Daredevil – Trailer

Si cette bande-annonce ne suffisait pas à sérieusement vous exciter, ou du moins vous faire oublier le film sorti en 2003, et vous donner envie de redonner une chance au super-héros selon moi le plus passionnant de l’histoire de la bande-dessinée. Et avant que vous ne me traitiez de nerd, ou ne me balanciez Batman ou Spider-Man, je vous renvoie aux tomes de Frank Miller, en particulier The Man Without Fear et surtout Born Again (non sérieusement, allez-y, j’attends) ou encore le Inside & Out de Ed Brubaker (qui par ailleurs ferait un putain de bon film), et vous invite à jeter un œil au présent Daredevil tenu par Mark Waid. Daredevil EST le meilleur super-héros de l’histoire, donc j’ai raison, donc fermez-la à tout jamais.

Ce qui est cool avec Daredevil, hormis sa tendance aux acrobaties photogéniques, et à semer le chaos et la désolation autour de lui… Matt Murdock (qui sera campé par Charlie Cox, Boardwalk Empire) est peut-être celui qui, en plus d’incarner le mieux la culpabilité catholique – vous aurez senti la forte connotation religieuse de la bande-annonce – est aussi celui qui dans le Marvel Universe, fait de tous ceux – et surtout toutes celles – dont il a pu se rapprocher au cours de son existence, les victimes, dommages collatéraux de ses ennemis, tels Claire Temple (Rosario Dawson), Karen Page (Deborah Ann Woll – yes please) et son meilleur ami et associé Foggy Nelson (Elden Henson)…

Ce qui est cool donc, c’est qu’il s’agit avant tout d’un justicier dit “street level”, autrement dit, d’un casseur de petits voyous, d’une mouche dans le lait des mafieux. Un emmerdeur (avocat le jour, et témoin de l’impuissance de la machine judiciaire) dont les super-pouvoirs – sorte de sonar contrebalançant sa cécité – ne sont rien moins qu’une agilité hors du commun, et une maîtrise des arts martiaux, toutes deux acquises après des années d’entrainement, et alimentées par une agressivité et une témérité qui confinent à la psychose (le bougre est sérieusement violent), et qui ne le mettent pas au niveau du dieu Thor, de “l’incroyable” Hulk ou encore de Iron-Man et son armure indestructible, ou de Captain America, Wolverine et autres Spider-Man et leur quasi-invulnérabilité…

Comme Hawkeye (une autre excellente bande-dessinée de Marvel. Si si, le mec avec l’arc), Daredevil est juste un mec qui veut nettoyer son quartier de la vermine.

Choix délibéré du showrunner Steven S. DeKnight (Spartacus) – dans son interview sur IGN - Matt Murdock/Daredevil et son ennemi juré, Wilson Fisk a.k.a. the Kingpin (le Caïd en français, Vincent D’Onofrio dans la série), évolueront en parallèle. Les fameux justaucorps rouge et matraque-grappin de L’Homme Sans Peur feront leur apparition au fur et à mesure, et il faudra peut-être au Kingpin une saison supplémentaire pour avoir la main-mise sur tout Hell’s Kitchen.

Et après Daredevil et AKA Jessica Jones, ce sera bientôt au tour de Iron Fist et Luke Cage d’être adaptés, et ainsi former une première équipe de Defenders. Une chose est sure, vu le soin apporté à Daredevil, l’assoc’ Marvel & Netflix promet…

Lost River – Trailer

Le premier film de Ryan Baby Goose Gosling s’est un peu fait cartonner par la critique à Cannes, pour preuve cet extrait signé Justin Chang, de Variety :

Had Terrence Malick and David Lynch somehow conceived an artistic love-child together, only to see it get kidnapped, strangled and repeatedly kicked in the face by Nicolas Winding Refn, the results might look and sound something like “Lost River,” a risible slab of Detroit gothic that marks an altogether inauspicious writing-directing debut for Ryan Gosling. (ViaVariety)

Ça n’est vraiment pas très sympa… mais le train de ses injures doivent probablement rouler sur les rails de l’indifférence de Baby Goose, qui nous offre enfin un aperçu de son travail.

Certes, Lost River affiche très franchement ses influences, de David Fincher à Terry Gilliam, en passant bien entendu par Nicolas Winding Refn (dont le Only God Forgives avait aussi reçu de mauvaises critiques, et qui, bien que déroutant, était vraiment intéressant), mais ça donne envie d’en voir plus, ne serait-ce que pour Matt Smith en train de beugler comme un taré.