Annabelle – Teaser

Nous savons aujourd’hui que le projet désigné comme le “untitled New Line horror film” prévu pour la fin de l’année est le spin-off de The Conjuring, Annabelle, dont voici le teaser.

Si vous avez aimé The Conjuring, vous aim… bon, vous n’aimerez peut-être pas Annabelle, le concept à la Machete de sortir un film d’une idée ponctuelle a montré ses limites, et dans ce cas précis, la premisse pouvait faire… peur – and not in a good way.

Pourtant, cette bande-annonce risque de vous donner envie. Le film est réalisé par John R. Leonetti (qui a opéré en tant que directeur de la photographie sur The Conjuring) et écrit par Gary Dauberman (Crawlspace). James Wan produit avec Peter Safran, et la bien-nommée Annabelle Wallis (Peaky Blinders), ainsi que Ward Horton, et Alfre Woodard, en sont les interprètes principaux.

Le teaser est vraiment prometteur, et fait ce que les bandes-annonces devraient faire plus souvent, plutôt que d’avancer à toute vitesse à travers plusieurs points du récit, et spoiler l’intrigue, le mystère. Il se contente de saisir l’atmosphère, et la tonalité du film (qui semble plus second degré que celle de The Conjuring, avec ce personnage coen-esque de future maman collectionneuse de poupées chelous) et son aspect menaçant, et définitivement violent, achève de le ranger (avec les premiers Chucky) dans cette classe de films d’horreurs ’90s un peu bizarres, qui se font un peu rare, et pour ça, Annabelle mériterait qu’on s’y attarde.

Sortie prévue pour le 3 Octobre 2014 (à noter, pour ceux que ça intéresse, que la suite officielle, The Conjuring 2, est prévue pour le 23 Octobre 2015.)

Godzilla – Asia Trailer

Voici, après un extended trailer qui en disait un peu plus sur les personnages et le point de départ de l’intrigue, une bande-annonce asiatique qui lève enfin le voile sur l’intrigue, et afin de ne pas spoiler, je vous laisse le découvrir par vous-même. Ou pas, si vous n’en avez pas envie… Continue reading Godzilla – Asia Trailer

Godzilla – Trailer

Après l’effet époustouflant procuré par un simple teaser il y a bientôt deux mois, et malgré l’effet tout aussi positif de celui-ci, qui semble vouloir dissimuler l’intrique, on a eu le temps de prendre du recul et de se demander, en repensant au teaser de Cloverfield comparé au film en lui-même, s’il ne faudrait pas prendre garde.

Alors oui, ce qui joue en faveur de ce nouveau Godzilla, c’est que d’une, comparé avec celui de Emmerich avec Jean Reno – pour ne pas le citer – on peut difficilement faire pire. Et de deux, c’est le respect sans borne du réalisateur pour sa créature, qu’il voit comme “une force de la nature, telle une colère ou une vengeance divine qui nous punirait pour nos actes”; c’est aussi qu’à la différence de la bande de yuppies dégueulasses et antipathiques de Cloverfield, on a Bryan Cranston, et Ken Watanabe, et Juliette Binoche qui assurent le gravitas.

Et à en juger par la bande-annonce, et cette narration pesante, ça envoie. Nous allons avoir ce que nous méritons, et à Cranston de nous dire, Godjira is the one who KNOCKS! …buildings, over… he knocks buildings over.

Bonus, le caméo d’une demi seconde de Rodan… Putain ce film a intérêt d’être bon!

Godzilla – Teaser

Qu’est-ce-que vous en pensez? C’est que ça pourrait pas êt’e mal dites-moi. Vraiment pas mal.

Avec Elizabeth Olsen, Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Juliette Binoche et Ken Watanabe au générique et un Gareth Edwards motivé – plus connu pour ses qualités de directeur d’effets spéciaux que pour avoir réalisé le très moyen Monsters en 2010 – à la réalisation, ce Godzilla 2014 avait de quoi faire saliver. Et à en juger par cette bande-annonce, qui ne montre en même temps pas grand chose (mais en même temps c’est pas plus mal) (surtout avec cette lancinante musique de 2001), et par ce synopsis, cette version sera davantage tournée vers ce qui faisait de l’original un classique.

An epic rebirth to Toho’s iconic Godzilla, this spectacular adventure, from Warner Bros. Pictures and Legendary Pictures, pits the world’s most famous monster against malevolent creatures who, bolstered by humanity’s scientific arrogance, threaten our very existence.

