sied si bien à l’ambiance moribonde de la BD, et qui allait si bien au Night of The Living Dead de Romero, et incidemment, qu’il désirait pour le suscité The Mist. Au vu du pilote de Rubicon – et son ambiance visuelle qui n’est pas sans rappeler les classiques paranos de Pakula dans les ’70s – si la qualité de la reconstitution de Mad Men, et la froideur de l’atmosphère de Breaking Bad ne suffisaient pas, il est clair qu’AMC est capable de se hisser, comme HBO, à des standards hollywoodiens, et ainsi de rester le plus fidèle possible à l’œuvre de Kirkman. A Darabont de lui rendre justice, même s’il semble que les auteurs se soient octroyé quelques libertés. Shane est ainsi crédité comme un des rôles principaux sur l’ensemble des six épisodes – déjà réalisés – qui constituent pour le moment la moitié de la première saison, ce qui sous-entend que son destin sera quelque peu différent. Six ou sept autres épisodes devraient suivre en cas de succès.

Continue reading The Walking Dead en octobre sur AMC [EDIT]