De quoi faire oublier la bouse de Emmerich…

… J’en fais encore des cauchemars.

Pacific Rim – Trailer

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Voilà donc le premier trailer du Pacific Rim de Guillermo del Toro, depuis le temps qu’on en parle… On y voit donc une humanité perdant la bataille face à ces “Kaiju”, que seuls leurs “jaegers” peuvent combattre. Oui ça a l’air un peu con dit comme ça, mais tant les nostalgiques de Goldorak comme les inconditionnels de Evangelion savent que ce genre d’histoire peut être aussi spectaculaire qu’intelligente… Bon les gens qui ont vu Transformers sauront aussi que ça peut être stupide et ridicule…

Charlie Hunnam, Idris Elba, Charlie Day, Rinko Kikuchi, Max Martini, Rob Kazinsky, Clifton Collins Jr. et Diego Klattenhoff se partagent l’affiche du film qui sort en 3D le 12 juillet 2013. Continue reading Pacific Rim – Trailer

The Dark Knight Rises

Tandis que je commençais progressivement à me dire qu’il était assez énorme, je réalisais aussi que ce Dark Knight Rises avait des défauts que fatalement, les gens qui ont adoré The Dark Knight et qui attendaient beaucoup de celui-ci allaient pointer du doigt parce qu’ils demandent la perfection cinématographique d’un Nolan… mais aussi d’un Batman. Il est en ce sens une expérience de cinéma assez unique, pour ne pas dire spéciale (littéralement pour ne pas emprunter ce mot, “spécial“, et ce qu’il sous-entend en ces jours de politiquement correct), c’est un film qui s’apprécie malgré ces défauts, ce que Vince Mancini dans sa critique qualifie de “foi” en Christopher Nolan. Je dois admettre que c’est assez juste.

D’un point de vue de fan, la trilogie de Nolan a quelque chose d’infiniment satisfaisant, parce que Nolan a prouvé, en développant savamment ses thèmes, ses intrigues, qu’on pouvait prendre au sérieux de la bande-dessinée imprimée sur papier de mauvaise qualité, tout comme plus de 30 auparavant, Frank Miller avait signé un “Year One” qui montrait que l’on peut toucher à une certaine excellence narrative et thématique, à partir d’un sujet enfantin, parabole simpliste et fantasme héroïque. D’un point de vue de critique, sa trilogie, comme son cinéma, se veut adulte et ambitieuse, et réussit très souvent sur ces deux tableaux, même si, comme il est de rigueur chez ceux qui ont les couilles de tenter de trucs, il arrive qu’il se rate.

J’ai vraiment aimé ce film, peut-être parce qu’on a tenté de me convaincre du contraire, malgré la confiance (maintenant plus forte que jamais) que je portais à Mancini et à son opinion. Je concède bien entendu que le film est bardé d’incohérences et d’inconsistances. Et si Nolan ne semble jamais avoir la considération de les adresser, celles-ci sont le fait des limites inhérentes au cinéma, au récit, et demandent un effort supplémentaire d’imagination ou de la fameuse “suspension consentie de l’incrédulité”. Alors d’accord, si je peux imaginer par exemple que la Ligue n’est pas préparée et pense intimider et effrayer en montrant des armes (munies d’un seul chargeur?) une horde de policiers se ruant sur elle à mains nues, il est plus difficile de comprendre en revanche que sur trois-mille flics, pourquoi une vague de quelques centaines n’est pas disséminée avant que le camp adverse soit à cours de munitions. Comment Wayne fait-il pour revenir à Gotham après s’être échappé de sa prison ? Pourquoi personne ne panique sachant qu’ils ont cinq mois pour mettre les bouts ? Et bordel que fout Superman ? Gotham est occupée par un groupe de mercenaires terroristes ninjas et une bombe atomique est sur le point de péter pendant que Batman moisit au fond d’un trou avec un disque déplacé, et ce mec est pas foutu de ranger son bateau et d’arrêter de caresser son chien juste le temps de filer un coup de main ? Autant de questions qu’il ne sert à rien de se poser si ce genre de raccourcis ou de conneries n’entravent pas la lecture du film, ou si on fait preuve de bonne foi et réfléchit une minute. Quand paradoxalement certaines répliques tombent parfois dans l’explication un peu forcée (le clean slate), voire dans le radotage (le pilotage automatique ALLOOO!), certains éléments sont quant à eux oubliés afin de venir à bout du film, et si tout n’a pas non plus à être dit, je suis conscient que les stratagèmes imposés par le scénario ne fonctionnent pas aussi bien que dans The Dark Knight par exemple, où le fun et le chaos apportés par le Joker parvenait à rendre le tout beaucoup plus solide.

Il vaut donc mieux se concentrer sur ce qui compte, sur ce que Nolan réalise ici. Un film qui fait fortement écho avec notre époque de crise économique et de terreur fanatique; explore le thème du mensonge, pose même précisément la question de ce que le public doit ou non savoir en vertu de la raison d’État, et ce tout en racontant l’histoire gigogne d’une vengeance, de terrorisme, d’invasion, d’occupation, inspirée notamment de l’une des plus géniales storylines de la bande-dessinée, “Knightfall”, où comment Bane brise Batman, au sens propre comme au sens figuré. Le Bane de Nolan, comme son Joker, est un peu repensé, ici comme le bras armé d’une justice, de l’expiation voulue par Ra’s al-Ghul dans le premier opus. Un Bane assez fantastiquement interprété par Hardy (certains me contrediront, l’idée ne pouvait pas convenir à tout le monde c’était évident) et sa voix de Darth Vader résonnant dans le film comme dans la salle et “en ce lieu nous parait irréelle” (tin tin)… Et là où l’obsession pour les ‘freaks’ de Burton, sa Catwoman zombie et féline, et son Pingouin grotesque et monstrueux; là où la simple incompétence de Schumacher, sans parler des risibles versions de Double Face, du Riddler, de Freeze, de Bane et d’Ivy, auront conduit ces films à n’être que de simples plaisanteries, Nolan montre, comme Raimi avant lui, que ça paye de respecter ses personnages, et LE personnage du Chevalier Noir en particulier, auquel Bale donne une maturité que la performance de Ledger lui avait un peu enlevé la dernière fois, mais lui aura aussi permise de jouer ici. Bane est le tacticien hors pair, faisant la nique à la police, à l’armée, et au monde entier, tout en réduisant Wayne à néant, Selina Kyle est la voleuse et la justicière dilettante qu’elle a toujours été – et Hathaway, pour paraphraser Barack Obama lui-même, est le meilleur atout du film, faisant oublier les faiblesses de sa comparse Cotillard que les américains peuvent décidément se garder. Les atouts en vérité sont surtout ces personnages représentant l’aspect “humain” et dans ce registre, Gary Oldman, encore et toujours, et Joseph Gordon-Levitt – parfait – assurent. Quant à Michael Caine, ce sera pas faute d’avoir essayé de me faire chialer.

Au final c’est décidément l’ambition et les qualités du film qui ont raison des problèmes qu’on peut lui trouver. Nolan clôt sa saga par un chapitre de taille, superbe plastiquement, où l’émotion l’emporte souvent sur la castagne, avant d’être rejoint par le suspense, laissant le spectateur avec une impression de vertige, tant la grandeur de l’entreprise nous submerge. Bien sur, comme souvent chez lui, beaucoup de conflits pourraient être résolus simplement (ramène tes kids en France Leonardo !) mais pas si cela nous prive d’une intrigue aux multiples enjeux, mue par une galerie de personnages qui semblent penser par eux-même, fonctionner indépendamment de la trame, jamais contraints de boucler in fine un bête film de super-héros en trois actes. C’est presque une philosophie du cinéma chez lui. Un film est un tour de magie. Il ne faut pas essayer de comprendre le truc, ou de voir ce qui se passe en coulisse, juste apprécier le spectacle. Qui d’autre que lui peut d’ailleurs avoir l’audace de faire de l’auto-citation en proposant une fin aussi inceptionesque.

Cloud Atlas – Trailer

Depuis l’échec de Speed Racer, les frères Wachowski ont un peu fait profil bas, et si V pour Vendetta a un peu redoré leur blason, il est loin le temps où Matrix les annonçait comme des visionnaires, des génies. Entretemps, les suites de leur premier succès ont failli à développer une trilogie digne de ce nom, et il y a eu Speed Racer… Alors, peut-on encore donner du crédit aux Wachowski ? Pour avoir il y a plus de douze ans de cela, réalisé un film qui a l’époque, non content de couper l’herbe sous le pied de Lucas, s’est imposé comme le film d’une génération, méritent-ils seulement notre attention ? Continue reading Cloud Atlas – Trailer